Nous sommes condamnés à trouver le juste milieu

trouver le juste milieu

Vous est-il déjà arrivé d’avoir un penchant naturel qui provoque des catastrophes dans votre vie ? Avez-vous pris des mesures pour éviter ce penchant naturel ? Êtes-vous finalement tombé dans l’excès inverse avant de trouver le juste milieu ? C’est bien de cela que nous allons parler aujourd’hui.

Une vie passée à trouver le juste milieu

Moi par exemple, j’avais tendance à faire trop souvent la fête quand j’étais étudiante. Puis quand je suis devenue une jeune cadre dynamique, j’ai tout arrêté net. Finalement je me rend compte que la vie ce n’est ni un monastère, ni une discothèque. Il faut des deux.

J’aime bien aussi l’exemple de la Youtubeuse crudivore Rawvana, qui du jour au lendemain arrête la cigarette, l’alcool, la viande et les aliments cuits. Elle tient ce régime principalement frugivore pendant trois ans. Finalement elle décide de revenir à une alimentation végétalienne sans gluten. C’est peut-être sa façon à elle de trouver le juste milieu ?

Le funambule cherche à trouver le juste milieu

Tout d’abord le funambule commence par se déséquilibrer sur la droite. Il ramène sont centre de gravité proche du sol pour ce recentrer. Parfois c’est sur la gauche qu’il va pencher. Sa vie sera mise en danger s’il se penche trop de chaque côté. Mais tant que les déséquilibres sont contrôlés, il ne risque pas de tomber.

On expérimente un extrème, puis l’autre. Le bonheur c’est de trouver le juste milieu, tout est une question d’équilibre.

trouver le juste milieu

L’équilibre, synonyme de paix

La paix se trouve dans la réduction des vagues émotionnelles. Il nous arrive à tous d’avoir parfois des haut et des bas. Nous avons tous une partie en nous d’un peu lunatique. La vie est faite de fluctuation, ce sont les cycles de la vie. La nuit nous permet d’apprécier le jour …

Mais quand on arrive à vivre aussi bien dans l’un que dans l’autre, dans les deux opposés, c’est là que l’on peut trouver le juste milieu. En fait c’est cela la clé du bonheur.

Mon petit secret …

C’est que quand j’étais adolescente je faisais du cirque et ma spécialité c’était le funambulisme. En fait non, j’avais le vertige. Donc techniquement je n’étais pas une funambule, j’étais une fil-de-ferriste. C’est  dire que je faisais des acrobaties sur un fil de fer à moins d’un mètre du sol.

La croissance est-elle le choix de la vie ou de la mort ?

croissance

Il n’y a que deux chemins. Celui de la vie et celui de la mort. Celui de la croissance et celui de la décroissance. Mais attention, la croissance de quoi ? Là est toute la question. Pour moi, à chaque fois que je fais un choix, j’analyse la direction que ce choix me fait prendre. Au bout du compte, si tout le monde faisait ce choix, y aurait-il de la vie ou de la mort ?

« Celui qui croit qu’une croissance infinie peut continuer indéfiniment dans un monde fini est un fou ou un économiste. » Kenneth Boulding

Ce n’est pas parce que je choisis ma croissance économique ou matérielle que c’est forcément le chemin de la vie. Car si nous consommions trop de produits en plastique, issus de l’industrie pétrolière et d’usines contaminantes dans une système économique peut responsable des vies humaines, ce ne serait pas le chemin de la vie.

Parfois, s’abstenir d’acheter peut symboliser le choix de la vie. Parfois c’est l’inverse qui se produit. Acheter permet de faire vivre une certaine économie, de la développer.

 La croissance de mes graines germées

J’aime beaucoup l’image des graines qui germent dans les bocaux de ma cuisine. Ce sont des petites graines inertes au fond d’un bocal. Je leur ajoute quelques gouttes d’eau tous les jours, et la vie jaillit pour les faire grandir. Elles occupent l’espace en quelques jours. Elles multiplient leur volume par 20 en une semaine. C’est beau et émouvant de les voir se développer ainsi.

