Brown out : La recherche de sens dans son métier

brown out

Le brown out. En terme d’épanouissement au travail, c’est le mot qui aura marqué l’année 2016. Le brown out est ce syndrome psychologique présent en particulier chez les cadres moyens. Des métiers de plus en plus associés à des bullshit job. Les victimes de ce syndrome sentent que leur travail n’a pas de sens, qu’il n’est plus aligné avec leurs valeurs. Pris dans un étaux de pression entre une direction qui resserre les budgets et une production qui doit être de plus en plus efficiente. Ils ne savent plus où se mettre. Ils ne savent plus quel rôle jouer dans l’entreprise pour aider l’entreprise. Et ils se voient même faire des choses qui sont contraires à leur éthique, car “ils n’ont pas vraiment le choix”.

L’absurdité du travail

Il arrive un moment où le salarié se demande à quoi bon en permanence. Il commence par se demander “A quoi bon préparer ce dossier si personne ne le liera ?”, puis il se dit “A quoi bon aller à cette réunion, si personne ne s’écoute” et finalement un jour il finira par se demander “A quoi bon travailler, pour payer des factures que je n’ai pas le temps d’apprécier ?”.

Tout autours de lui semble absurde. Le salarié se sent inutile et impuissant. Il a l’impression de lutter en vain contre une structure plus grande que lui et bien trop lourde. Finalement, il arrive à l’épuisement professionnel. Le brown out peut ainsi mener à un burn out. Dans les deux cas, ce travailleur n’est pas dans les conditions psychologiques adaptées pour produire un travail de qualité et faire avancer son entreprise.

Le bonheur au travail

On penses souvent à Google et à ces autres entreprises ludiques avec un babyfoot et une séance de massage par semaine pour chaque salarié. Oui cela peut aider à déstresser dans une certaine mesure. Mais ces techniques ne seraient-elles pas utilisée pour faire oublier leur malêtre aux salariés sans pour autant leur donne l’opportunité de se pencher sur le fond de la question ?

Qu’est-ce qui nous rend plus heureux ? Travailler dans des bureaux ludiques et colorés ? Sentir que l’on est utile pour une cause qui nous est chère ? Le cadre de la Défense est-il plus heureux que l’éboueur ?

Et si le manager devenait intuitif ?

managers intuitif

L’intuition toque à la porte de l’entreprise, elle souhaite entrer. Ouvrez-lui !
Elle vient aider le manager intuitif à prendre les bonnes décisions dans le monde de l’entreprise chaotique.

L’intuition nous invite d’abord à regarder les choses sous un autre angle en prenant de la distance. Les dirigeants se partagent discrètement ce secret, mais entre eux il savent bien que l’intuition aide à piloter le navire à travers la marrée de décision à prendre pour bien diriger. La méthode intuitive fonctionne mieux que les méthodes rationnelles dans des domaines comme les études de marché.

Astuces pour devenir un manager intuitif

Suite à un entretien d’embauche, un rendez-vous important, on peut se connecter à notre intuition pour savoir si c’est une bonne décision de suivre cette collaboration. Pour savoir si on sens cette collaboration, on se met à l’écoute de notre ressentit. Ce n’est pas exactement une émotion comme la joie et la colère.

Pour Isabelle Fontaine, auteur du livre “Développer votre intuition pour prendre de meilleures décisions” : L’intuition est la capacité de capter une information de façon non conventionnelle (qui passe par les 5 sens). Aussi, l’intuition passe par nos sens intérieurs, une image intérieur, ou un ressentit physique intérieur.

En fait ce qui est compliqué aujourd’hui en entreprise c’est que nous sommes bombardés d’information extérieure, on a du mal à faire le silence. Nous avons besoin de silence en nous et autour de nous pour pouvoir être à l’écoute de notre intuition. Le manager intuitif prend le temps de faire des pauses, de sortir prendre l’air quelques minutes sans son téléphone portable.

Finalement, un manager intuitif est une personne à l’écoute de lui même, et de ses collaborateurs. Il prend des décisions avec bienveillance et sans se connecter à ses émotions telles que la peur ou la colère. Pour faire un bon choix finalement il ne faut pas travailler plus dur que le voisin. Il suffit simplement de prendre le temps d’être à l’écoute de son intuition et d’avoir le courage de la suivre.

