Du féminisme au féminin sacré : Mon parcours

Bon voilà, je me lance. Je vais écrire un article sur le féminisme. Je risque de me mettre une bonne partie de ma famille à dos ; chez nous ça va de soit d’être féministe. Si grand-père l’était, alors moi en tant que femme, c’est normal que je défende les droits des femmes, ou personnes dotées d’un utérus.

J’écris occasionnellement pour un magazine autours de l’entrepreneuriat féministe. Mais dernièrement, je suis restée un peu bloquée car mon rapport à la féminité est en pleine évolution. Je me pose des questions. Je me demande si je suis toujours alignée avec ces idées.

Hier soir j’écoutais un podcast sur une femme entrepreneur créatrice d’une marque de fringues féministe. J’ai tiqué. Y’a un truc qui n’est plus aligné avec moi.

Oui, moi aussi je porte en moi beaucoup d’énergie Yang. Je suis dans la force, dans l’action, dans la prise de parole, dans le rentre dedans quand il faut. On m’attribue souvent les adjectifs de solaire, courageuse, indépendante, entrepreneuse, décidée. Beaucoup d’adjectifs liés au principe du masculin finalement. A quand remonte la dernière fois qu’on m’a qualifié d’un adjectif lié au principe du féminin ?

Je crois que je ne me reconnais plus dans le féminisme

Le féminisme est un mouvement militant qui lutte pour l’égalité entre les hommes et les femmes.

Dans cette phrase il y a 5 choses qui me dérangent :

  1. Tout ce qui finit en “isme” semble vouloir me couper d’une certaine liberté de vivre dans l’instant.
  2. Mouvement : En soit je n’ai rien contre l’action, mais c’est un principe Yang. Alors pourquoi le mettre dans une phrase liée au féminin ?
  3. Militant : Militer signifie revendiquer des droits. On parle toujours là de prise de parole, haut et fort. On fonctionne sur un mode masculin qui tourne autours du pouvoir.
  4. Lutte : Toujours ce champs lexical de la guerre … pas très féminin tout ça
  5. Egalité homme femme : Je croyais qu’on était passé dans le paradigme de la complémentarité ! Parler d’égalité signifie que l’on se compare à l’autre au lieu de voir en lui ce qu’il y a de plus beau et de magnifier ce qu’il y a en moi de beau.

En fait être féministe c’est choisir de concentrer notre attention sur ce qu’il nous manque. Mais on oublie complètement de voir ce qui existe déjà en nous. On se compare aux hommes, on veut être leur égal, mais la vie ne nous a pas créé comme eux. Et on ne voit pas qu’en fait on n’a rien à leur envier.

Relation amoureuse féministe

J’ai récemment écrit un article autours des ruptures amoureuses qui ont eu lieu ce printemps. La mienne a été une vraie source d’enseignements. Je n’arrives plus à compter les leçons que je tire de cette expérience de couple.

  • Je me rends compte que c’est moi qui suis à l’initiative de la relation. J’ai fais le premier pas, je suis venue vivre dans son pays, j’ai pris le rôle de l’homme.
  • Je ne lui ai pas laissé le temps ni l’espace de prendre des initiatives et donc de jouer son rôle d’homme.
  • J’attendais de lui qu’il soit sensible, qu’il parle de ses émotions, qu’il écoute son intuition, qu’il suive son coeur dans sa vie professionnelle.
  • Nous sommes d’accords qu’il est plus doux que moi. Avec lui je suis une vrai brute.
  • Je gagne de l’argent et pas lui. Cela le rend malheureux et coupable dans sa relation à moi.

L’effet miroir du féminisme

En développement personnel cet effet miroir est bien connu. Tout ce que je reproche à l’autre c’est en fait en moi que je dois le chercher. 

Demander à un homme de développer sa féminité est en fait un besoin personnel de développer ma propre féminité. Et OUI ! C’est tellement vrai. Je lui demande de faire ce que moi je ne suis pas capable de faire en tant que femme. Comment voulez-vous qu’un homme en soit capable ?

J’agis dans la force, il agit dans la douceur. Aucun de nous deux n’est en position de donner le meilleur de lui même. Aucune de nous deux ne sublime son essence divine. Et tout ça c’est la faute à qui ? A Bibi ! C’est moi qui ai initié la relation. Je ne peux pas lui en vouloir.