Mais si je les cuis, verse quelques gouttes de produit vaisselle ou de vinaigre sur elle, alors la vie s’arrête. Elles arrêtent de grandir, se ratatinent, prennent de moins en moins d’espace pour finalement mourrir.

La vie et la mort se trouve en chaque chose

Chaque geste est un choix. Et chaque choix est une opportunité de choisir la vie ou la mort de ce qui nous entoure. Moi j’essaie de choisir la vie à chaque fois que l’en ai l’opportunité. Je choisis de participer à l’accroissement de la biodiversité autour de moi.

Nous pouvons appliquer cette philosophie à tout ce qui nous entoure :
Travailler avec cette personne me permettra-t-il d’être plus vivant ou plus fatigué ?
Manger ce plat me donne de la force ou m’épuise ?
Faire de ce sport met-il en péril ma vie ou rallonge-t-il mon espérance de vie ?
Ce produit vaisselle permet-il la vie dans les océans ?
Ce que je viens de dire lors de ma dernière conversation téléphonique apporte de la vie ou de la mort à mon interlocuteur ?

Comment être soi même sans passer par la phase douloureuse ?

être soi même

Etre soi même est peut être la chose la plus difficile à découvrir. Comment savoir qui nous sommes quand nous ne nous identifions plus à notre nom, métier, sexe, nationalité, caractère,  physique, … ?

On a parfois besoin de tout perdre pour mieux de retrouver soi même. C’est le cas de Laurent Gounelle et Lilou Macé, comme ils l’expliquent dans leur conférences TED ci dessous. C’est aussi l’expérience à travers laquelle sont passés Baptiste De Pape, JK Rowling et Eckhart Tolle.

Justement, Tolle raconte qu’il était déprimé la plus grande partie de sa vie jusqu’à ce qu’il connût, à l’âge de 29 ans, une « transformation intérieure » avant de devenir un enseignant spirituel heureux et libre.

Laurent Gounelle est l’auteur de plusieurs livres Best Sellers, mais quand les journalistes lui demande de parler de lui ils sont déçus. Car cet auteur a bien changé après avoir traversé une dépression, une période de chômage et avoir tout perdu. Laurent Gounelle est une personne simple, qui va à l’essentiel, qui se connecte à son essence. Il a compris que s’identifier à sa position sociale, son corps ou ses possessions ne faisait que l’éloigner de lui même. Aujourd’hui il nous partage sa méthode pour nous aussi revenir à l’essentiel et être soi même.

Lilou Macé était directrice marketing à Londres quand elle a perdu son emploi du jour au lendemain. Elle s’est retrouvée sans le sous et a dût repartir vivre chez sa mère à l’âge de 32 ans. C’est là, quand elle n’a plus rien eu à perdre qu’elle a osé faire ce grand saut dans le vide. Elle a démarré une tournée en Amérique du Nord pour interviewer ses auteurs préférés. Sa tournée, le “Juicy Living Tour” a été financé par les donations des internautes sur son blog.

4 étapes pour être soi même en douceur

Un wiki référence toutes les micro étapes pour mieux devenir soi même. Cliquez sur le lien pour étudier cela avec précisions. Voici un résumé des grandes lignes de ce guide fort intéressant et plein de sens.

Je me découvres

Dans cette phase, on apprend à se définir avec nos propres mots, sans le filtre du regard des autres. C’est une phase d’introspections. Mon programme de 21 jours pour trouver sa mission de vie vient nourrir cette réflexion. On cherche nos forces, nos talents. On digère le passé et cherche à passer à autre chose.

Je gère les autres

Ah la relation à l’autre. Pas facile comme phase. Dans cette étape, les livres comme les “4 accords Toltèques” ou  “les 5 blessures qui empêchent d’être soi même” de Lise Bourbeau peuvent bien nous aider.

Cela prend du temps de ne pas s’identifier au regard des autres, ni se comparer à eux ou se laisser déstabiliser par leurs peurs. L’idéal est d’essayer de s’entourer des personnes positives qui nous aident à nous sentir nous même.

On apprend à ce moment là que l’on ne peut pas plaire à tout le monde. Donc inutile de perdre son temps pour essayer de concilier les désirs de tout le monde. Concentrons nous sur être nous même.

