Une transition politique semble devenir urgente et nécessaire

transition politique

La transition politique

Voici une expression quasiment inexistante sur Google aujourd’hui. Mais pourquoi ? C’est un grand mystère pour moi. Il me semble clair aujourd’hui que nous arrivons à une crise politique au point de devoir engager un réel changement. Nouvelle constitution ? Nouveau modèle ?  La question n’est plus de savoir si elle va arriver, mais comment la transition politique va-t-elle se concrétiser ?

Suite aux printemps arabes, au mouvement des indignés et aux nuits debout, on s’est rassemblé, on a parlé. Et puis quoi ?

Nous avons d’un côté une tendance de partis alternatifs émergents de la gauche radicale ayant du mal à s’insérer dans le système en place tels que Podemos en Espagne, Cinque Stelle en Italie, Syriza en Grèce, et peut-être Mélanchon en France. Et puis de l’autre côté l’impossible semble devenir bien réel avec la montée de Trump et Marine Lepen. Est-ce un mal nécessaire à une réelle prise de conscience ?

La politique représente-t-elle encore quelqu’un ?

Jacques Attali a publié un livre donc le contenu est une proposition de programme politique pour le prochain président élu en France : “100 jours pour sauver la France”. Il déclare qu’aucun président n’a été élu depuis 1988 en ayant préparé un programme digne de ce nom. Nous sommes dans une crise de la politique nationale. La classe politique ne représente plus la nation. On constate qu’il n’y a pas plus de quelques centaines de milliers d’adhérents à un partit politique en France, ce qui ne représente même pas 1% de la nation. Les électeurs ne donnent plus de crédit à leurs représentants et ont de plus en plus de mal à se déplacer aux urnes.

“Le modèle politique actuel n’est plus viable.”

La classe politique a finalement beaucoup de mal à tenir ses promesses et avoir un impact sur la réalité. Nous avons lutté pour obtenir le droit de vote. Aujourd’hui le vote aux urnes ne sert plus. Le seul vote qui compte aujourd’hui, et vous le savez déjà, c’est la consommation. Quand j’achète un objet, je cautionne son système de production. Je finance son inventeur, je suis responsable de l’impact social, environnemental et économique de sa production. Sans la demande, l’offre n’existe pas. Sans les clients, l’entreprise ferme ses portes. A chaque passage à la caisse, c’est comme si je mettais 40 euros de bulletins de votes dans le système. C’est ça la transition politique.

Les questions que pose la transition politique

  • Doit-on sortir du système actuel ?
  • Doit-on réécrire la constitution et changer de modèle démocratique ?
  • Peut-on voter depuis nos smartphones ?
  • Pourquoi l’administration est-elle encore aussi compliquée à l’heure de l’ubérisation ?
  • Pourquoi sommes nous gouvernés par des personnes aussi éloignées de nos réalités ?
  • Peut-on relocaliser la politique à l’échelle locale ?
  • Le revenu universel et la flat tax sont-ils réalisables dans notre situation ?
  • Doit-on manger des choux de Bruxelles pour rembourser la dette publique ?

Par ailleurs, pour Baptiste Créteur la politique a échoué dans sa mission de maintenir l’état sous contrôle et au service des citoyens. Les contre-pouvoirs, les gardes fous ne fonctionnent pas comme prévu. Nous sommes en fait dans un système défaillant. Finalement pour lui aujourd’hui nous n’avons plus besoin de politique.

Ce qui est sûr c’est qu’un nouveau mécanisme est à inventer, et il y a de la place pour tous ceux qui ont des bonnes idées.

Comment le digital change les modèles d’entreprise ?

modèles d'entreprise

Le numérique est maintenant bien présent au sein de l’entreprise.  Il transforme les modèles d’entreprise d’une façon extrêmement rapide. Nous pouvons parfois nous sentir un peu désorienté par la vitesse de cette évolution. Pour commencer, nous verrons en quoi les stratégies évoluent. Nous continuerons avec l’étude des organisations. Et pour finir, nous verrons comment le digital transforme le management des entreprises.

Questions que posent les nouveaux modèles d’entreprise

Faut-il encore enseigner l’écriture manuscrite à l’école ? Que signifient les nouveaux titres professionnels ? Chief Happiness Officer et Digital Evangelist envahissent les nouveaux organigrammes.

