Imprimer une maison écologique en 3D pour 48 euros

maison écologique

Massimo Moretti est l’heureux inventeur de cette imprimante 3D qui sera bientôt capable de construire une maison écologique à moindre coût. Oui, oui, vous avez bien compris.

Une maison en terre

Massimo Moretti explique dans sa conférence TED que la crise du logement va devoir résoudre de nouvelles problématiques. Dans quelques années, nous devrons loger 3 milliard de personnes pour un coût inférieur à 300 $ par maison. En s’inspirant de la guêpe qui utilise la terre et l’eau qu’elle trouve sur place pour construire sa ruche.

L’imprimante tient sur 3 pied pliables ce qui lui permet d’être facilement déplacée. La tête de l’imprimante est légère et fonctionne avec peu d’énergie. L’énergie solaire peut suffire pour construire une telle habitation.

maison écologique imprimante 3D

Cet italien a exploré le monde des imprimantes 3D pour les mettre à profit des constructions respectueuses de l’environnement. Vous savez ce qu’on appelle Earthship, des maisons construites en terre, au raz du sol pour profiter des vertus isolantes du sol. Ce sont des constructions très économiques et respectueuses. C’est ce que l’on appelle souvent des habitats passifs, car ils n’ont pas d’impact sur l’environnement.

La maison que projette d’être capable de construire Massimo devrait coûter 48 euros et être construite en une semaine par seulement deux personnes.

La matière première à insérer dans l’imprimante 3D pour construire cette maison écologique est simplement de la terre, de la paille et du sable. Des matériaux qui se trouvent facilement dans la plupart de nos paysages européens.

 

Il existe d’autres projets d’impression 3D de maisons à base d’autres matériaux, comme le ciment par exemple. Cette innovation permettrait de construire des maisons à bas coût à partir d’un modèle libre de droit téléchargeable en ligne.

Moins cher qu’une maison imprimée en béton

Apis Cor a déjà construit une maison habitable en 24h. Ce premier essai ouvre de nouvelles possibilités pour répondre rapidement à des besoins de relogement rapide. Monter la machine ne prendrait qu’une heure et n’aurait besoin que de ciment comme matière première. Pour une maison en béton de 38 m2 imprimée en 24 heures, il faut compter 10 134$ de coût de construction (matière première et main d’oeuvre pour les finitions).

Le chant des colibris rassemble pour passer à l’action

le chant des colibris

Le chant des colibris est une initiative de Pierre Rabhi, basé sur cette légende amérindienne. La légende parle d’un incendie en forêt. Le petit colibri fait des aller et retours pour prendre quelques gouttes d’eau dans son bec et tente d’éteindre le feu. Les autres animaux le regardent et lui dise que ces efforts sont inutiles. Le colibri leur répond “Au moins, je fais ma part”.

Le chant des colibris part en tournée

Cette initiative peut nous rappeler les enfoirés qu’avait créé Coluche. Une belle troupe de célébrités se réunissent pour promouvoir le projet de Pierre Rabhi et des colibris. Ils organisent une tournée de concerts en France.

Leur mission est d’encourager les citoyens à agir à leur échelle sur les causes qui nous réunissent tous :

  • Disparition de milliers d’espèces
  • Inondation, sécheresses, catastrophes climatiques
  • Emeutes, aggravation des inégalités
  • Tensions sociales et géopolitiques
  • Grande migration de population
  • Terrorisme
  • Explosion de la dette
  • Chômage, inflation
  • Elections de leaders populistes

Quelles sont les solutions ?

  • Produire une nourriture saine pour tous
  • S’assurer que chaque être humain est en sécurité, abrité, éduqué
  • Fabriquer les objets de demain avec les déchets d’aujourd’hui
  • Partager nos richesses
  • Produire de l’énergie renouvelable

Pour répondre à toutes ces problématiques, on a simplement besoin que chacun s’y mette. Changer un peu d’alimentation, d’habitudes d’achats, planter un jardin, monter un projet. Toute une liste d’actions simples est référencée sur le site du chant des colibris. Cela passe par des habitudes du quotidien à des évènements, soutient de projets, ou associations.

L’agriculture biologique n’est plus un choix, c’est une obligation

agriculture biologique

La semaine dernière je participais à un évènement autours de l’agriculture biologique et locale dans ma ville. Une petit marché de producteurs du coin qui produisent de bons produits et les vendes aux particuliers à l’occasion d’un brunch animé. Je me suis approchée du stand d’une association dont le but est d’aider les agriculteurs à faire la transition vers le bio et le biodynamique. L’agriculteur qui me parlait en dialecte était ferme

“Nous (l’humain) n’avons plus le choix. Aujourd’hui nous devons produire en bio si nous voulons manger dans les prochaines années”.