Je cultive mon vrai moi

Ce qui nous amène naturellement à la phase trois. Cette phase dans laquelle on apprend à s’aimer, à se donner une place et l’attention que l’on mérite. On arrête d’être injuste envers soi même.

Je m’y tiens

Finalement la dernière étape est celle de se tenir à nos résolutions dans la durée. C’est un effort constant de rester soi même et ne plus se laisser marcher sur les pieds. On apprend tous les jours à donner de l’importance à qui nous sommes sans laisser passer le regarde des autres avant le notre.

La créativité a besoin de vide

créativité

Nos métiers intellectuels et manuels nous demandent de la créativité. Hélas, les contraintes administratives, hiérarchiques et les réglementations nous limitent souvent.

La créativité née dans la contrainte

Les contraintes physiques sont souvent source d’innovation. On a besoin de faire appel à notre esprit créatif pour trouver des arrangements. La créativité est un facteur d’amélioration d’une situation limité. Avec peu de moyens et un peu de créativité on est capable de fabriquer des objets révolutionnaires. C’est ce que l’on appelle la Jugaad Innovation.

Quand les forces s’opposent

Mais trop de contraintes peuvent également bloquer l’innovation. Si ces contraintes viennent en contradiction avec le besoin personnel, alors elles peuvent s’avérer limitantes. Prenons deux exemples.

  1. Je vis dans un appartement minuscule, et je dois faire entrer plusieurs cartons d’affaires : je vais trouver des formules astucieuses pour résoudre ma problématique.
  2. Je travaille dans un bureau d’étude, et je dois trouver une solution astucieuse pour résoudre les problématiques d’espace avant vendredi, et qui plaise à mon client.

Là on aurait besoin de compétences similaires, mais dans le second cas, l’ajout de contraintes liées à l’opinion des autres peut s’avérer très limitant. C’est l’un des blocages les plus étudiés par Julia Cameron dans son célèbre libre “Libérez votre créativité”.

Lui faire de la place

Notre créativité est comme notre bébé. Elle a besoin de temps pour naître, grandir et se renforcer avant d’être prête à affronter le monde extérieur. Nous devons la protéger de l’avis des autres. Julia Cameron explique que les meilleures oeuvres sont réalisées par les artistes qui n’ont rien à perdre. Une fois la célébrité atteinte, l’artiste se limite à ce que pourrait penser le client, le public, le donneur d’ordre.

Dans le livre “La vérité sur ce qui nous motive“, on explique que la rémunération est un facteur bloquant la productivité. Et ceci, seulement dans les cas de travail cognitif non répétitif. C’est pour cela que parfois, notre organisation du travail ne nous aide pas à nous exprimer et à donner le meilleur de nous même pour résoudre des problématiques.

L’année sabbatique

Une solution pour laisser la place à notre esprit artiste de s’exprimer serait de prendre un an de pause tous les 7 ans comme Stefan Sagmerster. Ce designer ferme sa boutique, pendant un an ses salariés et lui sont libre d’explorer divers horizons. C’est suite à ces années de césure que les meilleurs projets sont nés.

Un autre exemple est celui d’un grand cuisinier espagnol. Fernan Adria prend 7 mois de vacances par an pour laisser la place à de nouvelles idées.

L’espace fertile

Tout artiste a besoin de moments de nourriture artistique et de silence pour laisser naître de nouvelles créations. Il est important de se laisser du temps pour faire autre chose et laisse la place à la créativité.

Pour aller plus loin et approfondir votre propre esprit artistique, vous pouvez aussi livre le livre Big Magic de Elisabeth Gilbert.

 

Les principaux freins à l’émergence de l’intuition

émergence de l'intuition

Nous avons tous des blocages, des pensées et croyances limitantes. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle j’ai créé le programme « Je me libère de mes blocages ». Ceux-ci peuvent nous bloquer dans la réalisation d’un projet ou simplement dans l’écoute de notre intuition. Si notre tête est encombrée de pensées négatives et de croyances limitantes nous bloquons l’émergence de l’intuition en nous. C’est comme si les tuyaux étaient obstrués et que l’on ne comprenait pas pourquoi l’information ne coule plus. Un peu de nettoyage est nécessaire avant de développer notre intuition.

