Le nouveau paradigme économique d’après Oussama Ammar

nouveau paradigme economique

Serions-nous à l’entrée d’une nouvelle ère économique ? Parlons de l’émergence d’un nouveau paradigme. Quels sont ses signes et ses conséquences sur notre existence ? Oussama Ammar, co-fondateur de l’incubateur de startups The Family, est connu pour ses idées disruptives sur l’avenir de notre économie. Il explique qu’en France nous vivons dans des mondes parallèles. Nous vivons dans des réalités différentes, nous ne pouvons plus prétendre de vivre la même réalité.

La commoditization, un nouveau paradigme

En français la commoditization se dit banalisation. Oussama Ammar commence par nous expliquer comment pour lui le savoir est devenu la première commodité de ce nouveau paradigme.

“Ce que les gens font est plus important que ce que les gens sont”. Oussama Ammar

Les études ne sont pas aussi importante que ce que nous sommes capable de faire sur le marché du travail. L’école est en crise et n’arrive plus à fournir quoi que ce soit à la nouvelle génération. Tout le monde peut être autodidacte, c’est le cas notamment de l’atlete vainqueur des JO après s’être formé au lancé de javelot sur Youtube. Donc être autodidacte n’a plus vraiment de valeur, et avoir un diplôme n’a plus de valeur non plus. Il est donc l’heure de ne plus attendre d’un diplôme un statut social, mais de se mettre au travail pour montrer ce que l’on est capable de faire.

L’âge entrepreneurial arrive

Pour The Family, l’âge entrepreneurial est aussi important que l’âge industriel. Dans le paradigme industriel, l’augmentation de la quantité fait baisser la qualité du produit. Alors que dans l’âge entrepreneurial, on parle de scalabilité, l’économie d’échelle. C’est-à-dire que plus on produit, plus la qualité s’améliore. A l’ère industrielle, l’investisseur et le distributeur sont rois. Aujourd’hui, ces deux éléments sont complètement remis en question. A l’ère entrepreneuriale, on peut créer une société à grand impact avec des fonds financiers très limités. On peut également commencer à vendre sur internet avant d’avoir produit, la distribution est donc complètement renversée.

Les barrières à l’entrée des marchés du nouveau paradigme sont complètement ratatinées. Les amateurs prennent le pouvoir sur la production artistique. C’est l’explosions de la production de contenus, notamment sur Youtube.

La géographie, une commodité du nouveau paradigme

On a une énorme transformation du sentiment d’appartenance des habitants d’une zone géographique. De moins en moins de personnes se sentent appartenir à leur nation comme la France. Et d’autre part, de plus en plus de personnes se sentent appartenir à la nation internet. Aujourd’hui, les entreprises ne construisent plus en s’appuyant sur l’état nation et sa notoriété. L’entreprise menace plutôt la nation de disparaître. C’est l’exemple de l’Uberisation qui abolie les taxes nationales dans certains secteurs d’activité. Ces entreprises sont au dessus de la régulation par le gouvernement, ce sont elles qui dictent les règles à présent.

“C’est pas moi qui ai fait la réforme du transport en France, c’est les français en utilisant Uber plutôt qu’un taxi” Emmanuel Macron.

L’emploi est menacé

Pour Oussama Ammar, la réduction du temps de travail va devenir évidente, dans un monde de l’automatisation. Le travail comme fonction sociale est une invention de l’ère industrielle. Il reste maintenant à inventer une nouvelle forme d’occupation qui ne passe pas par le marché du travail. Il donne des exemples d’entreprises comme Agricool, Momentom Machine et une imprimante 3D de maisons. Nous sommes capable de tout automatiser; la production alimentaire, la construction, le transport, le savoir. L’optimisation est poussée à l’extrème. Ces startups menacent des milliers d’emplois et permettent de réduire drastiquement les coûts et temps de production. Mais l’homme acceptera-t-il de ne plus avoir à travailler ?

Résistance au changement

Pour cet entrepreneur, l’état est là pour nous protéger du changement engendré par l’arrivée de l’ère entrepreneuriale. Or ce changement est un énorme tsunami inévitable, et son arrivée n’est pas négociable. Ce changement serait initié depuis la révolution française avec l’arrivée de la démocratie. Ces derniers siècles ne sont qu’une transition entre une époque de grandes inégalités et un marché réellement libéré.

“Tous les biens et services dans le monde qui ne sont pas régulés sont en déflation. C’est une source de liberté économique” Oussama Ammar

Que fera-t-on alors ?

Pour Oussama, on va passer d’un monde linéaire à un monde exponentiel. Le monde où tout était prévisible est terminé, on passe dans l’ère de l’imprévisible. Le travail ne devrai plus tenir une place aussi centrale dans notre épanouissement. L’économie d’échelle va nous permettre d’acquérir des produits de qualité pour des coûts très faibles. L’automatisation réduira le temps de travail, jusqu’à peut-être éliminer le travail. Et il ne nous restera plus qu’à trouver un sens à notre vie, et nous épanouir par d’autres activités.

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Une Youtubeuse dénonce les lobbys européens

lobbys

Leatitia, du blog Le corps La maison L’esprit anime une chaîne Youtube autour des thématiques bio, écolo, minimaliste. Elle a été choisie par Google pour représenter les jeunes bloggers français et aller poser des questions au président de la commission européenne. La gentille Youtubeuse n’a pas trop apprécié les tentatives de censure des lobbys. Ils n’ont pas été déçus du voyage.