La biodiversité, la permaculture, l’agriculture biologique et biodynamique en harmonie avec les cycles lunaires, les complémentarités des plantes et des animaux et même l’agriculture quantique sont les clés d’une agriculture pérenne. Les monocultures automatisés et bombardées d’agents chimiques appauvrissent considérablement les sols.

L’agriculture familiale

Dans ce documentaire réalisé par des étudiants en ingénierie agronome, on comprend bien la différence fondamentale entre les deux types d’agricultures.

80% de l’alimentation mondiale est produite par l’agriculture familiale.

Ce sont des petites structures, souvent diversifiés qui s’adaptent facilement aux demandes du marché et vivent de façon plus pérenne si elles vendent localement.

L’agriculture capitaliste

Loin de moi l’idée de démonter le mot capitaliste à chaque article. Simplement ici on explique que l’agriculture capitalistique est basée sur l’apport de capital de départ.

Aujourd’hui, dans notre société occidentale, la réussite d’un nouvel agriculteur qui se lance ne dépend plus de son terrain ou de la qualité de ses produits mais de son coût. Plus il arrivera à baisser ses coûts, plus il pourra vendre, donc survivre sur le marché. Pour baisser les coûts de production, il faut utiliser une méthode que l’on appelle les économies d’échelle, c’est-à-dire produire en énorme quantité. Et pour produire en grande quantité, il faut une grande infrastructure, donc un apport en capital très important dès la première année. C’est ainsi que l’on observe une hausse de la barrière à l’entrée du marché agricole.

Les dégâts de l’agriculture automatisée

Je vous laisse aller vous renseigner sur les grandes sociétés commercialisant les graines comme Montsanto. En France, actuellement il est interdit de commercialiser ou d’échanger des graines ne figurant pas au catalogue officiel. Etrangement la plus part des graines du catalogue officiel sont stériles, c’est à dire que l’on ne peut pas les replanter d’une année sur l’autre. Ainsi nous sommes obligés de racheter des graines et les pesticides qui vont avec à notre fournisseur tous les ans.

Plus une agriculture est intensive et en monoculture, plus elle est menacée d’être dévastée par des épidémies. Sans parler des dégâts causés par les agents chimiques, ces étendues de plantes stériles sont d’immenses déserts de biodiversité et menacent l’écosystème (insectes, plantes sauvages et animaux locaux).

La richesse de l’agriculture biologique

L’agriculture biologique enrichie le sol et utilise des semences héritées de nos ancêtres. Ces graines sont gardées en parties d’une récolte sur l’autre pour être capable de semer l’année suivante. On maintient ainsi un patrimoine et les agriculteurs gardent une certaine autonomie tout en baissant leurs coûts de production (ici d’achat de matière première).

Ce que mon petit paysan m’expliquait est tout simplement que si nous ne nous mettons pas rapidement à la production d’une agriculture biologique, respectueuse de l’environnement et raisonnées, nos sols vont dépérir jusqu’au point où il ne sera plus possible d’y faire pousser quoi que ce soit. Si nous ne prenons pas soin de nos abeilles et autres insectes polinisateurs, nous ne seront plus en mesure de produire plusieurs variétés de fruits et légumes.

En conclusion, si vous comptez manger quelque chose dans les prochaines décennies, nous n’avez pas le choix, vous devez soutenir aujourd’hui l’agriculture locale,  paysanne, familiale, raisonnée, sans pesticides et variée.

Entrepreneur social, c’est quoi exactement ?

entrepreneur social

Entrepreneur social. On entend de plus en plus souvent ce terme depuis une petite dizaine d’années. Mais qu’est-ce que l’entrepreneuriat social ?

Entrepreneur social

Et bien c’est un type d’entrepreneur qui place les profits économique générés par son activité au profit d’une cause sociale. Tout simplement.

C’est une solution complémentaire à celle des ONG, vous savez les organisations non gouvernementales mais qui dépendent bien souvent des subventions distribuées par les grandes institutions, dont les gouvernements.