Alors voyons, quels sont ces principaux freins à l’émergence de l’intuition ?

Pensées négatives

Combien de fois par jour pensez-vous ces choses là ? Nous acceptons de nous dire des choses qui seraient inacceptable si on les dirigeait vers quelqu’un d’autre. Pourquoi ?

  • Je suis nul, idiot, moche, gros, incapable
  • Je suis vraiment trop bête
  • C’est trop difficile
  • Je ne suis pas à la hauteur
  • Il ne m’aime pas

Croyances limitantes autocentrées

  • Je n’y arriverai pas
  • Je ne suis pas capable
  • C’est impossible
  • Cela ne vaut pas la peine
  • Je ne le mérite pas
  • C’est trop beau pour moi
  • Je ne suis pas assez bien pour ça

Croyances associées à des interdits

Nous avons souvent l’impression que le bonheur ne nous est pas autorisé. Ces croyances nous bloquent dans la réception du flux d’information porté par l’intuition et dans sa mise en action.

  • Je n’ai pas le droit
  • J’ai peur de réussir
  • Il m’est interdit de
  • Je doute de pouvoir faire ceci
  • Ce n’est pas de mon ressort
  • Il me serait risqué d’être moi

Solutions pour encourager l’ émergence de l’intuition

La première des solutions est la répétition de phrases positives tous les matins devant son miroir. C’est la fameuse pensée positive, si pratiquée des américains.

  • Je vais me donner les moyens de
  • Cela vaut la peine d’essayer
  • Au fond de moi je le mérite
  • Je vais tout faire pour
  • Je choisis de me donner la permission de le faire
  • Je prends ma vie en main pour lui donner une direction

Trouver des exemples que le contraire de nos croyances est vrai est une excellente méthode. C’est ce que développe Byron Katie dans ses séminaires.

Pour une solution clé en main, vous pouvez aussi télécharger ma formation « je me libère de mes blocages » et suivre la méthode infaillible pour se libérer et passer à l’action !

Comment Lilou a construit un MOOC malgré elle ?

tous interdépendants

Vous connaissez Lilou Macé ? La journaliste française de La Télé De Lilou. J’ai la chance de collaborer avec elle depuis plus de quatre ans. Son parcours est particulièrement inspirant. C’est en observant des vies comme la sienne que j’ai eu envie de créer ce blog sur l’économie intuitive. Elle incarne concrètement cette foi en la vie par l’utilisation de l’intuition pour faire des choix professionnels importants. Elle est une aventurière de l’invisible et nous ouvre les portes vers de nouveaux possibles. Alors, voyons maintenant comment Lilou a créé un MOOC sans le faire exprès.

Elle se lance en 2007

Lilou commence à faire des interview en visioconférence il y a plus de 10 ans. Après avoir suivi une série de séminaires en développement personnel, elle a envie de partager les connaissances de ces experts avec le web. A l’époque elle est autoentrepreneur en création de site internet aux USA puis devient directrice webmarketing à Londres. Quand elle perd son job de directrice, elle décide de se lancer à 100% dans l’aventure Youtube qu’elle a déjà commencé à l’époque. Après quelques interview en visioconférence avec des auteurs américains du développement personnel, Lilou a besoin d’aller sur place. Elle démarre le Juicy Living Tour. C’est une tournée d’interviews aux Etats-Unis financée par les dons des internautes sur son site internet www.juicylivingtour.com

51 millions de vues sur ses vidéos

Keep uploading

Lilou Macé publie une quantité astronomique de contenu gratuit. Pendant près de 10 ans elle a publié entre 3 et 5 interviews par semaine. C’est un travail considérable, en plus des voyages et des séminaires qu’elle suit. Aucun de ses fans ne peut prétendre avoir vu toutes ses vidéos. Elle est la seule à en connaître l’intégralité.
Aujourd’hui ses différentes chaînes Youtube capitalisent 2200 interviews additionnées à quelques 1000 vlogs (= vidéo blogs).