Voici l’interview diffusée en direct le 14 septembre 2016, depuis Bruxelles :

Leatitia et son équipe d’amis youtubeurs ont filmé toutes les étapes de la préparation de cette interview. Elle était censée poser les questions de ces lecteurs en toute liberté. Mais c’était sans compter sur la censure des médiateurs. Quel pouvoir ont les lobbys à la commission européennes ? Tous les échanges sont documentés dans ce film réalisé à postériori sur cette affaire :

Finalement, elle s’exprime dans cette vidéo pour expliquer comment Youtube l’a menacé pour plaire à Junker. Elle ne s’est pas laissée impressionnée par ces tentatives de manipulation des lobbys. Leatitia n’a pas froid au yeux et elle sait garder son sang froid. Bravo.

Voilà encore un exemple de renversement de la pyramide. Pour atteindre une quote de popularité et une certaine audience, les hauts placés doivent passer par des blogueurs. Nous avons donc là encore les amateurs qui reprennent leur pouvoir. La seule différence, et Leatitia en est une excellente preuve, c’est que la nouvelle génération n’est pas aussi corruptible. Elle en a assez de ces histoires de lobbys, d’abus de pouvoir et de conflits d’intérêts. La nouvelle génération a besoin d’authenticité, de vérité et de transparence. Encore une fois bravo Leatitia pour ce courage.

 

Entrons dans l’ère de l’entreprise féminine

entreprise féminine

On l’a vu dans l’article Comment le digital transforme les modèles d’entreprise, l’uberisation et les licornes font évoluer nos façons de travailler. Nous entrons dans l’ère de l’entreprise féminine.

Qu’est-ce que le féminin ?

L’énergie féminine est une énergie douce, calme et collaborative. Dans le YinYang, elle est associée à la nuit, la lune, la glace. C’est le nord, l’introspection, le côté passif et réceptif. Alors que la polarité Yang représente le soleil, le masculin, la lumière, la force, l’action, le chaud, le pouvoir. C’est le côté de l’extraversion, du sud, du jour et du plein.

Notre civilisation a largement mis en valeur les polarités masculines ces derniers millénaires. L’homme était mis en avant et occupait une place sociale plus important que la femme. Nous avons été guidés par les guerres, les conflits et autres combats de pouvoir. Pendant ce temps l’énergie féminine était toujours bien présente, simplement dans l’ombre. Les femmes géraient l’intendance, le foyer, l’économie à petite échelle. C’est grâce à elle que les graines sont conservées d’une année sur l’autre pour la prochaine récolte. Ce sont elles qui contrôlent le budget pour ne pas manquer en cas de coup dur.

Comment cela se concrétise-t-il dans l’entreprise féminine ?

L’économie collaborative et l’entreprise libérée sont des mots féminins. Ce sont des concepts emprunts d’une grande féminité car ils sont basé sur la collaboration, la coopération. C’est une force opposée à cette du pouvoir et du conflit représentée dans le Yang.

Notre civilisation délaisse peu à peu les infrastructures basées sur la compétition pour entrer dans la coopération. Prenez l’exemple du cloud. Nous ne sommes plus à l’ère de la protection des données dans une chambre forte. Aujourd’hui nous partageons les données au sein des entreprises. Nous les déposons sur un cloud externalisé, car coopérer avec un fournisseur cloud nous permet de mutualiser nos frais et de profiter de la puissance de ces outils collaboratifs. C’est une relation gagnant-gagnant qui s’installe au lieu de s’engager dans une relation de conflit concurrentiel pour faire mieux que Google.

Certaines société partagent même leurs données publiquement afin de mieux servir leurs clients ou d’inspirer d’autres confrères. Là aussi les confrères sont vus comme de potentiels partenaires et non plus comme de méchants concurrents. Et si tout le monde publiait les salaires de ses collaborateurs sur son site internet comme chez Buffer ? Ou bien, imaginez que les salaires soient collaborativement établis par les salariés pendant que le patron est en vacances ?

Comme ils l’expliquent bien chez ChronoFlex, pour entrer dans l’entreprise libérée, chaque collaborateur a besoin de faire un travail sur son ego. C’est là le passage de l’entreprise masculine, guidée par les conflits de pouvoir, à l’entreprise féminine, celle qui se construit discrètement dans l’ombre grâce une entre aide permanente.

Dans l’entreprise féminine

  • On s’entre-aide mutuellement
  • L’information n’est plus réservée au pouvoir, mais partagée pour donner à chacun les moyens de faire au mieux son travail
  • On se partage en toute transparence nos difficultés personnelles, notre partie sombre pour mieux se dépasser.
  • La sensibilité aux signaux faibles aide à prendre les bonnes décisions. C’est là que l’intuition entre en jeux !
  • On voit les autres comme des aides potentielles et non plus comme des menaces. Qu’ils soient dans mon entreprise ou non, ils peuvent m’apporter quelque chose.
  • On ne fait pas les choses seulement parce qu’elles sont visibles. On passe aussi du temps à construire des choses dans l’invisible, dans les coulisses, dans l’ombre. Ces efforts dans la durée permettront de construire une entreprise stable, pérenne.