L’entrepreneur social est souvent inspiré par les travaux du Prix Nobel de la Paix, Mohammad Yunus, et créateur du microcrédit. C’est cet homme qui nous motive à utiliser la richesse de l’entreprise pour la mettre au service de l’humain. Et non l’inverse, qui hélas est trop courant.

Entrepreneur et intrapreneur du changement

Que l’on souhaites faire changer les choses en interne dans un grand groupe ou en créant une nouvelle structure, l’important est le résultat. Ici les deux types de profils tentent d’entreprendre un changement pour donner plus de sens et avoir un impact social à grande échelle.

Plus le modèle économique sera viable, plus l’impact sera conséquent. C’est ce que l’on appelle le social business. Une entreprise qui regarde les questions sociales et propose des solutions prenant en compte l’impact de la fabrication et de la vente de ses produits. On se rapproche là des idéaux du développement durable, avec l’avantage de les mettre en pratique concrètement dans le processus de l’entreprise.

Il est tout aussi important d’entreprendre en créant des startup, des associations et des entreprises responsables que dans les structures existantes. On sous estime souvent l’impact que pourrait avoir un salarié engagé et expérimenté dans un grand groupe. La difficulté du salarié expérimenté dans un grand groupe, c’est qu’il s’est souvent épuisé et qu’il n’est plus assez motivé pour faire bouger les choses. Mais s’il en trouvait la force, alors il se passerait de grandes choses.

Pour aller plus loin

Le 17 Avril 2017 démarre le MOOC lancé par Ticket For Change et HEC. Un programme pour découvrir l’intra ou entrepreneur social qui est en nous et monter notre propre projet. Inscrivez-vous avant ! Le contenu est super !

L’express en parle. 

La croissance est-elle le choix de la vie ou de la mort ?

croissance

Il n’y a que deux chemins. Celui de la vie et celui de la mort. Celui de la croissance et celui de la décroissance. Mais attention, la croissance de quoi ? Là est toute la question. Pour moi, à chaque fois que je fais un choix, j’analyse la direction que ce choix me fait prendre. Au bout du compte, si tout le monde faisait ce choix, y aurait-il de la vie ou de la mort ?

« Celui qui croit qu’une croissance infinie peut continuer indéfiniment dans un monde fini est un fou ou un économiste. » Kenneth Boulding

Ce n’est pas parce que je choisis ma croissance économique ou matérielle que c’est forcément le chemin de la vie. Car si nous consommions trop de produits en plastique, issus de l’industrie pétrolière et d’usines contaminantes dans une système économique peut responsable des vies humaines, ce ne serait pas le chemin de la vie.

Parfois, s’abstenir d’acheter peut symboliser le choix de la vie. Parfois c’est l’inverse qui se produit. Acheter permet de faire vivre une certaine économie, de la développer.

 La croissance de mes graines germées

J’aime beaucoup l’image des graines qui germent dans les bocaux de ma cuisine. Ce sont des petites graines inertes au fond d’un bocal. Je leur ajoute quelques gouttes d’eau tous les jours, et la vie jaillit pour les faire grandir. Elles occupent l’espace en quelques jours. Elles multiplient leur volume par 20 en une semaine. C’est beau et émouvant de les voir se développer ainsi.

Mais si je les cuis, verse quelques gouttes de produit vaisselle ou de vinaigre sur elle, alors la vie s’arrête. Elles arrêtent de grandir, se ratatinent, prennent de moins en moins d’espace pour finalement mourrir.

La vie et la mort se trouve en chaque chose

Chaque geste est un choix. Et chaque choix est une opportunité de choisir la vie ou la mort de ce qui nous entoure. Moi j’essaie de choisir la vie à chaque fois que l’en ai l’opportunité. Je choisis de participer à l’accroissement de la biodiversité autour de moi.

Nous pouvons appliquer cette philosophie à tout ce qui nous entoure :
Travailler avec cette personne me permettra-t-il d’être plus vivant ou plus fatigué ?
Manger ce plat me donne de la force ou m’épuise ?
Faire de ce sport met-il en péril ma vie ou rallonge-t-il mon espérance de vie ?
Ce produit vaisselle permet-il la vie dans les océans ?
Ce que je viens de dire lors de ma dernière conversation téléphonique apporte de la vie ou de la mort à mon interlocuteur ?

Accepter pour transcender, finit la lutte !

accepter pour transcender

Dans l’ancienne configuration du monde, nous avions l’habitude de lutter contre les choses qui ne nous convenaient pas. Dans le nouveau monde qui est en train d’émerger, nous allons devoir prendre de nouvelles habitudes. C’est là qui va être important d’apprendre à accepter pour transcender ce qui ne nous convient pas.