Dans mon ancien job, le titre écrit sur ma carte de visite était “Customer Lover”. Enfin, plus précisément “Customer ❤” … avec un coeur. Je fais donc peut-être partie de cette nouvelle entreprise naissante, basée sur une culture de la Silicon Valley. Cette culture où l’on n’a plus besoin d’un titre de noblesse dans le titre de son emploi pour montrer qu’on l’a plus grande que le voisin.

Finie l’époque des directeurs, cadres, senior 2, et autres responsables. On ne se concentre plus sur le grade mais sur la fonction du travailleur, sur sa valeur ajoutée.

Dans le podcast ci-dessous, on évoque l’idée de ne plus enseigner l’écriture manuscrite à l’école comme c’est le cas en Finlande depuis 2016. Je vous avoue que moi aussi, j’ai eu un premier étant de rébellion en moi, une résistance au changement automatique.

Mais soyons objectifs, qui sait encore faire des divisions à la main de nos jours ? Qui sait encore faire de la calligraphie à l’encre et la plume ? Demain, l’enfant qui ne saura pas écrire en code Htlm n’aura aucun avenir professionnel. Déléguer des calculs à la machine, la calculatrice par exemple, nous a permis d’aller plus loin que nos grands-parents au même âge.

De plus, la technologie nous fait gagner du temps, et nous permet d’approfondir un sujet. Nous découvrons et intégrons en quelques heures un théorème, une formule mathématique qui a demandé une vie entière de travail à son inventeur.

En outre, l’automatisation pose beaucoup de questions sur les savoirs de bases. Quels sont les connaissances qui sont réellement importantes pour la structure de la société ? Devons nous encore apprendre à conduire des voitures, autobus, camions, train ? Est-ce vraiment utile d’apprendre les langues étrangères à l’ère du Google Translate ?

Le digital change les stratégies des entreprises

Avec l’arrivée des startups sur le marché, on observe une réelle accélération de la croissance des entreprises. Avec l’explosion du web, la spéculation est très importante sur les idées innovantes, en particulier celles liées aux réseaux sociaux.

On observe également une porosité des marchés. Dans le podcast Elisabeth cite IBM qui a gagné un appel d’offre à Malte sur la distribution d’eau, alors que ce n’est pas du tout son coeur de métier. Là ce qui est important c’est de mettre une technologie existante à disposition d’un nouveau marché, pour un nouvel usage.

Il n’y a pas d’innovation technologique mais l’entrée d’un géant des logiciels sur le marché de l’eau est bien une innovation permettant de réduire les coûts de 5 fois. Apple recrute dans la mode. Uber qui ne connaissait rien aux taxis révolutionne le marché du transport individuel. Airbnb fait trembler les grandes chaines de l’hôtellerie sans posséder un seul établissement.

En conclusion, les frontières entre les domaines d’activités s’amenuisent, sûrement grâce à la montée en compétence des multipotentialistes. Le nombre des potentiels concurrents se multiplie et s’étends à des nouveaux entrants. La barrière d’entrée commence à s’élever. On attend d’une startup qu’elle investisse les deux premières années sans obtenir de revenus, elle construit sa communauté.

On connait bien maintenant les modèles freemium qui permettent à une application de se faire connaître avant de récupérer un bénéfice. Le modèle économique des entreprises est remis en question par le web. A l’heure du gratuit sur internet, les entreprises doivent se reposer la question de leur valeur monétisable.

Les modèles d’entreprise et leurs organisations

On ne pense plus en terme de boîte, de tour de marbre dans laquelle on protège l’information. Maintenant, l’entreprise est plutôt un rassemblement d’acteurs autour d’un projet. Les plateformes de mise en relation sont peut-être les nouveaux modèles d’entreprise. Nous ne sommes plus dans une usine qui réceptionne de la matière première, la transforme et la distribue au client.

Les nouveaux modèles d’entreprise sont maintenant plutôt des sites de mise en relation où le fournisseur devient client. Par exemple chez Hopwork, on chouchoutte les freelances qui s’inscrivent pour proposer leurs services et on les accompagne pour bien remplir leur profil. Il n’est plus sous-traitant, mais partenaire stratégique.

D’où l’importance de mettre la gestion d’une communauté dans les priorités de la création d’entreprise. La plateforme dépend entièrement de la communauté qui l’utilise. Plus il y a d’utilisateurs qui se servent de Blablacar pour trouver un covoiturage, et plus y il aura d’offres. Plus il y a d’autres et plus le service et performant.