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Une crise financière pourrait déclencher une transformation

crise financière

La crise financière est-elle une réalité ? Les alarmistes se font de plus en plus présents sur le web. Plusieurs économistes nous alertent depuis plusieurs mois, voire années, sur la situation critique des banques européennes en particulier. Un effet domino pourrait menacer l’économie de s’effondrer. Pour en savoir plus, faites quelques recherches sur Pierre Jonanovic, Olivier Delamarche, Olivier Berruyer, Cécile V. 

“Dieu qui s’est assis sur le rebord du monde et qui pleure de le voir tel qu’il est” Francis Cabrel

Après la crise économique de 2008 avec les subprimes et l’explosion de la bulle immobilière nous avons assisté à un effondrement des marchés financiers. Depuis 2008 on commence à avoir un avant goût de ce qui pourrait pour arriver quand les mauvaises gestions seront visibles.

Rien ne va plus

Si les économistes cités plus haut disent vrai, la dette publique ne pourras être remboursée. Le non remboursement de la dette aura forcément un impact sur l’épargne des familles et sur les relations internationales. On vivrait une réelle crise financière. Depuis les accords de Bretton Woods, les états se sont mis d’accord pour faire sauter l’étalon dollar-or. Depuis nous utilisons une monnaie virtuelle, qui n’est plus basée sur les ressources limitées en or de la planète.

D’après Olivier Delamarche, il est irresponsable de penser qu’une entreprise ou une nation puisse réaliser une croissance constante de 5%. Toute activité a une croissance au début de son existant, elle atteint ensuite un plateau puis arrive à une décroissance. Et c’est normal, c’est le propre des cycles économiques. Olivier Berruyer dont la spécialité est la gestion des risques financiers à long terme, dénonce dans son blog www.les-crises.fr, l’effondrement des finances publiques, du système bancaire, ect … Pour lui les cerveaux sont au service des marchés financiers au lieu d’être au service de la production économique. Plusieurs économistes prédisent une crise économique pire qu’en 1929.

Que peut-on faire en cas de crise financière ?

On ne va pas s’étendre sur ces sujets aussi complexes que désagréables. L’objet de cette recherche n’est pas d’être alarmiste. Mais simplement de faire le constat d’un système malade dans lequel nous vivons. Le système économique dans lequel nous vivons depuis quelques générations n’est pas viable, il arrive à sa fin. Il est évident qu’il va finir par s’effondrer et faire place à un nouveau système d’échange des biens et services.

Comme le phoenix, notre économie va et doit renaître de ces cendres pour repartir sur le bon pied.

L’objectif de ce blog est de nous mobiliser pour commencer à construire le nouveau modèle économique de notre société dans lequel nous préparons notre avenir. La prise de conscience est importante, c’est la première étape d’un changement. Si l’on n’ouvre pas les yeux sur nos erreurs, on ne pourra pas éviter de les répéter.

Les freins au changement

La peur nous empêche de construire, elle nous paralyse. Les attentats récents et l’état d’urgence sont des obstacles à cette transformation et viennent nous éviter d’agir. Dans un climat de peur, nous sommes frileux et ne donnons pas le meilleur de nous. Nous arrêtons les investissements et donc nous congelons l’économie. Afin de construire la nouvelle économie, nous avons besoin de nous placer dans un climat de confiance. 

La croissance n’est plus possible

Pierre Rabhi, le père de l’agroécologie, explique que la croissance continu est impossible. On ne peut pas prétendre de croître de façon infinie sur une planète dont les ressources sont limitées. Mathieu Ricard aime parler d’harmonie durable, et non plus de développement durable. Dans développement durable, on a toujours cette notion de croissance continue, or on sait bien qu’il n’est plus possible de croître sans limites étant donné les limites matérielles de la planète. L’harmonie durable est un concept intéressant qui n’implique pas de prendre le dessus sur la nature et l’environnement. L’homme doit apprendre à vivre avec la nature. Comme en parle Pierre Rabhi, nous devons coopérer avec la nature. Elle peut travailler pour nous, avec nous, si nous en prenons soin.

Agir dès maintenant

On peut commencer à construire un système parallèle dès aujourd’hui. Ainsi en cas de rupture de la normalité, cette nouvelle économie aura déjà les bases. Pour cela restons confiant et positif, basons nous sur les belles initiatives qui sont en train de se mettre en place.

Une transformation basée sur de nouvelles alternatives

Des alternatives sont déjà envisagées pour remédier à une telle crise financière. Des systèmes parallèles se mettent en place pour continuer à faire fonctionner l’activité en cas d’interruption de la normalité. Si une telle crise financière arrivaient, il y aurait une période de crise à laquelle il vaut mieux être préparé. Après cette période de transition qui peut durer quelques jours ou semaines, de nouvelles habitudes se mettraient en place. C’est une nouvelle économie qui naîtra de ses cendres.

Pour commencer à se préparer, voici quelques pistes de réflexion :

  • Les monnaies alternatives pourraient fonctionner en cas d’effondrement de l’euro : Bitcoin, 37 monnaies locales en France.
  • Des applications d’échanges et de troc sont déjà en marche et d’autres vont arriver sur le marché. Comme par exemple l’application Indigo qui devrait bientôt sortir pour nous permettre d’échanger des biens et des coups de mains sans aucun échange monétaire.
  • Les astuces de survivalistes se diffusent sur le web. Ces mamas prévoyantes conseillent de faire quelques réserves de conserves au cas où.
  • Une distribution alternative des denrées avec le réseau AMAP, La ruche qui dit Oui est déjà en place.
  • Toutes les applications de l’économie collaborative sont là pour poser les fondations du système naissant. Par exemple, les mises en relations pour des trocs de garde d’enfant gratuits.