L’exemple de Corinne Gouget

Cette femme a fait un travail remarquable de prise de parole concernant les additifs alimentaires et leurs conséquences désastreuses sur notre santé. Je ne peux plus manger un soupe instantanée sans penser à elle. Corinne a pris des risques et s’est exposée publiquement pour défendre sa cause. Au risque de détruire sa vie personnelle et familiale. Ce qui a finit par arriver. Ce qui m’a le plus marqué en écoutant cette militante en conférence, c’est ce sentiment de lutte. C’est une guerrière. Elle était animée par la colère, la violence intérieure. Une rage certainement justifiée quand on écoute son histoire personnelle et que l’on découvre les dégâts sanitaires de l’industrie agroalimentaire. Mais en la regardant, je ne peux m’empêcher de penser « Est-il nécessaire de porter la rage en nous pour faire bouger les choses ? » .

La colère

En effet, parfois la colère peut nous aider à passer de l’immobilité, la victimisation à l’action. Parfois elle peut être positive si on l’utilise comme un moteur. Elle permet de faire le démarrage. Mais quels sont les risques de vivre en permanence dans la colère ?
A vivre dans la rage en permanence, on risque tout simplement d’y laisser notre santé. Nos émotions et nos pensées ont un impact direct sur notre corps et les maladies qui s’y installent. Purifier son alimentation, son corps et faire du sport ne suffit plus. Nous avons maintenant besoin de faire également attention à notre alimentation émotionnelle. Pour en savoir plus, téléchargez le Grand Dictionnaire des Maladies de Jacques Martel. Ce guide répertorie chaque maladie et l’associe à une origine émotionnelle. C’est frappant tellement c’est juste !

Accepter pour transcender

Il existe parfois des choses, des situations, des réalités que l’on n’accepte pas. Alors on se met en colère et on commence à luter contre elle pour l’empêcher d’exister.
En démarrant cette lutte, on met toute notre attention sur cette chose que l’on souhaite voir disparaître. En donnant de l’attention à une chose, on la nourrit. On lui permet d’exister et de se développer.

Accepter

Alors comment faire disparaître une injustice, une abomination ? Tout simplement en l’acceptant, en l’embrassant. Comme Martin Luther King nous en a montré la voie. Ce pasteur encourageait ses fidèles à aimer leur ennemi, et se laisser frapper. Ils acceptaient une réalité et luttaient d’une façon indirecte, passive. C’est une nouvelle façon d’obtenir un changement. Et c’est peut-être la méthode la plus adaptée à notre époque. Nous n’avons plus l’âge de prendre des armes et aller conquérir les territoires des méchants envahisseurs.

Transformer

J’ai personnellement fait le choix de terminer mes études en école de commerce bien que je n’adhérait pas totalement au système que j’étudiais. Je ne supportait pas l’étiquette de capitaliste que l’on nous colle sur le visage quand on étudie l’économie et la finance. Deux matières que je n’appréciais pas plus que ça. Mais j’ai décidé de jouer le jeux, de terminer mes études coûteuses, de rembourser le prêt étudiant et de travailler dans des entreprises. Pour moi accepter le système et en faire partie est le meilleur moyen de le changer. Mon but en travaillant dans l’entreprise est de la transformer vers quelque chose de plus éthique, qui parle à mes valeurs humanistes. Il aurait été difficile de faire changer l’entreprise si je n’y avait jamais mis les pieds.

S’accepter pour se transformer soi même

On peut utiliser cette méthode d’acceptation au niveau individuel et très intime. C’est ce que nous encourage à faire Lise Bourbeau avec son guide sur les 5 blessures de l’âme. On découvre l’une de nos blessures à travers les marques de notre masque. On prend conscience de l’origine de notre blessure. On la met en lumière, on l’accepte. Et finalement petit à petit, elle va prendre de moins en moins de place. Tout simplement parce que l’on arrête de lutter contre une partie de nous. Nous apprenons à cajoler cette partie de nous et en prendre soin pour éviter de la faire souffrir.

De la vision Stock à la vision Flux

stock

Nous avons déjà vu que la croyance du besoin de produire pour vendre n’est plus d’actualité dans l’économie intuitive. Un autre des paradigmes qui évoluent avec l’apparition de la nouvelle économie, c’est le passage de la vision du stock à la vision du flux.