Sa communauté de cocréateurs

En parallèle de sa chaîne Youtube alimentée quotidiennement de nouvelles interviews, Lilou et deux de ses amies ouvrent un réseau social : Le défi des 100 jours. Elles proposent d’appliquer à nos vies pendant 100 jours les exercices que suggèrent tous ces grand auteurs. La théorie c’est bien, mais maintenant passons aux actes. C’est ainsi que se multiplient chaque années les groupes Facebook de délicieux cocréateurs, comme elle aime nous apeller. Le réseau social du Défi des 100 jours abonde d’une foule de personnes prêts à prendre leur vie en main. Ils s’échangent leurs astuces, leurs conseils. Ils s’encouragent et se soutiennent.

275 000 délicieux cocréateurs

Qu’est-ce qu’un MOOC ?

Alors c’est quoi en vrai un MOOC ? Cela vient de l’anglais Massive Online Open Courses, qui signifie une classe massive et ouverte en ligne. C’est une communauté d’apprenants progressant en même temps à travers des contenus théoriques et des exercices pratiques. C’est exactement ce que Lilou a construit inconsciemment peut-être. Tout le contenu est grandement ouvert, il est disponible sur Youtube. Les exercices sont partagés gratuitement également, et chacun est libre de choisir les siens. Enfin, la communauté du défi des 100 jours, et plus généralement la dénomination de cocréateurs permet d’identifier des participants à ce processus d’apprentissage. Lilou a créé un énorme MOOC avant même que le mot de devienne à la mode. Bravo !

Quel est son business modèle ?

La question qui revient tout le temps quand on parle d’un truc énorme et gratuit : Mais comment ils gagnent leur vie ? Dans le cas des MOOC il est possible que l’organisation en tire un bénéfice en attirant des étudiants dans leurs universités, en vendant des livres ou certifiants des examens.
Dans le cas de Lilou Macé, rien de tout cela. Comme dit plus haut, elle vit pendant quelques années sur les donations des internautes américains. Hélas, à son arrivée en France, les coutumes sont bien différentes. Nous ne sommes pas friand de ce type de pratique par chez nous. Elle a du redoubler d’ingéniosité pour continuer à suivre son rêve après toutes ces années. Aujourd’hui elle vend ses 4 livres, ses 3 cahiers d’exercices et anime des conférences et séminaires autours des connaissances qu’elle a récolté depuis 10 ans. Lilou a déjà participé comme conférencière à deux TEDx Talk. Cet hivers vous pouviez trouver des publicités sdu défi des 100 jours dans le métro parisien.

Aujourd’hui, sa communauté apprenante tourne quasiment toute seule. Le travail réalisé par Lilou est considérable et porte ses fruit.
Et vous, comment pourriez-vous tirer des leçons de ce parcours ? Quel contenu pourriez-vous proposer en ligne pour enrichir la communauté d’apprenants ?

De la vision Stock à la vision Flux

stock

Nous avons déjà vu que la croyance du besoin de produire pour vendre n’est plus d’actualité dans l’économie intuitive. Un autre des paradigmes qui évoluent avec l’apparition de la nouvelle économie, c’est le passage de la vision du stock à la vision du flux.

“On peut analyser le nombre d’entrepreneurs à un temps t, ou bien analyser son évolution dans le temps. Cela donne des données très différentes. » Oussama Amar

Dans la nouvelle entreprise, on n’évalue plus la richesse en terme de stock de matière première. On mesure maintenant le flux de mise en relation réalisées par une application. C’est une courbe exponentielle qui découle de la croissance de la communauté. Prennez par exemple une plateforme comme Blablacar, au début le nombre de nouveaux conducteurs par mois était faible. Mais plus son nombre d’utilisateurs augmente, et plus la plateforme enregistre de nouveaux utilisateurs. C’est un cercle vertueux.