“Trop d’information tue l’intuition”

Est-ce la fin du capitalisme ? Signaux, limites et alternatives possibles

fin du capitalisme

On le pressent comme une évidence. La fin du capitalisme semble arrivée à son terme. Après en avoir cultivé les fruits, nous avons découvert ses limites. Aujourd’hui nous sommes à la recherche d’un nouveau modèle, plus en phase avec notre niveau de conscience.

« Les forêts précèdent les hommes, les déserts les suivent. »  Chateaubriand

L’origine du capitalisme

Au départ, les idées fondatrice du capitalismes sont intéressantes. Elles sont basées sur la propriété privé, l’entreprise privé et l’accumulation de richesse. La mise en pratique d’un tel système a permis à notre société de sortir de la féodalité pour acquérir la propriété. Nous sommes entrés dans l’ère de l’individualisme. La personne ne se voit plus comme serviteur féodal, mais comme un individu à par entière capable d’exister sur un plan d’égalité face à d’autres individus. Le capitalisme a réellement transformé notre société, la façon dont nous échangeons, produisons et consommons les biens et services. Nous sommes entrés dans une phrase de grande croissance économique.

Apparition des limites

Lorsque l’on surexploite un domaine, on arrive toujours à en toucher ses limites. Prenez Excel par exemple, c’est un logiciel fantastique qui nous permet de réaliser des merveilles. Mais si l’on met tous les processus de l’entreprise à la sauce Excel, on va bien finir par trouver une limite et ressentir le besoin de passer à un outil plus puissant. C’est la même chose avec le capitalisme.

Là où le capitalisme fait ressortir ses limites, c’est dans les marchés financiers. Deux idées qui étaient initialement bienveillantes comme la création de richesse par la propriété privé et la possibilité de réaliser des prêts financiers. Avec le temps, la morale a quitté la bourse pour aboutir à un système où la propriété des actions est complètement décorrélée du travail produisant la valeur. Le directeur général cherche à fidéliser ses salariés, ses clients et ses fournisseurs en travaillant sur une qualité à long terme. Tandis que les actionnaires ont une visibilité à court terme et on besoin de rentabilité rapide pour revendre les actions avant que le cours ne baisse. Nous avons là deux forces qui travaillent en sens inverse. C’est l’origine des conflits internes et des incohérences du système.

Fort heureusement, seul les très grandes entreprises sont concernées. Malheureusement, c’est l’image de tout le capitalisme qui en paye les conséquences.

En fait, le capitalisme utile est le capitalisme social et familial. C’est le capitalisme enraciné dans le capital du dirigeant de la petite PME. Dans une petite échelle, il reste très intéressant. Ainsi, une surproduction cette année peut être épargnée, stockée sous forme de richesse pour l’utiliser à d’autres fins, ou en prévention.

Quels sont les signes de la fin du capitalisme ?

Par exemple, on parle ici d’un capital que ne s’accumule plus. Un autre exemple est la relation que nous avons à la propriété qui évolue avec l’économie collaborative. Nous avons aussi l’automatisation grâce à l’avancée technologique qui va permettre un bouleversement social sur le marché du travail. Et finalement l’opensource et les imprimantes 3D qui changent complètement la donne sur l’acquisition ses richesse, leur utilisateur, recyclage, et fabrication. En conséquence, tout est en train de se réinventer.

Et après la fin du capitalisme ?

Finalement, nous pouvons nous estimer heureux d’avoir connus cette période de croissance. Elle a été très riche en enseignements. Mais admettons le, la fin du capitalisme est bien là. Les écologistes et philosophes nous avertissent sur les limites du système.

« Celui qui croit qu’une croissance infinie peut continuer indéfiniment dans un monde fini est un fou ou un économiste. » Kenneth Boulding

Aujourd’hui, nous sommes à la recherche d’un nouveau modèle sur lequel construire notre économie. Un modèle plus éthique, plus agile, plus adapté à notre niveau de conscience actuel, qui fort heureusement à évolué ces derniers siècles. En conclusion, c’est pour toutes ces raisons que nous parlerons ici d’économie intuitive : une interprétation personnelle de ce grand changement économique.