“On peut analyser le nombre d’entrepreneurs à un temps t, ou bien analyser son évolution dans le temps. Cela donne des données très différentes. » Oussama Amar

Dans la nouvelle entreprise, on n’évalue plus la richesse en terme de stock de matière première. On mesure maintenant le flux de mise en relation réalisées par une application. C’est une courbe exponentielle qui découle de la croissance de la communauté. Prennez par exemple une plateforme comme Blablacar, au début le nombre de nouveaux conducteurs par mois était faible. Mais plus son nombre d’utilisateurs augmente, et plus la plateforme enregistre de nouveaux utilisateurs. C’est un cercle vertueux.

“Je préfère coacher un entrepreneur qui a beaucoup de nouveaux inscrits par jours et une petite mailling liste, plutôt qu’un entrepreneur avec un mailling liste énorme mais inactive » Aurélien Amacker

Contrairement au stock, le flux augmente de plus en plus vite quand on est dans une dynamique de construction de communauté. C’est l’exemple des abonnés à un compte bien animé sur les réseaux sociaux, ou à une liste d’emailling. Prennons par exemple le nombre de nouveaux abonnés tous les mois sur ma chaîne Youtube. Il est en constante augmentation depuis sa création il y a 6 mois. J’ai mis 4 mois à obtenir les 100 premiers abonnés. Vous me direz, c’est long pour peu de résultats. Mais l’important, c ‘est la dynamique de progression. Je n’ai mis que 2 mois pour atteindre les 200 abonnés, puis 1 mois pour atteindre les 300. Chaque palier de 100 abonnés Youtube est atteint en la moitié du temps qu’il a fallu pour le palier précédent. N’est-ce pas magique ?

C’est ainsi que l’on observe une incurvation dans la courbe du nombre d’abonnés par semaine.

stock abonnés youtube
Une augmentation de demande peut desservir une entreprise basée sur le stock. Lorsque le stock arrive à un certain palier, il déclenche un nouvel investissement pour obtenir de l’espace de stockage et une capacité à gérer plus de stock pour créer de la richesse. Ainsi les nouvelles entreprises basées sur le flux se structurent au départ, mais bénéficient positivement d’une augmentation de flux. Plus il y a de flux, et mieux l’application fonctionne, meilleur est le service.

Et vous ? Dans quelle configuration se situe votre activité économique ? Êtes-vous basés sur une dynamique de flux ou de stock ? Comment pourriez-vous appliquer ce concept à votre activité ?

Les diplômes sont obsolètes

diplômes

Dans 5 ans la moitié des compétences dans une entreprise seront obsolètes, et nous auront besoin de personnes exerçant des métiers qui n’existent pas encore. Les diplômes ont-ils toujours leur place dans notre économie ?

Dans une telle dynamique il semble impossible de former des personnes compétentes et adaptées au marché du travail si l’on suit le modèle universitaire classique. Les parcours diplômant sont bien trop long et demandent trop de validations académiques autour des programmes de formation.

Les diplômes du système universitaire sont trop long

Le diplôme universitaire est une reconnaissance sociale d’un enseignement reçus. Depuis quelques siècles, nous fonctionnons ainsi pour attester de nos compétences et nous insérer sur le marché du travail. Les études sont plus ou moins coûteuses, afin d’établir également un rand social associé à chaque profession. Mais ça, c’était avant la révolution du numérique.

La république a rendu l’éducation “gratuite”, plus ou moins. Elle donne accès à la connaissance, mais les diplômes restent payants et longs à obtenir. Un diplôme s’acquiert après une période allant de 1 à 8 ans d’études.

L’information se démocratise

Depuis quelques années, le web 2.0 nous permet de partager nos connaissances à la planète entière en quelques clics. On a commencé par les forums en ligne qui se sont formés autour d’une problématique, créant ainsi des communautés. Les retraités partagent enfin leurs connaissance et expérience sur Wikipédia à qui veut bien les écouter. Les voyageurs font vivre leurs expériences aux internautes grâce à leurs blogs. Les connaissances circulent plus librement, et il est désormais possible de répondre à toutes nos questions en consultant rapidement Google.

De plus en plus de contenu est mise en ligne gratuitement.

 Les MOOC font leur apparition. Ces massives online open courses proposent de suivre des cours dispensés par des grandes université, gratuitement et à travers le monde. Il ne reste plus qu’à payer pour obtenir le diplôme certifiant des compétences acquises. On se délecte des conférences de qualité disponibles sur des sites comme www.ted.com ainsi que des micro-formations payantes proposées par des free-lances.