“Je préfère coacher un entrepreneur qui a beaucoup de nouveaux inscrits par jours et une petite mailling liste, plutôt qu’un entrepreneur avec un mailling liste énorme mais inactive » Aurélien Amacker

Contrairement au stock, le flux augmente de plus en plus vite quand on est dans une dynamique de construction de communauté. C’est l’exemple des abonnés à un compte bien animé sur les réseaux sociaux, ou à une liste d’emailling. Prennons par exemple le nombre de nouveaux abonnés tous les mois sur ma chaîne Youtube. Il est en constante augmentation depuis sa création il y a 6 mois. J’ai mis 4 mois à obtenir les 100 premiers abonnés. Vous me direz, c’est long pour peu de résultats. Mais l’important, c ‘est la dynamique de progression. Je n’ai mis que 2 mois pour atteindre les 200 abonnés, puis 1 mois pour atteindre les 300. Chaque palier de 100 abonnés Youtube est atteint en la moitié du temps qu’il a fallu pour le palier précédent. N’est-ce pas magique ?

C’est ainsi que l’on observe une incurvation dans la courbe du nombre d’abonnés par semaine.

stock abonnés youtube
Une augmentation de demande peut desservir une entreprise basée sur le stock. Lorsque le stock arrive à un certain palier, il déclenche un nouvel investissement pour obtenir de l’espace de stockage et une capacité à gérer plus de stock pour créer de la richesse. Ainsi les nouvelles entreprises basées sur le flux se structurent au départ, mais bénéficient positivement d’une augmentation de flux. Plus il y a de flux, et mieux l’application fonctionne, meilleur est le service.

Et vous ? Dans quelle configuration se situe votre activité économique ? Êtes-vous basés sur une dynamique de flux ou de stock ? Comment pourriez-vous appliquer ce concept à votre activité ?

Quand l’intuition nous pousse à changer de vie

changer de vie

Ces personnes sont de plus en plus à vouloir changer de vie alors qu’elles ont visiblement une vie tout comme il faut. Pourquoi ? Quelles sont les étapes ? Quels sont les résultats de ce changement ?

Pourquoi changer de vie ?

Apparemment ces personnes auraient une situation de rêve. Elles ont réussit socialement, un travail qui paie bien, en lien avec leurs longues études. Elles ont une maison tout équipée avec jardin, un mari et un chien. Mais impossible néanmoins de se sentir heureux avec ce terrible “j’avais tout”. Un vide profond nous envahis. Un manque de sens, une tristesse profonde.

Puis un jour on ressent ce besoin de sortir de cette vie cadrée et normée. Souvent c’est après la mort d’un proche ou un évènement marquant. On a besoin de respirer et de ce sentir vivant. Besoin de sentir le flow de la vie nous traverser. Le film En quête de sens, illustre bien ce long périple vers soi même.

Besoin de suivre son intuition

L’intuition nous permet de détecter instantanément un danger à travers des signaux négatifs. Elle nous envoie aussi de signaux positifs pour nous diriger vers ce qui nous fait du bien. Parfois notre intuition nous indique des directions complètement opposées à cette de la raison. Elle nous dit de faire des choses un peu folles comme de tout quitter pour aller vivre à l’autre bout du monde, alors qu’on a tout construit ici. Souvent l’intuition nous pousse à prendre des risques. Et si l’on n’ose pas, notre vie s’effondre au point que n’ayant plus rien à perdre, on finit par la suivre.

Le cas de Linda Bortoletto n’est pas un cas isolé. C’est le signe d’un grand mouvement de masse qui se prépare. Un mouvement qui est illustré par l’expression Brownout et par les activités de Switch Collective, notamment.

Les étapes de cette transformation

J’ai déjà écrit un article sur les 5 grandes étapes de la recherche de sens. Mais si l’on reprend le témoignage de cet oratrice pendant son Tedx, voici les étapes qu’elle a traversé :

  1. Situation idéale : Un travail, réussite sociale, stabilité familiale, acquisitions matérielles
  2. Un évènement tragique vient nous réveiller. On se pose des questions sur la vie et la mort.
  3. L’envie de se sentir vivant. Et sortir de ce cadre.
  4. L’envie de tout quitter, de tout recommencer. L’intuition nous siffle quelques idées.
  5. Le mental dit “non, ce n’est pas raisonnable.” C’est l’heure d’affronter ses peurs et de se débarrasser de quelques valises.
  6. Tant pis, on y vas. C’est le début d’un grand voyage.

Changer de vie était-il le bon choix ?

