Qu’est-ce qu’une startup licorne ?

licorne

Dans le milieu des entreprises, on appelle licorne ces startup à très grand succès. Prennons par exemple Airbnb, Snapchat, Xiaomi, Uber, Pinterest, Blablacar, Dropbox … Ce sont des microentreprises du web qui sont parties de rien et ont construit un empire intergalactique en quelques années.

 

Précisons avant la définition d’une startup

Une startup est une entreprise innovante, souvent basée sur le web, qui acquiert une croissance très rapide dans ces premières années. En cette période de soit-disant crise, le milieu des startups ne connais pas de régression. L’innovation et le digital sont deux secteurs très porteurs et occupent une place de marché de plus en plus importante. En fait, je ne sais même pas si on peut parler de secteur de l‘innovation et du digital. Je penses qu’il serait plus approprié de dire que tous les secteurs sont maintenant contraints de basculer vers l’innovation digitale pour avoir une chance de survivre. Ce n’est plus une partie du marché, mais le marché entier qui est porteur de l’innovation et du numérique.

Et la licorne dans tout ça ?

La licorne est une startup particulièrement douée. C’est un animal rare et magique. Elle perce avec sa corne les plafonds de verre établis par les marchés et ouvre de nouvelles possiblités.
Cette expression inventée par Aileen Lee en 2013 caractérise principalement les startup de la Silicon Valley valorisées à plus d’un milliard de dollars. Elle choisit ce mot « Licorne », en anglais Unicorn car il renvoit à la rareté, au miracle et à la fantésie souvent présente dans le milieu des geeks qui peuplent les startups.

Une particularité de ces licornes, est le succès et l’adoption massive de la part du public. Prennons par exemple Whatsapp, Snapchat ou Instagram. Ces sociétés ont été vendues une petite fortune quelques années après leur création, et avant même d’avoir généré aucun profit. L’investisseur mise simplement sur le potentiel de la communauté d’utilisateurs.

Les principales caractéristiques d’une licorne

    • C’est une startup : Elle connait une croissance violente
    • C’est une entreprise dans le secteur de l’innovation digitale
    • Elle est valorisée plus d’un milliard de dollars
    • Elle représente un object de spéculation de la part de ces investisseurs, sans corrélation directe avec les profits qu’elle génère réellement

 

 

De la vision Stock à la vision Flux

stock

Nous avons déjà vu que la croyance du besoin de produire pour vendre n’est plus d’actualité dans l’économie intuitive. Un autre des paradigmes qui évoluent avec l’apparition de la nouvelle économie, c’est le passage de la vision du stock à la vision du flux.

“On peut analyser le nombre d’entrepreneurs à un temps t, ou bien analyser son évolution dans le temps. Cela donne des données très différentes. » Oussama Amar

Dans la nouvelle entreprise, on n’évalue plus la richesse en terme de stock de matière première. On mesure maintenant le flux de mise en relation réalisées par une application. C’est une courbe exponentielle qui découle de la croissance de la communauté. Prennez par exemple une plateforme comme Blablacar, au début le nombre de nouveaux conducteurs par mois était faible. Mais plus son nombre d’utilisateurs augmente, et plus la plateforme enregistre de nouveaux utilisateurs. C’est un cercle vertueux.

“Je préfère coacher un entrepreneur qui a beaucoup de nouveaux inscrits par jours et une petite mailling liste, plutôt qu’un entrepreneur avec un mailling liste énorme mais inactive » Aurélien Amacker

Contrairement au stock, le flux augmente de plus en plus vite quand on est dans une dynamique de construction de communauté. C’est l’exemple des abonnés à un compte bien animé sur les réseaux sociaux, ou à une liste d’emailling. Prennons par exemple le nombre de nouveaux abonnés tous les mois sur ma chaîne Youtube. Il est en constante augmentation depuis sa création il y a 6 mois. J’ai mis 4 mois à obtenir les 100 premiers abonnés. Vous me direz, c’est long pour peu de résultats. Mais l’important, c ‘est la dynamique de progression. Je n’ai mis que 2 mois pour atteindre les 200 abonnés, puis 1 mois pour atteindre les 300. Chaque palier de 100 abonnés Youtube est atteint en la moitié du temps qu’il a fallu pour le palier précédent. N’est-ce pas magique ?

C’est ainsi que l’on observe une incurvation dans la courbe du nombre d’abonnés par semaine.

stock abonnés youtube
Une augmentation de demande peut desservir une entreprise basée sur le stock. Lorsque le stock arrive à un certain palier, il déclenche un nouvel investissement pour obtenir de l’espace de stockage et une capacité à gérer plus de stock pour créer de la richesse. Ainsi les nouvelles entreprises basées sur le flux se structurent au départ, mais bénéficient positivement d’une augmentation de flux. Plus il y a de flux, et mieux l’application fonctionne, meilleur est le service.