Alors pour bien préparer cette transition de la façon la plus douce possible, commençons à nous informer dès aujourd’hui. Nous pouvons commencer à utiliser ces outils, ces réseaux de distribution pour nous familiariser avec eux. Si vous avez d’autres idées et suggestions, partagez-les nous en commentaires. Toutes les bonnes idées sont bonnes à prendre. Merci !

La barrière entre amateur et professionnel disparaît

amateur professionnel

Une autre des grandes transformations de notre siècle est la démocratisation de l’amateur. On sort de l’époque où l’expert-professionnel-qualifié était roi. Avec l’horizontalisation des pyramides hiérarchiques, dans l’entreprise et ailleurs, les experts redescendent également de leur pied d’estale. Les modèles d’entreprise se transforment.

On décomplexe

Pourquoi continue-t-on à aller à l’école et passer des diplômes coûteux alors que l’on sait parfaitement qu’ils sont inutiles ? Par inertie. On fait les choses pour faire plaisir à nos parents, parce que la société est comme ça. Parfois même parce que l’on ne sait pas qu’il est possible de trouver un emploi intéressant sans diplôme. Dans son livre “Tout le monde n’a pas eu la chance de rater ses étudesOlivier Roland, un grand blogueur-entrepreneur français, explique pourquoi à son avis le système éducatif devient obsolète. Les blogueurs comme Antoine BM, Aurélien Amacker et Jean Rivière nous prouvent tous les jours qu’il est possible de gagner sa vie sur internet sans formation. Et pour pousser la provocation encore un peu plus loin, ces webentrepreneurs vivent des formations qu’ils vendent !

Les exemples d’amateurs ayant réussis se font de plus en plus courants. Prenons par exemple Alex, de la chaîne Youtube The French Guy Cooking. Après avoir travaillé dans une agence digitale, il a compris qu’il y avait quelque chose à faire sur le web. Il a donc décidé de lancer une chaîne Youtube de cuisine alors qu’il était complètement amateur. Il n’a fait aucune école de cuisine. Le fait de publier chaque semaine des vidéos autours de la cuisine française, en anglais avec son accent à couper au couteau, lui permet de montrer son expertise naissante. Son accent frenchy à croquer, c’est sa personnalité. Et le fait de partir de zéro en cuisine, d’être un amateur, au même titre que l’internaute le rend plus accessible. Aujourd’hui il vit de sa chaîne Youtube qui compte 151 700 abonnés.

J’apprécie aussi particulièrement le travail de Jamie Oliver, ce cuisinier anglais surnommé The Naked Chef (le chef nu), car il ne porte pas de toque. Jamie a l’art de décomplexer la cuisine. Il prouve en permanence que l’on peut faire de l’excellente cuisine sans être un chef, sans avoir de technique, ni de matériel et sans se prendre la tête. Il rend la cuisine accessible aux amateurs.

En outres, aujourd’hui l’information et la formation sont présents partout. On peut se former grâce à Youtube, une petite recherche Google ou un MOOC en ligne. Par exemple, c’est le cas de Julius Yégo, ce champion du monde kényan de Javelot qui s’est formé en autodidacte grâce à Youtube.

Quelques exemples d’applications démocratisant l’amateur

Commençons par Wikipedia, cette plateforme collaborative a complètement écrasé l’encyclopédie Encarta. Le logiciel d’experts de Microsoft est détrôné par un service en ligne mis à jour par des amateurs, les lecteurs-internautes. Comment rivaliser face à un service gratuit plus performant ? Impossible.

Une multitude d’autres plateformes alimentées par une armée de bras amateurs vient concurrencer des réseaux d’experts déjà en place. Citons par exemple dans les secteurs du service et des transports : Airbnb, Blablacar, Uber, Foodora, … On peut comprendre que l’ubérisation fasse râler les professionnels en place. Pour acquérir ce statut social ils ont dût investir, généralement dans une licence, un établissement, une marque ou un diplôme.

« Nos grands-parents sont pour la plupart des experts de la cuisine et des recettes traditionnelles. Nous souhaitions offrir la possibilité à ces cuisiniers amateurs de vendre leurs plats faits-maison aux étudiants et aux actifs qui n’avaient ni le temps, ni l’envie de cuisiner. » MyCookr

Le consommateur attend un produit de qualité, rapidement et à prix bas. Les plateformes en lignes permettent de déployer un réseau énorme en quelques mois sans gros investissements. En fait, elles s’appuient sur l’infrastructure existante chez chacun. Airbnb se développe en profitant des appartements déjà meublés et occasionnellement vides pour proposer des chambres à la nuit. Foodora se construit sur la population existante d’étudiants possédant un smartphone et un vélo. Pas besoin de recruter des salariés, de leur fournir un véhicule et un terminal de communication. Le réseau est là, déjà présent, attendant d’être utilisé. Ainsi, ce sont de gros investissements économisés, et qui se ressentent sur le prix de la prestation. D’où le succès fulgurant de ces applications.