Quelques concepts que je n’avais pas compris

  • Une femme forte n’est pas une fille qui gagne au bras de fer.
  • Une femme forte est une femme qui connait son pouvoir féminin, le développe et choisit avec qui elle le partage.
  • Une femme forte n’a pas besoin d’aller vers l’autre, son énergie attire à elle, elle as plus besoin de se protéger que de faire le premier pas.

Le féminin sacré

Ce que je vois en fait maintenant que je fais ce travail sur moi, c’est des féministes fatiguées. Elles sont dans la lutte, elle jouent sur le terrain des hommes avec les outils des hommes. Mais elles n’ont pas encore pris le temps de développer leur pouvoir de femmes pour jouer sur le terrain des femmes.

Ma rupture amoureuse m’a mené à rencontrer des personnes et des idées qui m’étaient totalement inconnues jusque là. C’est ça la magie du féminin. Il se tapisse dans l’ombre, il est timide, il faut aller l’explorer dans l’intimité, le calme, la douceur.

En ce moment je travaille beaucoup sur mon chakra sacré justement. J’explore la force de création du corps de la femme. Je comprends pourquoi les hommes peuvent avoir peur du pouvoir des femmes et comment ils en sont dépendants. Il existe beaucoup d’exercices et de pratiques pour réveiller le principe du féminin sacré et redonner des étincelles dans les yeux des femmes.

Une femme dans sa divinité fait circuler l’énergie du couple

Si une femme développe son énergie Yin en elle, qu’elle apprend à la garder, elle sera d’autant plus attractive pour les hommes. Ils capteront en elle cette énergie sexuelle qu’ils cherchent car eux ne sont pas capables de la créer.

Dans une relation amoureuse, l’homme donne l’énergie au niveau du chakra racine. Sa force est là pour sécuriser la femme, la famille, il protège. Laissons lui exprimer son masculin sacré.

Combien d’hommes sont perdus de nos jours à ne plus trouver leur place face à toutes ces femmes indépendantes et émancipées ?

La femme donne l’énergie au niveau du deuxième chakra, celui du plaisir et de la création. Elle reçoit l’énergie du masculin sacré au niveau du 3° chakra … etc …

En ne développant pas notre principe du féminin nous nions quelque part le principe du masculin. En me m’autorisant pas à être une femme épanouie, j’empêche l’épanouissement de mon homme. J’empêche l’énergie de circuler. Peut-on en vouloir aux hommes d’avoir des comportements violents, même inconscients, envers les femmes ?

Nous sommes à l’origine de toutes nos relations. Ce qui se passe autours de moi est le reflet de ce qui se cache en moi.

Il ne tient qu’à nous de changer le monde dans lequel on vit. Je n’ai plus envie de revendiquer mon féminisme, je préfère développer mon féminin sacré maintenant.

rupture amoureuse

 

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  • Vincent

    En ne développant pas notre principe du féminin nous nions quelque part le principe du masculin. En me m’autorisant pas à être une femme épanouie, j’empêche l’épanouissement de mon homme. J’empêche l’énergie de circuler. Peut-on en vouloir aux hommes d’avoir des comportements violents, même inconscients, envers les femmes ?
    Attention aux raccourcis, oui évidemment il faut en vouloir aux hommes d’avoir des comportements violents, il ne faut même pas essayer de discuter de ce sujet. Aucune violence ne se justifie.
    Je ne te suis plus du tout … il va falloir m’expliquer
    comportements violents, même inconscients ??? Que l’inconscient soit invoquer pour expliquer la violence, OK mais là éclaire moi …

  • J’aime beaucoup ta vision des choses. Elle me fait encore mal et me fait peur (très probablement à cause de ma blessure d’injustice qu’il me reste à soigner), mais je pense que tu es sur la bonne voie.
    Peut-être suis-je jalouse des hommes parce qu’ils ont leur place toute trouvée dans ce monde ?
    Je vais regarder tes ressources, je m’intéresse au féminin et au “nouveau féminisme” depuis la fac, je n’ai malheureusement pas assez développé le sujet mais ton article me donne envie d’approfondir tout ça Merci

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