C’est ainsi que la plateforme obtient un quasi-monopole. Sa présence sur le marché dépend entièrement de l’implication de sa communauté. Ainsi, on ne raisonne plus en fonction des biens possédés, mais on se concentre sur la qualité et la fréquence des relations avec l’écosystème.

Le digital transforme le management

Les partenaires d’une plateforme deviennent des acteurs primordiaux pour le bon fonctionnement de l’entreprise. Les chauffeurs d’Uber et les propriétaires d’Airbnb ont intérêt à être heureux de travailler avec la plateforme, pour la pérennité de celle ci. Même si la relation salariale disparaît, la plateforme pourrait avoir envie de traiter les chauffeurs comme tels.

A mon avis, cette hypothèse n’est pas très pérenne. Dans l’intérêt de tous, la plateforme a tout intérêt à traiter ses partenaires avec bienveillance et respect. C’est ainsi qu’à mon avis on tend vers l’économie intuitive, une économie bienveillante et pleine de sens.

Les algorithmes remplacent le travail de certains humains. Le nombre d’emploi peu qualifié va diminuer progressivement. Les travailleurs vont se recentrer sur leur valeur ajoutée. De plus, les compétences très humaines, empathiques ne sont pas remplaçable par les machines. Et c’est tant mieux !

J’aime l’hypothèse de la journée de 4h. En automatisant ce qui n’a pas de réelle valeur, nous travaillerons moins mais pour des tâches qui ont plus de sens. Le rapport au travail évolue. La recherche de sens dans son métier est une constante qui émerge de la classe moyenne.

Pour résumer les nouveaux modèles d’entreprise

En conclusion, nous nous dirigeons vers une économie plus rapide, où la communauté et la bienveillance sont des piliers fondamentaux. La production et la technologie sont out-sourcées. Le rapport au salariat modifié. Les barrières entres les domaines d’activité bougent, voire disparaissent. C’est le plus malin, le plus rapide et le plus respectueux qui obtiendra la première place. Et finalement, arriver en premier lui garantit une énorme part du marché.

 

Pour terminer, vous trouverez ci-joint le passionnant podcast de Elisabeth Grosdhomme-Lulin, experte en prospective et innovation. Elle expose les conséquences possibles de la révolution numérique sur l’organisation des entreprises, leur stratégie et l’évolution des ressources humaines.

La pensée du nouveau monde d’après Audrey Cansot

la pensée du nouveau monde

Nos habitudes et nos croyances évoluent tous les jours. Les comportements de la société sont en pleine mutation. Nous voyons bien que nous prenons un grand virage. Nous ne savons simplement pas comment définir et nommer ce grand changement. Plusieurs penseurs sont à l’oeuvre pour tenter de modéliser cette pensée du nouveau monde. Ce qui est absolument extraordinaire, c’est de constater que cette tendance est présente dans un nombre de domaine extrêmement varié. On en parle dans la technologie, la science, l’économie, le développement personnel, la spiritualité, l’écologie, la consommation, le travail …

Pour commencer, les récentes découvertes en matière de physique quantique remettent en questions les paradigmes sur lesquels nous nous sommes construit. Jusqu’à présent nous avions opposé la pensée religieuse de la pensée scientifique. Et si finalement elle se rejoignaient pour expliquer la même réalité ? La pensée du nouveau monde est révolutionnaire car elle remet en question toutes les histoires sur lesquelles sont fondées nos civilisations. Les légendes sont à réécrire.

Audrey Cansot est une auteur, scénariste bloggeuse. Elle publie des tutoriels du nouveau monde. Cette chercheuse étudie les tendances émergentes et met en forme des modes d’emploi pour démocratiser ce changement. Elle modélise cette pensée du nouveau monde sur son blog. Ici elle est interviewé par la Télé du Grand Changement. Pour elle il est l’heure d’allier les moyens financiers aux idées du nouveau monde. Nous devons passer à l’action aussi dans l’entrepreneuriat pour mettre en forme ces idées, cette pensée du nouveau monde.

Les grandes lignes de la pensée du nouveau monde

  • Un monde basée sur l’énergie d’amour et de bienveillance.
  • Les pensées créent notre réalité. L’attention est créatrice.
  • L’intuition nous guide. Nous collaborons avec l’invisible. La connaissance est en nous.
  • Nous lâchons des mémoires et nous libérons de mécanismes, d’habitudes.
  • L’authenticité devient une évidence, on s’aligne avec soi même. On éprouve même des difficultés à jouer un rôle.
  • Nous sommes bien plus que ce qui est visible.
  • Je fais le ménage en moi, et la réalité autours de moi se remet en harmonie. Travailler sur moi même a un impact sur mon monde.
  • Le niveau énergétique de la planète est en ascension. Et cela a un impact sur la conscience globale.

