L’intuition, moteur de changement d’après les neurosciences

Depuis quelques dizaines d’années, nous découvrons les pouvoirs de notre cerveau. Il ne serait utilisé qu’à 10% ou 1% en fonction des théories. Nous sommes également dans une grande période de transformations sociales, économiques et individuelles. Et si l’intuition était notre moteur de changement ?

Les neurosciences s’intéressent à l’intuition

Tout d’abord, Jacques Fradin est un scientifique. Il est chercheur en médecine. Jacques est venu faire un exposé TEDx dans mon école de commerce KEDGE Business School. Il explique à des futurs managers pourquoi la neuroscience représente un intérêt pour nous tous. Nous disposons de beaucoup d’informations, et nous avons besoin de les faire circuler.

Jacques Fradin se base sur les travaux d’Antonio Damasio pour comprendre la conscience et démontrer comment l’intuition est un moteur de changement. Ce dernier localise la conscience dans une petite partie très précise du tronc cérébral (au centre du cerveau). En outres, il explique en quoi ce nid de la conscience est la base de notre identification au soi. Antonio Damasio s’oppose à la théorie qui déclare que la conscience serait seulement un don donné à l’Homme et non à l’animal. Pour lui le cortex (la partie supérieure du cerveau) n’aurait rien à voir avec la conscience.

Notre cerveau, frein et moteur de changement

Revenons au discours de Jacques Fradin. En fait, il existe deux moyens de trouver une solution en utilisant son cerveau. C’est pour cela que des chercheurs se sont amusés par des consignes à stimuler chacune des deux parties. La première façon de trouver une solution est le mode automatique. Cette méthode est basé sur le passé et cherche dans l’expérience une solution au problème. L’autre moyen de trouver une solution est l’intuition, ce mode de pensé qui se base sur l’avenir, c’est le mode adaptatif. Pour solliciter cette partie de notre esprit, il faut se mettre en situation de détente, sans stress social.

90% des étudiants ne trouvant pas la solution en situation de compétition sociale sont capables de trouver la solution dans une situation détendue.

Deux modes mentaux

  • Le mode automatique. Il s’appuie sur la routine, la persévérance, la simplification, les certitudes, l’empirisme et l’image sociale. Il est efficace dans un environnement connu, maîtrisé, mais face à l’inconnu, il n’est pas adapté.
  • Le mode adaptatif : Il s’appuie sur la curiosité, la souplesse, la nuance, la relativité, la réflexion logique, l’opinion personnelle.

Aujourd’hui, la connaissance des fonctionnements de ces modes mentaux peut aider tout un chacun à réaliser ces projets.

cerveau droit cerveau gauche

Cerveau droit – Cerveau Gauche

Pour commencer, on assimile le cerveau gauche à notre partie logique, rationnelle. C’est cette partie de notre cerveau qui nous permet de trouver des solutions en nous basant sur notre expérience et apprentissages. A l’école, on nous encourage à développer cette partie gauche. Le cerveau gauche stocke nos connaissances en calcul, langage, écriture, et autre méthode d’expression. Il nous permet de sentir notre individualité. C’est qui qui est musclé quand on est organisé, précis, que l’on aime planifier, et diriger.

Tandis que le cerveau droit sera assimilé à notre partie émotionnelle, imaginative, créative. C’est là que se loge notre psyché. Cette partie de notre cerveau est l’artiste qui sommeille en nous, qui entre en synergie avec son environnement. Le cerveau droit développe des liens, des connexions entre les sujets. C’est notre partie intuitive, elle reçoit les informations de façon aléatoires et non linéaire comme le cerveau gauche.

Vous l’avez compris, c’est notre cerveau gauche qui reste attaché au passé et au domaine du connu. Et c’est notre cerveau droit qui nous pousse à aller vers l’inconnu, vers le changement car il détient ces informations de façon intuitive et aléatoire.

Le but n’est pas ici de défendre l’un des deux côtés. Il faut simplement en avoir conscience, et développer ces deux parties de notre cerveau. Ainsi on sera enclin à prendre de meilleures décisions.

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