L’autorité du professeur est mise à rude épreuve.

Nos smartphones en poche, nous avons accès à plus de connaissance que celle présente dans le cerveau de notre maître. La pédagogie est à réinventer. On parle de pédagogie inversée. C’est une méthode qui consiste à transformer l’enseignant en animateur d’une discussion de groupe. Ce sont les étudiants qui proposent des réponses à la problématique et apportent le contenu du cours.

Le fossé se creuse entre le foyer et l’institution

Les nouvelles technologies évoluent si rapidement qu’aujourd’hui un foyer est mieux équipé qu’une entreprise. Combien de temps a-t-il fallu pour équiper la moitié des français en smartphone ? Combien d’entreprises sont aujourd’hui équipées en smartphones ? La taille des entreprises les ralentit dans l’adoption de ces nouvelles technologies. Il en est de même pour le parcours académique. Combien d’universités ont adaptés leurs cours aux nouvelles technologies ?

Les enseignants ont déjà eu du mal à passer des transparents au powerpoint. Alors imaginez maintenant la tâche que représente les documents collaboratifs et les applications synchronisées. L’enseignement traine et se sent un peu dépassés. Ils ont des contraintes administratives qui ne sont plus adaptées au rythme actuel. On les oblige à suivre des programmes validés. La simple rédaction des programmes le rend obsolète tellement le rythme d’évolutions est soutenu.

En conclusion, nous avons besoin de temps de formation plus cours, moins contraignants et plus flexibles en fonction de l’arrivée de nouvelles technologies. Ainsi nous pourrons former sur le vif des travailleurs passionnés et dans l’ère du temps.


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Changement de paradigme : toute société se base sur des croyances

changement de paradigme

Un changement de paradigme est une révolution sociale, c’est un peu comme un grand virage. Quand on y est au coeur on ne comprend pas toujours toute son ampleur, mais lorsque l’on en sort on se rend compte de l’importance du trajet parcourus. Lorsque l’on est au coeur du virage, on se sent ballotté, mal à l’aise et secoués. Comment savoir que nous sommes au coeur d’un grand changement ?

“Ne doutez jamais qu’un petit groupe de personnes peuvent changer le monde. En fait, c’est toujours ainsi que le monde a changé.” Margaret Mead

Quels sont nos anciens paradigmes ?

Toute société se base sur des paradigmes mettant tout le monde d’accord. Cela permet une cohésion sociale, un accord implicite. Chaque grande civilisation avait ses propres croyances. La remise en question d’une croyance par une découverte scientifique provoque en général la refonte du système social. C’est la naissance d’une nouvelle civilisation.

Avant Galilée et Copernic, les paradigmes étaient :

  • La Terre est plate
  • L’homme est le centre du monde
  • Les astres tournent autours de nous

Les paradigmes qui fondent notre société moderne sont :

  • Démocratie et marché libre
  • Liberté individuelle
  • Les ressources de la Terre sont illimitées
  • Nous sommes seuls dans l’Univers
  • L’homme doit manger pour vivre
  • La science a toujours raison
  • La croissance est nécessaire à l’économie

Jared Diamond, expert du changement de paradigme

Jared Diamond est un géographe biologiste évolutionniste, professeur à l’UCLA, auteur de “Effondrement”. Il a étudié l’extinction des grandes civilisations comme les Mayas du Yucatan, Vikings du Groënland, Îles de Pâques. Jared Diamond insiste sur l’aspect complexe d’une disparition soudaine d’une civilisation en plein essor. Il a réussit cependant à détacher cinq facteurs clés récurrents.  

  1. Environnement dégradé : La civilisation en pleine expansion consomme toutes les ressources naturelles sur le territoire.
  2. Survient ensuite un dérèglement climatique qui affaiblit les écosystèmes sur lesquels sont basés la société.
  3. Résurgence des conflits militaires, la civilisation entre en conflit avec les populations voisines, ce qui nécessite une augmentation de la consommation des ressources.
  4. Déliement des alliances diplomatiques avec les civilisations voisines qui pourraient éventuellement apporter un support en cas de catastrophe.
  5. Le dernier est le facteur politique, économique et social. Aveuglement des élites, elles sont incapables d’expertiser la chute du monde et de changer leur prisme d’analyse. On assiste à un conflit d’intérêt entre l’élite qui prend des décisions à son avantage sur le court terme, et les intérêts de la survie de la société sur le long terme.

changement de paradigme

Jared Diamond explique que vu de l’extérieur, les décisions de ces populations semblent insensées. Cependant, prises dans une système de valeurs, ces civilisations finissent par prendre les mauvaises décisions et disparaissent en pleine apogée. Comme une colonie de bactérie dans une boîte à pétri, qui se multiplie par deux à chaque génération. En une seule génération la colonie épuise toutes les ressources et l’espace disponible et s’éteint.