Brown out : La recherche de sens dans son métier

brown out

Le brown out. En terme d’épanouissement au travail, c’est le mot qui aura marqué l’année 2016. Le brown out est ce syndrome psychologique présent en particulier chez les cadres moyens. Des métiers de plus en plus associés à des bullshit job. Les victimes de ce syndrome sentent que leur travail n’a pas de sens, qu’il n’est plus aligné avec leurs valeurs. Pris dans un étaux de pression entre une direction qui resserre les budgets et une production qui doit être de plus en plus efficiente. Ils ne savent plus où se mettre. Ils ne savent plus quel rôle jouer dans l’entreprise pour aider l’entreprise. Et ils se voient même faire des choses qui sont contraires à leur éthique, car “ils n’ont pas vraiment le choix”.

L’absurdité du travail

Il arrive un moment où le salarié se demande à quoi bon en permanence. Il commence par se demander “A quoi bon préparer ce dossier si personne ne le liera ?”, puis il se dit “A quoi bon aller à cette réunion, si personne ne s’écoute” et finalement un jour il finira par se demander “A quoi bon travailler, pour payer des factures que je n’ai pas le temps d’apprécier ?”.

Tout autours de lui semble absurde. Le salarié se sent inutile et impuissant. Il a l’impression de lutter en vain contre une structure plus grande que lui et bien trop lourde. Finalement, il arrive à l’épuisement professionnel. Le brown out peut ainsi mener à un burn out. Dans les deux cas, ce travailleur n’est pas dans les conditions psychologiques adaptées pour produire un travail de qualité et faire avancer son entreprise.

Le bonheur au travail

On penses souvent à Google et à ces autres entreprises ludiques avec un babyfoot et une séance de massage par semaine pour chaque salarié. Oui cela peut aider à déstresser dans une certaine mesure. Mais ces techniques ne seraient-elles pas utilisée pour faire oublier leur malêtre aux salariés sans pour autant leur donne l’opportunité de se pencher sur le fond de la question ?

Qu’est-ce qui nous rend plus heureux ? Travailler dans des bureaux ludiques et colorés ? Sentir que l’on est utile pour une cause qui nous est chère ? Le cadre de la Défense est-il plus heureux que l’éboueur ?

Et si le manager devenait intuitif ?

managers intuitif

L’intuition toque à la porte de l’entreprise, elle souhaite entrer. Ouvrez-lui !
Elle vient aider le manager intuitif à prendre les bonnes décisions dans le monde de l’entreprise chaotique.

L’intuition nous invite d’abord à regarder les choses sous un autre angle en prenant de la distance. Les dirigeants se partagent discrètement ce secret, mais entre eux il savent bien que l’intuition aide à piloter le navire à travers la marrée de décision à prendre pour bien diriger. La méthode intuitive fonctionne mieux que les méthodes rationnelles dans des domaines comme les études de marché.

Astuces pour devenir un manager intuitif

Suite à un entretien d’embauche, un rendez-vous important, on peut se connecter à notre intuition pour savoir si c’est une bonne décision de suivre cette collaboration. Pour savoir si on sens cette collaboration, on se met à l’écoute de notre ressentit. Ce n’est pas exactement une émotion comme la joie et la colère.

Pour Isabelle Fontaine, auteur du livre “Développer votre intuition pour prendre de meilleures décisions” : L’intuition est la capacité de capter une information de façon non conventionnelle (qui passe par les 5 sens). Aussi, l’intuition passe par nos sens intérieurs, une image intérieur, ou un ressentit physique intérieur.

En fait ce qui est compliqué aujourd’hui en entreprise c’est que nous sommes bombardés d’information extérieure, on a du mal à faire le silence. Nous avons besoin de silence en nous et autour de nous pour pouvoir être à l’écoute de notre intuition. Le manager intuitif prend le temps de faire des pauses, de sortir prendre l’air quelques minutes sans son téléphone portable.