Et vous ? Dans quelle configuration se situe votre activité économique ? Êtes-vous basés sur une dynamique de flux ou de stock ? Comment pourriez-vous appliquer ce concept à votre activité ?

Le nouveau paradigme économique d’après Oussama Ammar

nouveau paradigme economique

Serions-nous à l’entrée d’une nouvelle ère économique ? Parlons de l’émergence d’un nouveau paradigme. Quels sont ses signes et ses conséquences sur notre existence ? Oussama Ammar, co-fondateur de l’incubateur de startups The Family, est connu pour ses idées disruptives sur l’avenir de notre économie. Il explique qu’en France nous vivons dans des mondes parallèles. Nous vivons dans des réalités différentes, nous ne pouvons plus prétendre de vivre la même réalité.

La commoditization, un nouveau paradigme

En français la commoditization se dit banalisation. Oussama Ammar commence par nous expliquer comment pour lui le savoir est devenu la première commodité de ce nouveau paradigme.

“Ce que les gens font est plus important que ce que les gens sont”. Oussama Ammar

Les études ne sont pas aussi importante que ce que nous sommes capable de faire sur le marché du travail. L’école est en crise et n’arrive plus à fournir quoi que ce soit à la nouvelle génération. Tout le monde peut être autodidacte, c’est le cas notamment de l’atlete vainqueur des JO après s’être formé au lancé de javelot sur Youtube. Donc être autodidacte n’a plus vraiment de valeur, et avoir un diplôme n’a plus de valeur non plus. Il est donc l’heure de ne plus attendre d’un diplôme un statut social, mais de se mettre au travail pour montrer ce que l’on est capable de faire.

L’âge entrepreneurial arrive

Pour The Family, l’âge entrepreneurial est aussi important que l’âge industriel. Dans le paradigme industriel, l’augmentation de la quantité fait baisser la qualité du produit. Alors que dans l’âge entrepreneurial, on parle de scalabilité, l’économie d’échelle. C’est-à-dire que plus on produit, plus la qualité s’améliore. A l’ère industrielle, l’investisseur et le distributeur sont rois. Aujourd’hui, ces deux éléments sont complètement remis en question. A l’ère entrepreneuriale, on peut créer une société à grand impact avec des fonds financiers très limités. On peut également commencer à vendre sur internet avant d’avoir produit, la distribution est donc complètement renversée.

Les barrières à l’entrée des marchés du nouveau paradigme sont complètement ratatinées. Les amateurs prennent le pouvoir sur la production artistique. C’est l’explosions de la production de contenus, notamment sur Youtube.

La géographie, une commodité du nouveau paradigme

On a une énorme transformation du sentiment d’appartenance des habitants d’une zone géographique. De moins en moins de personnes se sentent appartenir à leur nation comme la France. Et d’autre part, de plus en plus de personnes se sentent appartenir à la nation internet. Aujourd’hui, les entreprises ne construisent plus en s’appuyant sur l’état nation et sa notoriété. L’entreprise menace plutôt la nation de disparaître. C’est l’exemple de l’Uberisation qui abolie les taxes nationales dans certains secteurs d’activité. Ces entreprises sont au dessus de la régulation par le gouvernement, ce sont elles qui dictent les règles à présent.

“C’est pas moi qui ai fait la réforme du transport en France, c’est les français en utilisant Uber plutôt qu’un taxi” Emmanuel Macron.

L’emploi est menacé

Pour Oussama Ammar, la réduction du temps de travail va devenir évidente, dans un monde de l’automatisation. Le travail comme fonction sociale est une invention de l’ère industrielle. Il reste maintenant à inventer une nouvelle forme d’occupation qui ne passe pas par le marché du travail. Il donne des exemples d’entreprises comme Agricool, Momentom Machine et une imprimante 3D de maisons. Nous sommes capable de tout automatiser; la production alimentaire, la construction, le transport, le savoir. L’optimisation est poussée à l’extrème. Ces startups menacent des milliers d’emplois et permettent de réduire drastiquement les coûts et temps de production. Mais l’homme acceptera-t-il de ne plus avoir à travailler ?

Résistance au changement

Pour cet entrepreneur, l’état est là pour nous protéger du changement engendré par l’arrivée de l’ère entrepreneuriale. Or ce changement est un énorme tsunami inévitable, et son arrivée n’est pas négociable. Ce changement serait initié depuis la révolution française avec l’arrivée de la démocratie. Ces derniers siècles ne sont qu’une transition entre une époque de grandes inégalités et un marché réellement libéré.

“Tous les biens et services dans le monde qui ne sont pas régulés sont en déflation. C’est une source de liberté économique” Oussama Ammar

Que fera-t-on alors ?