Il y a une bonne nouvelle ?

La bonne nouvelle dans le discours un peu alarmiste de ce chercheur, c’est que le danger ne vient pas d’une cause extérieure à l’activité humaine. Étant donné que nous avons créé le problème, nous pouvons aussi le résoudre. Nous avons nous aussi des vérités admises et non négociable de notre monde, comme à l’époque de Galilée. D’après l’économiste Yannick Roudaut, les dogmes de notre système économique actuel sont :

  1. La croissance est le seul moteur de l’économie.
  2. Croissance est infinie dans un monde finit. Comme l’a bien expliqué plus haut Jared Diamond, une civilisation s’éteint si elle consomme dans limite des ressources limités.
  3. Le nécessaire sacrifice du vivant au service de la croissance. Nous nous octroyons le droit à polluer et empoisonner notre planète au service de cette croissance.

changement de paradigme

En science, nous assistons également à un changement de paradigme. Suite aux découvertes du docteur Emoto et du professeur Montagnier (prix nobel de médecine) sur la mémoire de l’eau, plusieurs dogmes scientifiques sont remis en question. De même, la physique quantique, la physique de l’infiniment petit, démontre l’influence de la pensée sur la matière. La matière est constituée de vide, et le vide est constitué d’information, de fréquences vibratoires. Les physiciens quantiques arrivent aux mêmes conclusions sur la vie et son fonctionnement que les grands maîtres spirituels. Étrange …

Évidemment, comme à l’époque de Galilée, la classe scientifique n’accueille pas d’un bon oeil ces découvertes et les dénoncent de supercherie. Les chercheurs ont du mal à trouver des financements, et personne ne souhaite publier le résultat de leur recherche. Un tas de recherches sont mises sous le tapis, car elles ne rentrent pas dans le cadre dogmatique institué par la science.

Peut-on imaginer être au coeur de ce changement de paradigme ?

Imaginez si l’homme pouvait vivre sans manger ni boire pendant de longues années en bonne santé. Imaginez si les médecins nous prescrivaient une bande son, au format mp3, à écouter trois fois par jours, pour soigner notre cancer. Imaginez si les humains pouvaient communiquer par la pensée à des milliers de kilomètres de distance. Imaginez si les citoyens pouvaient être épanouis, heureux, satisfaits sans avoir besoin de consommer. Imaginez si l’on découvrait la fréquence de l’amour, de la gratitude, et qu’on la diffusait gratuitement. Imaginez que l’on découvre le pouvoir de l’intention. Imaginez que l’on puisse reprogrammer l’ADN des êtres vivants et débloquer des parties qui seraient bloquées.

Quelles seraient les conséquences sur notre monde actuel ? Quelles seraient les répercutions sociales, politiques et économiques de telles découvertes ? Le modèle en place aurait-il intérêt à laisser ce type de découvertes éclore au grand jour ? Il faut faire le deuil, accepter qu’il est l’heure de démarrer ce changement de paradigme. Nous vivons un trait d’union entre deux mondes. On vit une période historique extraordinaire. Et tout ce que l’on a a faire, c’est individuellement croire en certaines théories renversantes, pour constituer cette masse critique.

“On ne change pas les choses en combattant la réalité existante. Pour changer quelque chose, construis un nouveau modèle qui rendra l’ancien obsolète. ” Buckminster Fuller

Le nouveau paradigme économique d’après Oussama Ammar

nouveau paradigme economique

Serions-nous à l’entrée d’une nouvelle ère économique ? Parlons de l’émergence d’un nouveau paradigme. Quels sont ses signes et ses conséquences sur notre existence ? Oussama Ammar, co-fondateur de l’incubateur de startups The Family, est connu pour ses idées disruptives sur l’avenir de notre économie. Il explique qu’en France nous vivons dans des mondes parallèles. Nous vivons dans des réalités différentes, nous ne pouvons plus prétendre de vivre la même réalité.