Finalement, un manager intuitif est une personne à l’écoute de lui même, et de ses collaborateurs. Il prend des décisions avec bienveillance et sans se connecter à ses émotions telles que la peur ou la colère. Pour faire un bon choix finalement il ne faut pas travailler plus dur que le voisin. Il suffit simplement de prendre le temps d’être à l’écoute de son intuition et d’avoir le courage de la suivre.

“Trop d’information tue l’intuition”

Est-ce la fin du capitalisme ? Signaux, limites et alternatives possibles

fin du capitalisme

On le pressent comme une évidence. La fin du capitalisme semble arrivée à son terme. Après en avoir cultivé les fruits, nous avons découvert ses limites. Aujourd’hui nous sommes à la recherche d’un nouveau modèle, plus en phase avec notre niveau de conscience.

« Les forêts précèdent les hommes, les déserts les suivent. »  Chateaubriand

L’origine du capitalisme

Au départ, les idées fondatrice du capitalismes sont intéressantes. Elles sont basées sur la propriété privé, l’entreprise privé et l’accumulation de richesse. La mise en pratique d’un tel système a permis à notre société de sortir de la féodalité pour acquérir la propriété. Nous sommes entrés dans l’ère de l’individualisme. La personne ne se voit plus comme serviteur féodal, mais comme un individu à par entière capable d’exister sur un plan d’égalité face à d’autres individus. Le capitalisme a réellement transformé notre société, la façon dont nous échangeons, produisons et consommons les biens et services. Nous sommes entrés dans une phrase de grande croissance économique.

Apparition des limites

Lorsque l’on surexploite un domaine, on arrive toujours à en toucher ses limites. Prenez Excel par exemple, c’est un logiciel fantastique qui nous permet de réaliser des merveilles. Mais si l’on met tous les processus de l’entreprise à la sauce Excel, on va bien finir par trouver une limite et ressentir le besoin de passer à un outil plus puissant. C’est la même chose avec le capitalisme.

Là où le capitalisme fait ressortir ses limites, c’est dans les marchés financiers. Deux idées qui étaient initialement bienveillantes comme la création de richesse par la propriété privé et la possibilité de réaliser des prêts financiers. Avec le temps, la morale a quitté la bourse pour aboutir à un système où la propriété des actions est complètement décorrélée du travail produisant la valeur. Le directeur général cherche à fidéliser ses salariés, ses clients et ses fournisseurs en travaillant sur une qualité à long terme. Tandis que les actionnaires ont une visibilité à court terme et on besoin de rentabilité rapide pour revendre les actions avant que le cours ne baisse. Nous avons là deux forces qui travaillent en sens inverse. C’est l’origine des conflits internes et des incohérences du système.

Fort heureusement, seul les très grandes entreprises sont concernées. Malheureusement, c’est l’image de tout le capitalisme qui en paye les conséquences.

En fait, le capitalisme utile est le capitalisme social et familial. C’est le capitalisme enraciné dans le capital du dirigeant de la petite PME. Dans une petite échelle, il reste très intéressant. Ainsi, une surproduction cette année peut être épargnée, stockée sous forme de richesse pour l’utiliser à d’autres fins, ou en prévention.

Quels sont les signes de la fin du capitalisme ?

Par exemple, on parle ici d’un capital que ne s’accumule plus. Un autre exemple est la relation que nous avons à la propriété qui évolue avec l’économie collaborative. Nous avons aussi l’automatisation grâce à l’avancée technologique qui va permettre un bouleversement social sur le marché du travail. Et finalement l’opensource et les imprimantes 3D qui changent complètement la donne sur l’acquisition ses richesse, leur utilisateur, recyclage, et fabrication. En conséquence, tout est en train de se réinventer.

Et après la fin du capitalisme ?

Finalement, nous pouvons nous estimer heureux d’avoir connus cette période de croissance. Elle a été très riche en enseignements. Mais admettons le, la fin du capitalisme est bien là. Les écologistes et philosophes nous avertissent sur les limites du système.

« Celui qui croit qu’une croissance infinie peut continuer indéfiniment dans un monde fini est un fou ou un économiste. » Kenneth Boulding

Aujourd’hui, nous sommes à la recherche d’un nouveau modèle sur lequel construire notre économie. Un modèle plus éthique, plus agile, plus adapté à notre niveau de conscience actuel, qui fort heureusement à évolué ces derniers siècles. En conclusion, c’est pour toutes ces raisons que nous parlerons ici d’économie intuitive : une interprétation personnelle de ce grand changement économique.