Après une telle expérience, on retrouve des personnes beaucoup plus présentes dans leur vie. Elles sont devenues plus intuitives et dansent avec la vie. Elle planifient beaucoup moins pour se donner la liberté de suivre leurs envies, leurs intuitions. Visiblement, changer de vie les aide à se sentir plus eux mêmes, plus heureux.


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Les usages sont prioritaires sur les outils

les usages

Depuis cinq ans je travaille dans la transformation digitale des entreprises. On me voit comme une experte en nouvelles technologies alors que je n’ai aucune connaissances techniques. N’est-ce pas fantastique ? Je ne sais pas écrire une ligne de code et je n’ai pas le dernier gadget à la mode. Mon secret ? Mon centre d’intérêt principal : les usages des clients. J’aime comprendre pourquoi mon interlocuteur utilise ses outils tous les jours. Sait-il qu’il en existe d’autres ?

La transformation digitale passe par les usages

Je vais pas vois refaire un dessin ici de la rapidité avec laquelle les nouvelles technologies évoluent. On le sait. Il y a de nouvelles techniques tous les jours. La question n’est plus de les découvrir ou les inventer. Il s’agit maintenant de les utiliser. C’est là que les usages entrent en jeux. Nous avons besoin à présent de connecter les inventeurs de solutions avec les personnes en ressentant le besoin. Mais avec la masse d’information, nous baignons tous dans l’ignorance.

Quand un client me demande s’il existe une solution pour résoudre leur problème, je répond toujours oui. La question n’est plus de savoir si elle existe, mais plutôt : comment s’appelle cette solution et à quel prix ? Il existe toujours une entreprise qui a expérimenté ce besoin là avant vous, et qui a développé une solution pour y répondre. A vous de vous approprier l’application existante et de l’adapter à votre usage.

Openinnovation

C’est là que l’open innovation vient jouer un rôle crucial dans notre développement. Elle fait le lien entre les technologies existantes et les usages dans les utilisateurs dans le besoin. Par exemple, Innocentive est une plateforme d’innovation qui met en contact les scientifiques et les entreprises en recherche d’une solution innovante. Cela fluidifie le marché de l’innovation. La valeur actuellement n’est plus dans la technologie, mais dans les usages que l’on en fait.

les usages du bullet journalles usages semaine bujo

Le Bullet Journal, les usages matérialisés

Pour vous donner un exemple de l’importance des usages, prenons le Bullet Journal. C’est une méthode d’organisation papier très en vogue en ce moment. Revenir au papier est un peu provocateur de la part d’une transformatrice digitale. Mais pourquoi dénigrer un outil s’il répond exactement à nos usages ?

Le Bullet Journal, c’est de la lowtech. Un simple cahier papier avec un stylo. On numérote les pages et on reporte le numéro des pages dans l’index en début de cahier. L’outil est tellement simple, qu’il permet de développer une grande créativité pour trouver l’usage qui correspond le mieux à la situation. Chaque utilisateur va adapter son cahier pour jouer le rôle d’agenda, de planificateur, liste de tâches et notes de rendez-vous. Chaque page répond au besoin d’un usage. Et l’avantage de cet outil est sa flexibilité. Chaque page blanche peut se transformer en tableur, en mindmapping, en to-do liste ou en calendrier hebdomadaire.

bullet journal

Quand on se passionne pour les usages des utilisateurs, il est fascinant de parcourir le web à la recherche de photos de bullet journal. Chaque utilisateur réinvente la page en fonction de son besoin. Dans ce cas il n’a pas besoin de passer par la main experte d’un développeur pour adapter une application web. Imaginez le bond technologique que nous vivrons quand tout le monde saura écrire le code. Chaque personne pourra adapter ses outils à son usage, et nous auront des outils hightech 100% sur mesure.

les usages du bullet journal

En conclusion, il n’est pas tant question d’outil que d’usage. L’important ce n’est pas d’avoir la meilleur application du marché, ou la moins chère. Si elle ne répond pas à notre besoin, c’est du temps et de l’argent de perdu pour tout le monde. Se poser la question de nos usages devient nécessaire dans un monde rempli d’outils à disposition.