Besoin d’identification Peer-to-peer

Pour terminer, le consommateur n’est pas con. Il ne veut plus avoir à faire a des grandes marques qui déboursent des tonnes de budget en marketing pour créer un besoin. On veut avoir à faire à une personne comme nous, qui sont déjà passées par là et qui peuvent nous donner un conseil. Ainsi, on donne plus de crédit aujourd’hui aux 5 étoiles publiées par un autre consommateur qu’à une assemblée obscure d’experts. Peut-être a-t-on peur de la corruption ou des conflits d’intérêts ?

En conclusion, l’économie est en pleine effervescence. Nous sommes dans une période de transformation sur tous les plans. La transformation est sociale, entrepreneuriale, économique et juridique. Elle se situe également au niveau de la formation, de l’éducation, de la certification, de la consommation. Nous entrons dans l’ère du tout est possible. Et une vague violente est en train de s’abattre sur toute institution ou profession tentant de l’en empêcher. Donc mon conseil est simple :

Surfez sur la vague au lieu de vous fatiguer à nager à contre courant.

 


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Le travail en pleine mutation : Relation au temps et rémunération.

le travail

Pour commencer toute recherche sur le travail on peut citer l’habituelle étymologie. Comme vous le savez déjà, le travail vient du latin “Trepalium”. On y associe une notion de tourment psychologique et de souffrance physique. Pas très joyeux tout ça.

Le travail : source de rémunération horaire ?

Grâce au taylorisme et au fordisme nous avons divisé les tâches pour spécialiser les mouvements de chaque opérateur. Ainsi notre société a fait un bon en avant dans la productivité et le développement technique. Chouette ! Nos hommes politiques viennent ensuite nous parler de la semaine de 35 heures et autres “Travailler plus pour gagner plus”. On parle même de la semaine de 15 heures. Très bien. Mais est-ce que cette corrélation temps-travail-récompense résonne vraiment en nous ?

Commençons par analyser le travail de Daniel Pink dans son livre “La vérité sur ce qui nous motive”. Il détache 3 types de motivations :

  1. La survie animale
  2. Récompenses et Sanctions. Le bâton et la carotte. C’est la méthode utilisée quand on rémunère une tâche à son temps passé. Cette méthode est utile pour des tâches mécaniques et inintéressantes.
  3. Intrinsèque. C’est la motivation qui a besoin de sens. On est capable de travailler sans récompense externe, financière. Nous le faisons simplement pour le sens que l’on donne à cette tâche. On prend plaisir à résoudre des problèmes.

Les facteurs de motivation doivent s’adapter au type de tâches réalisée.
Une tâche est-elle mécanique, cognitive, intéressante ? La rémunération conditionnelle n’est intéressante que dans le cas d’une tâche mécanique et inintéressante. Fort heureusement, nous avons des nouvelles technologies qui nous permettent de plus en plus d’automatiser ces tâches là. Ainsi nous seront libérés des tâches nécessitant une récompense pour être réalisées correctement. Nous pourrons nous concentrer sur les tâches intéressantes.

On rejoint ici ce que l’on disait dans l’article précédent sur l’impact du stress dans la résolution de problèmes. Si l’on met le salarié en condition de stress social (par exemple, il doit trouver une solution avant les autres pour être rémunéré), son cerveau est moins disposé à trouvé la solution. Alors que si l’on enlève le facteur de stress social, la partie adaptative de son mécanisme mental est capable de trouver la réponse. Ainsi pour les tâches cognitives il devient important de ne plus corréler le temps passé et le résultat à la rémunération. C’est là que le Revenu Universel devient intéressant.

La contribution est plus importante que le temps passé

Le sociologue Michael Dandrieux décortique la relation de l’Homme au travail. Il parle de l’habitabilité du travail, de l’habitabilité de la tâche. L’arrivée des start-up et leurs technologies cloud collaboratif transforme le rapport au travail. Le télétravail devient naturel grâce au outils de travail à distance. On ne peut plus contrôler le temps passé sur chaque tâche. Les américains parlent de personnes”task oriented” en entretient d’embauche. On invite les collaborateurs à venir dans une tâche. La tâche étant représentée par un tableau de bord collaboratif, une réunion en visioconférence ou un document partagé. Ce n’est plus le temps qu’il passe dans la tâche, mais le contenu qu’il y laisse qui est important : sa contribution.

“Will you fork me if I commit ?” Github

Une tâche n’est plus vue sous une forme linéaire, comme dans une charte de Gantt. On voit maintenant les choses sous forme de réseau. Pour être aboutie, une tâche a besoin de naître d’une idée, d’être enrichie et corrigée par différents acteurs. Elle est un plateau central qui rassemble plusieurs collaborateurs. La richesse de son contenu n’est pas corrélée au temps passé mais aux contributions apportées par chacun.

Une tâche portée par une envie est réalisée beaucoup plus rapidement que si l’on doit la faire à contre coeur. Travailler par obligation ralentit l’aboutissement du travail. C’est sûrement ce qui explique que les startupers sont capable de travailler jour et nuit sur un nouveau projet sans être rémunérés. Ils sont portés par l’envie de construire un projet excitant dans lequel ils croient. La motivation de construire une société prometteuse les poussent à travailler plus, mieux et plus vite pour moins d’argent.

Pour quelle raison travaillons nous ?