La commoditization, un nouveau paradigme

En français la commoditization se dit banalisation. Oussama Ammar commence par nous expliquer comment pour lui le savoir est devenu la première commodité de ce nouveau paradigme.

“Ce que les gens font est plus important que ce que les gens sont”. Oussama Ammar

Les études ne sont pas aussi importante que ce que nous sommes capable de faire sur le marché du travail. L’école est en crise et n’arrive plus à fournir quoi que ce soit à la nouvelle génération. Tout le monde peut être autodidacte, c’est le cas notamment de l’atlete vainqueur des JO après s’être formé au lancé de javelot sur Youtube. Donc être autodidacte n’a plus vraiment de valeur, et avoir un diplôme n’a plus de valeur non plus. Il est donc l’heure de ne plus attendre d’un diplôme un statut social, mais de se mettre au travail pour montrer ce que l’on est capable de faire.

L’âge entrepreneurial arrive

Pour The Family, l’âge entrepreneurial est aussi important que l’âge industriel. Dans le paradigme industriel, l’augmentation de la quantité fait baisser la qualité du produit. Alors que dans l’âge entrepreneurial, on parle de scalabilité, l’économie d’échelle. C’est-à-dire que plus on produit, plus la qualité s’améliore. A l’ère industrielle, l’investisseur et le distributeur sont rois. Aujourd’hui, ces deux éléments sont complètement remis en question. A l’ère entrepreneuriale, on peut créer une société à grand impact avec des fonds financiers très limités. On peut également commencer à vendre sur internet avant d’avoir produit, la distribution est donc complètement renversée.

Les barrières à l’entrée des marchés du nouveau paradigme sont complètement ratatinées. Les amateurs prennent le pouvoir sur la production artistique. C’est l’explosions de la production de contenus, notamment sur Youtube.

La géographie, une commodité du nouveau paradigme

On a une énorme transformation du sentiment d’appartenance des habitants d’une zone géographique. De moins en moins de personnes se sentent appartenir à leur nation comme la France. Et d’autre part, de plus en plus de personnes se sentent appartenir à la nation internet. Aujourd’hui, les entreprises ne construisent plus en s’appuyant sur l’état nation et sa notoriété. L’entreprise menace plutôt la nation de disparaître. C’est l’exemple de l’Uberisation qui abolie les taxes nationales dans certains secteurs d’activité. Ces entreprises sont au dessus de la régulation par le gouvernement, ce sont elles qui dictent les règles à présent.

“C’est pas moi qui ai fait la réforme du transport en France, c’est les français en utilisant Uber plutôt qu’un taxi” Emmanuel Macron.

L’emploi est menacé

Pour Oussama Ammar, la réduction du temps de travail va devenir évidente, dans un monde de l’automatisation. Le travail comme fonction sociale est une invention de l’ère industrielle. Il reste maintenant à inventer une nouvelle forme d’occupation qui ne passe pas par le marché du travail. Il donne des exemples d’entreprises comme Agricool, Momentom Machine et une imprimante 3D de maisons. Nous sommes capable de tout automatiser; la production alimentaire, la construction, le transport, le savoir. L’optimisation est poussée à l’extrème. Ces startups menacent des milliers d’emplois et permettent de réduire drastiquement les coûts et temps de production. Mais l’homme acceptera-t-il de ne plus avoir à travailler ?

Résistance au changement

Pour cet entrepreneur, l’état est là pour nous protéger du changement engendré par l’arrivée de l’ère entrepreneuriale. Or ce changement est un énorme tsunami inévitable, et son arrivée n’est pas négociable. Ce changement serait initié depuis la révolution française avec l’arrivée de la démocratie. Ces derniers siècles ne sont qu’une transition entre une époque de grandes inégalités et un marché réellement libéré.

“Tous les biens et services dans le monde qui ne sont pas régulés sont en déflation. C’est une source de liberté économique” Oussama Ammar

Que fera-t-on alors ?

Pour Oussama, on va passer d’un monde linéaire à un monde exponentiel. Le monde où tout était prévisible est terminé, on passe dans l’ère de l’imprévisible. Le travail ne devrai plus tenir une place aussi centrale dans notre épanouissement. L’économie d’échelle va nous permettre d’acquérir des produits de qualité pour des coûts très faibles. L’automatisation réduira le temps de travail, jusqu’à peut-être éliminer le travail. Et il ne nous restera plus qu’à trouver un sens à notre vie, et nous épanouir par d’autres activités.

nouveau paradigme économique