Bon choix !

Entreprise libérée transforme le circuit de décision

entreprise libérée

Et si on parlait un peu d’entreprise libérée ? Avoir de bonnes conditions de travail, c’est important. Mais cela ne fait pas tout. Une fois que nous avons mis nos collaborateurs dans de bonnes conditions physiques de travail, il est probable que certaines idées commencent à émerger. La transformation a démarré. Nous avons besoin maintenant d’un processus de validation performant pour ne pas bloquer les idées et leur permettre de voir le jour.

Avant l’entreprise libérée : l’exaspération

Hélas aujourd’hui trop d’entreprises fonctionnent avec un système complexe de validation. Un opérateur a une idée, s’il ose la faire remonter à son supérieur, il faudra attendre la prochaine réunion avec le grand chef pour obtenir une autorisation. L’idée n’est pas défendue par la personne qui en est à l’initiative, et le projet tombe à l’eau. On peut réaliser l’opération quelques fois, ensuite le travailleur va se fatiguer de ces échecs et évitera soigneusement de proposer ses prochaines idées. Non pas pour faire du tord à l’entreprise, mais pour éviter d’être déçu à nouveau, il se protège.

Qu’est-ce que l’entreprise libérée ?

 

On parle d’entreprise libérée pour dire qu’elle est libérée de son management. C’est un sujet qu’a étudié Isaac Getz et qu’il promeut largement au sein du management français. On parle d’horizontaliser la hiérarchie, de libérer les prises de décisions et de se laisser guider par le bon sens et une vision commune.

D’après Alexandre Gérard, chez Chronoflex dans le documentaire d’Arte “Bonheur au travail”, les trois différences entre une entreprise classique et une entreprise libérée sont :

  1. L’information est détenue par les personnes créant de la valeur, et non plus par le pouvoir. C’est la démocratisation de l’information qui délivre une liberté d’action.
  2. Puisque la richesse est faite par les équipes opérationnelles, la prise de décision se fait par les personnes qui créaient de la valeur.
  3. La voix de toutes les personnes qui créaient de la richesse est supérieure à celle du propriétaire de l’entreprise.

Attention, il est très facile de croire que nous sommes dans une entreprise libéré. Sur le papier, plusieurs dirigeants vous dirons “chez nous on fonctionne déjà comme ça”. Mais en vrai, il est assez rare de réussir à réunir tous les éléments pour que la parole se délie, pour que les actes et choix soient vraiment libres. Je préfère penser que tant qu’il ne se passe pas de miracle dans l’entreprise, elle n’est pas encore totalement libérée. Ce que j’appelle un miracle, ce sont des initiatives prises par les salariés sans demander la permission, spontanément, pour le bien de l’entreprise et du client.

Le fonctionnement des entreprises libérée fait rêver bien des entrepreneurs. Pourtant la transition est longue et fastidieuse. Elle doit se faire dans la discrétion et la douceur. Heureusement plusieurs entreprise étant déjà passées par là partagent leur expérience pour faciliter le passage des prochaines. Chaque modèle est unique et dépend entièrement de la culture d’entreprise.

Les 3 populations touchées par la transformation

L’équipe de direction est celle qui prend la décision de cette transition. Après une phase d’information discrète, et de rencontres passionnantes, elle souhaite effectuer le virage. Elle sait que la période de transition sera longue et va demander un effort constant pour créer de nouveaux repères. Mais au fond d’elle, la direction espère avec soulagement ne plus être utile à l’entreprise et pouvoir la laisser vivre en autonomie.

Les managers sont ceux qui ont du mal à trouver leur place dans le nouveau système. Ils vont devoir passé du statut de privilégiés à celui de jardinier. Ils ne doivent plus demander des comptes en permanence à leurs équipes. Le manager se met maintenant au service de son équipe, comme un jardinier arrose une belle plante. Un tout autre mécanisme.

Les travailleurs se voient obtenir la confiance de leur direction. Ils étaient au bas de l’échelle, et prennent à présent une place centrale dans le circuit de la prise de décision. Certains ne le vivront pas bien, mais la grande majorité se sentira honorée de cette confiance.