Toujours d’après Michael Dandrieux, la raison profonde pour laquelle on travaille, c’est pour entrer en relation avec des personnes. C’est un prétexte pour être ensemble. En fait, le travail est une construction sociale. Enfin, nous sommes acteurs de ce que nous mettons dans le terme “Travail”. Même quand nous n’avons pas besoin de travailler par des facteurs externes, nous le faisons. Nous avons un besoin interne de réaliser une action nous permettant de nous sentir utile.

Les 3 ingrédients pour un travail heureux

  • Le premier ingrédient est l’autonomie dans la tâche à réaliser.
  • Ensuite on a besoin de la maîtrise de cette tâche dans notre panel de compétences.
  • Pour finir, on cherche dans notre travail l’identification au but de la mission. On a besoin de souhaiter participer à ce projet qui nous dépasse.

Le travail se transforme

En conclusion, le travail est en pleine mutation lui aussi. Le travail évoluent vers des tâches moins mécaniques et plus intéressantes. Nous nous dirigeons vers la résolution de problèmes. C’est là que l’humain a de la valeur et non plus dans la production répétitive. Le rapport au travail se transforme lui aussi. Nous passons de la tâche relative au temps passé à la valeur de la contribution. Finalement, le système de rémunération est à repenser. Et c’est  ce qui est en train de se passer, en particulier avec le débat sur le revenu de base.

L’intuition, moteur de changement d’après les neurosciences

Depuis quelques dizaines d’années, nous découvrons les pouvoirs de notre cerveau. Il ne serait utilisé qu’à 10% ou 1% en fonction des théories. Nous sommes également dans une grande période de transformations sociales, économiques et individuelles. Et si l’intuition était notre moteur de changement ?

Les neurosciences s’intéressent à l’intuition

Tout d’abord, Jacques Fradin est un scientifique. Il est chercheur en médecine. Jacques est venu faire un exposé TEDx dans mon école de commerce KEDGE Business School. Il explique à des futurs managers pourquoi la neuroscience représente un intérêt pour nous tous. Nous disposons de beaucoup d’informations, et nous avons besoin de les faire circuler.

Jacques Fradin se base sur les travaux d’Antonio Damasio pour comprendre la conscience et démontrer comment l’intuition est un moteur de changement. Ce dernier localise la conscience dans une petite partie très précise du tronc cérébral (au centre du cerveau). En outres, il explique en quoi ce nid de la conscience est la base de notre identification au soi. Antonio Damasio s’oppose à la théorie qui déclare que la conscience serait seulement un don donné à l’Homme et non à l’animal. Pour lui le cortex (la partie supérieure du cerveau) n’aurait rien à voir avec la conscience.

Notre cerveau, frein et moteur de changement

Revenons au discours de Jacques Fradin. En fait, il existe deux moyens de trouver une solution en utilisant son cerveau. C’est pour cela que des chercheurs se sont amusés par des consignes à stimuler chacune des deux parties. La première façon de trouver une solution est le mode automatique. Cette méthode est basé sur le passé et cherche dans l’expérience une solution au problème. L’autre moyen de trouver une solution est l’intuition, ce mode de pensé qui se base sur l’avenir, c’est le mode adaptatif. Pour solliciter cette partie de notre esprit, il faut se mettre en situation de détente, sans stress social.

90% des étudiants ne trouvant pas la solution en situation de compétition sociale sont capables de trouver la solution dans une situation détendue.

Deux modes mentaux

  • Le mode automatique. Il s’appuie sur la routine, la persévérance, la simplification, les certitudes, l’empirisme et l’image sociale. Il est efficace dans un environnement connu, maîtrisé, mais face à l’inconnu, il n’est pas adapté.
  • Le mode adaptatif : Il s’appuie sur la curiosité, la souplesse, la nuance, la relativité, la réflexion logique, l’opinion personnelle.

Aujourd’hui, la connaissance des fonctionnements de ces modes mentaux peut aider tout un chacun à réaliser ces projets.

cerveau droit cerveau gauche

Cerveau droit – Cerveau Gauche

Pour commencer, on assimile le cerveau gauche à notre partie logique, rationnelle. C’est cette partie de notre cerveau qui nous permet de trouver des solutions en nous basant sur notre expérience et apprentissages. A l’école, on nous encourage à développer cette partie gauche. Le cerveau gauche stocke nos connaissances en calcul, langage, écriture, et autre méthode d’expression. Il nous permet de sentir notre individualité. C’est qui qui est musclé quand on est organisé, précis, que l’on aime planifier, et diriger.

Tandis que le cerveau droit sera assimilé à notre partie émotionnelle, imaginative, créative. C’est là que se loge notre psyché. Cette partie de notre cerveau est l’artiste qui sommeille en nous, qui entre en synergie avec son environnement. Le cerveau droit développe des liens, des connexions entre les sujets. C’est notre partie intuitive, elle reçoit les informations de façon aléatoires et non linéaire comme le cerveau gauche.

Vous l’avez compris, c’est notre cerveau gauche qui reste attaché au passé et au domaine du connu. Et c’est notre cerveau droit qui nous pousse à aller vers l’inconnu, vers le changement car il détient ces informations de façon intuitive et aléatoire.

Le but n’est pas ici de défendre l’un des deux côtés. Il faut simplement en avoir conscience, et développer ces deux parties de notre cerveau. Ainsi on sera enclin à prendre de meilleures décisions.

En quête de sens – Le film

licorne

C’est l’histoire de deux copains qui se retrouvent dans la vie professionnelle à New York. Après un accident qui le cloue au lit et l’oblige à regarder plein de documentaires alarmistes, ils décident de tourner un documentaire ensemble. Ils commencent par l’Inde, rentrent en France. Puis repartent au Mexique, en Amérique du sud et aux Etats-Unis en quête de sens.

Leur chemin part de la vie professionnelle hyper active ancrée dans un marketing de luxe. Il démarrent par la rencontre avec ces agriculteurs indiens qui se sont fixé pour mission de conserver les graines non modifiées génétiquement pour assurer un avenir agricole à l’Inde.

“Hapiness is when you know you have enough” Le bonheur c’est quand on sait qu’on a assez et qu’on s’en satisfait.

C’est en partant en quête de sens que l’on ouvre les yeux sur des réalités frappantes. On réalise que jusque là nous pensions qu’une bonne carrière professionnelle, une belle maison et un mariage comme il faut nous apporteraient le bonheur. Finalement un petit paysan indien qui n’a rien de tout cela nous dit que le bonheur n’est pas dans la quête de l’impossible mais dans la satisfaction du moment présent. C’est une croyance qui s’effondre.

“Le plaisir tu peux l’acheter sur le marché. Le bonheur tu ne peux pas l’acheter sur le marché, tu dois regarder en toi. Profondément en toi”

C’est là que démarre le travail sur soi. Le développement personnel. On travaille sur nous même, puis sur notre relation à l’autre et finalement on s’interroge sur notre relation à Dieu, à l’Univers. Ils vont faire une retraite de Yoga, expérimenter la yourte de sudation au mexique et travailler un peu leur méditation. Ils interviewent Pierre Radhi, Frédéric Lenoir, Docteur Navaro, Trinh_Xuan_Thuan, Vandana Shiva et plein d’autres acteurs influents dans l’écologie, l’éveil des consciences, l’astrologie, la physique quantique et le développement personnel.

Voir le documentaire En Quête de Sens.

En quête de sens

Les étapes du chemin en quête de sens

L’éveil des consciences démarre souvent par un ras-le-bol du quotidien, de la société actuelle. Cela peut se présenter comme un accident, un burnout, un brownout, une crise existentielle ou une simple dépression. On se réveille comme dans un sursaut. On se rend compte que l’on s’est laissé guidé dans une situation qui ne nous convient pas.

C’est là que démarrent les recherches. On s’informe sur notre alimentation, la production des médicaments, l’impact de nos achats sur l’environnement. On cherche beaucoup d’information jusqu’à se sentir abattu par notre situation. On constate l’ampleur des dégâts, tout le mal qu’on a fait à notre planète et à ses habitants. On réalise qu’il y a beaucoup de boulot pour réparer tout ça.

Finalement on décide de démarrer par notre petit coin de terre, par nous même. C’est là que l’on commence à travailler sur soi. On apprend à se connaître soi même, on se libère de certaines mémoires, on travaille nos blocages, nos peurs. Après un certain nettoyage, on va se sentir capable d’affronter la relation à l’autre. On commence à faire le ménage dans nos relation, puis on cherche à rendre celles qui restent plus saines et constructives. Finalement au travers de tout ce travail, c’est notre relation à l’Univers, à la vie, à Dieu qui se transforme. C’est là, et après toutes ces étapes que l’on pourra trouver un sens à notre existence.

 

Le chamanisme dans l’entreprise

chamanisme dans l'entreprise

Est-ce vraiment raisonnable de parler de chamanisme dans l’entreprise ? Ne raisonnons pas, mais écoutons plutôt ce qui résonne en nous. Arnaud Riou est l’un des nombreux exemple qui m’ont inspiré l’écriture de ce blog sur l’Economie Intuitive. Pour moi il allie complètement la partie rationnelle et professionnelle du monde de l’entreprise avec son grand pouvoir intuitif qui guide complètement sa vie.

Entrée du chamanisme dans l’entreprise

Il est auteur des livres “Réveillez le chaman qui est en vous”, “Oracle du peuple animal”, “Calme, mon carnet de méditation”, “Pour une parentalité bienveillante”, “Jouer le rôle de sa vie”. Il réalise des séances de coaching et des retraites avec des particuliers. Arnaud Riou est également coach en entreprise, en management et en cohésion d’équipe. Il introduit le chamanisme et la méditation dans l’entreprise à travers des séances de coaching et des stages.

Pour avoir suivit des ateliers avec Arnaud Riou, il est touchant de le voir communiquer avec l’invisible en permanence. Même lors de prise de parole en public, il reste dans cette joie enfantine légère qui le caractérise. Les synchonicités s’invitent dans son quotidien. Par exemple, il commençait à expliquer une anecdote autour du “bâton de parole” du chaman, quand on micro (un bâton de parole moderne) a cessé de fonctionner. Nous avons tous ris au éclats.

Pour Arnaud, le plus gros obstacle à l’intuition, c’est le mental. Quand on pense à une problématique, une idée arrive sous forme de flash. Puis quelques secondes après, arrive le raisonnement, le mental qui analyse et déconstruit l’intuition.

“La volonté n’est pas l’intention. L’intention est dénuée de toute tension. La volonté est tendue”

Comment obtenir une information intuitive ?

  1. Clarifier mon intention
  2. Trouver ma problématique
  3. Se demander quelle est notre part de disponibilité dans cet instant. Identifier notre fréquence vibratoire.
  4. Se connecter à la fréquence vibratoire de l’intuition : Dans l’instant présent, sans volonté.
  5. Ecouter la première idée, spontanée et non raisonnée.

Tambour et chamanisme dans l’entreprise, est-ce possible ?

Corine Sombrun, auteur notamment de “Journal d’une apprentie chamane” (2002) et “Les tribulations d’une chamane à Paris” est une autre ambassadrice de l’intuition. Elle fait le lien entre la transe enseignée en Mongolie et les neurosciences occidentales. Nous n’avons pas forcément besoin de tambour et de transe à proprement parlé pour accéder au monde de l’invisible. L’invisible communique en permanence par messages envoyés sous la forme d’intuition. Le chamanisme aujourd’hui s’adapte à notre société. Il peut être pratiqué par de petits exercices proposés par ces chamans modernes.

 

Pour conclure, je suis heureuse que des personnes comme Corinne Sombrun et Arnaud Riou prennent le courage de parler de chamanisme dans l’entreprise. Comme ce dernier dit si bien :

“On ne peut pas parler de spiritualité dans l’entreprise. Il est mal vu de parler d’argent chez les thérapeutes spirituels. Il est temps que les choses changent.”

Justement, nous avons besoins de connecter ces deux domaines. De la même façon, la physique quantique fait le lien entre science et spiritualité. De toute évidence, l’heure est venue maintenant d’utiliser notre intuition dans l’entreprise. Ainsi, nous faisons le lien entre les deux parties de notre cerveau, de notre personnalité.

La spiritualité est-elle en train de quitter le monde de la religion ?

la spiritualité

La spiritualité est-elle forcément liée à la religion ? Quelle différence fais-tu entre religion et spiritualité ? Une question que l’on me pose régulièrement sur les réseaux sociaux.

On observe une tendance dans le monde des religions des pays occidentaux depuis quelques dizaines d’années. L’homme a toujours besoin de faire une quête spirituelle mais elle n’est plus forcément encadrée par la religion. D’où vient ce changement ? Du fait que des personnes sont maintenant née dans des familles, dans des cultures non organisées autour de la religion comme c’était le cas précédemment.

Le besoin fondamental de comprendre les monde invisibles et les lois de la vie reste le même. C’est le moyen par lequel le chercheur en quête de sens va avancer qui évolue.

Grâce à la littérature qui se démocratise, avec tous les moyens de communication peer-to-peer, le chercheur peut accéder à des ouvrages rédigés par d’autres courants de pensées. Au par avant, seules les grandes institutions avaient la possibilité de réaliser des publications. Aujourd’hui tout le commun des mortels, les laïques, sont en mesure de publier un livre sur leurs expériences intimes.

La spiritualité aujourd’hui n’est plus nécessairement associée à une grande religion. Elle existe partout, en chaque être humain. C’est vers la spiritualité que l’on se tourne quand on est en quête de sens. Et c’est parfois en dehors d’une institution paradoxale que l’on trouve des réponses qui font sens.

La spiritualité quitte la vie catholique

Entre 1990 et 2015 le nombre de fidèle et de prêtes a été divisé par deux. Les églises sont désertées, mais on n’a jamais autant parlé de spiritualité. Le message est clair, la spiritualité a bien quitté l’enceinte de l’église.

crise spirituelle catholique

Il est clair que l’on assiste à un réel schisme entre religion et spiritualité. L’homme n’a plus besoin d’être encadré par une institution pour gérer son économie ou sa politique. Il ne désire plus appartenir à une institution religieuse pour pouvoir pratiquer sa spiritualité.

Finalement, la disparition progressive du pouvoir de la religion pose néanmoins des questions. Comment pratiquer des cultes communs quand on a pas de dogme commun ? Où se retrouver et à quelle régularité ? Autours de quoi organiser des rencontres pour alimenter la foi ? Certains besoins sont toujours là et la structure ne demande qu’à être réinventée.

Coming out spirituel

Cette semaine justement, Abdennour Bidar vient de publier une pétition sur Change.org pour encourager les chercheurs à faire leur coming out spirituel. Une drôle d’initiative relayée par le Huffington Post. Une communauté Facebook a même été créée pour soutenir le mouvement.

Qu’est-ce qu’un coming out spirituel ? C’est simplement oser dire à son entourage que l’on a une spiritualité. Vous me direz, c’est pas nouveau, tout le monde en a plus ou moins une. Mais quand on a des croyances un peu différentes de ce qu’enseignent l’école et l’église, on a parfois du mal à l’exprimer. Le coming out spirituel vient comme consolider une phase de recherche personnelle dans l’intimité pour passer sur le plan de la transmission. Et à l’époque de la religion qui se marginalise et de la spiritualité tabou, ce n’est finalement pas si évident.

coming out spirituel et la spiritualité

Si on ajoute à cela le vainqueur du Festival de San Remo, en Italie la semaine dernière, désigné par les votes des téléspectateurs, le besoin de faire son coming out spirituel se fait de plus en plus évident. Oser chanter une chanson qui s’appelle Occidental’s Karma dans le pays qui héberge le Vatican encore incroyablement puissant, c’est culotté ! On sent cette volonté chez les jeunes italiens d’exprimer une spiritualité en marge, mais bien présente. Parler de Karma, Buddha, Mantra et Namasté devient un acte de rébellion !