Pour Oussama, on va passer d’un monde linéaire à un monde exponentiel. Le monde où tout était prévisible est terminé, on passe dans l’ère de l’imprévisible. Le travail ne devrai plus tenir une place aussi centrale dans notre épanouissement. L’économie d’échelle va nous permettre d’acquérir des produits de qualité pour des coûts très faibles. L’automatisation réduira le temps de travail, jusqu’à peut-être éliminer le travail. Et il ne nous restera plus qu’à trouver un sens à notre vie, et nous épanouir par d’autres activités.

nouveau paradigme économique

Une Youtubeuse dénonce les lobbys européens

lobbys

Leatitia, du blog Le corps La maison L’esprit anime une chaîne Youtube autour des thématiques bio, écolo, minimaliste. Elle a été choisie par Google pour représenter les jeunes bloggers français et aller poser des questions au président de la commission européenne. La gentille Youtubeuse n’a pas trop apprécié les tentatives de censure des lobbys. Ils n’ont pas été déçus du voyage.

Voici l’interview diffusée en direct le 14 septembre 2016, depuis Bruxelles :

Leatitia et son équipe d’amis youtubeurs ont filmé toutes les étapes de la préparation de cette interview. Elle était censée poser les questions de ces lecteurs en toute liberté. Mais c’était sans compter sur la censure des médiateurs. Quel pouvoir ont les lobbys à la commission européennes ? Tous les échanges sont documentés dans ce film réalisé à postériori sur cette affaire :

Finalement, elle s’exprime dans cette vidéo pour expliquer comment Youtube l’a menacé pour plaire à Junker. Elle ne s’est pas laissée impressionnée par ces tentatives de manipulation des lobbys. Leatitia n’a pas froid au yeux et elle sait garder son sang froid. Bravo.

Voilà encore un exemple de renversement de la pyramide. Pour atteindre une quote de popularité et une certaine audience, les hauts placés doivent passer par des blogueurs. Nous avons donc là encore les amateurs qui reprennent leur pouvoir. La seule différence, et Leatitia en est une excellente preuve, c’est que la nouvelle génération n’est pas aussi corruptible. Elle en a assez de ces histoires de lobbys, d’abus de pouvoir et de conflits d’intérêts. La nouvelle génération a besoin d’authenticité, de vérité et de transparence. Encore une fois bravo Leatitia pour ce courage.

 

Une crise financière pourrait déclencher une transformation

crise financière

La crise financière est-elle une réalité ? Les alarmistes se font de plus en plus présents sur le web. Plusieurs économistes nous alertent depuis plusieurs mois, voire années, sur la situation critique des banques européennes en particulier. Un effet domino pourrait menacer l’économie de s’effondrer. Pour en savoir plus, faites quelques recherches sur Pierre Jonanovic, Olivier Delamarche, Olivier Berruyer, Cécile V. 

“Dieu qui s’est assis sur le rebord du monde et qui pleure de le voir tel qu’il est” Francis Cabrel

Après la crise économique de 2008 avec les subprimes et l’explosion de la bulle immobilière nous avons assisté à un effondrement des marchés financiers. Depuis 2008 on commence à avoir un avant goût de ce qui pourrait pour arriver quand les mauvaises gestions seront visibles.

Rien ne va plus

Si les économistes cités plus haut disent vrai, la dette publique ne pourras être remboursée. Le non remboursement de la dette aura forcément un impact sur l’épargne des familles et sur les relations internationales. On vivrait une réelle crise financière. Depuis les accords de Bretton Woods, les états se sont mis d’accord pour faire sauter l’étalon dollar-or. Depuis nous utilisons une monnaie virtuelle, qui n’est plus basée sur les ressources limitées en or de la planète.

D’après Olivier Delamarche, il est irresponsable de penser qu’une entreprise ou une nation puisse réaliser une croissance constante de 5%. Toute activité a une croissance au début de son existant, elle atteint ensuite un plateau puis arrive à une décroissance. Et c’est normal, c’est le propre des cycles économiques. Olivier Berruyer dont la spécialité est la gestion des risques financiers à long terme, dénonce dans son blog www.les-crises.fr, l’effondrement des finances publiques, du système bancaire, ect … Pour lui les cerveaux sont au service des marchés financiers au lieu d’être au service de la production économique. Plusieurs économistes prédisent une crise économique pire qu’en 1929.

Que peut-on faire en cas de crise financière ?

On ne va pas s’étendre sur ces sujets aussi complexes que désagréables. L’objet de cette recherche n’est pas d’être alarmiste. Mais simplement de faire le constat d’un système malade dans lequel nous vivons. Le système économique dans lequel nous vivons depuis quelques générations n’est pas viable, il arrive à sa fin. Il est évident qu’il va finir par s’effondrer et faire place à un nouveau système d’échange des biens et services.

Comme le phoenix, notre économie va et doit renaître de ces cendres pour repartir sur le bon pied.

L’objectif de ce blog est de nous mobiliser pour commencer à construire le nouveau modèle économique de notre société dans lequel nous préparons notre avenir. La prise de conscience est importante, c’est la première étape d’un changement. Si l’on n’ouvre pas les yeux sur nos erreurs, on ne pourra pas éviter de les répéter.

Les freins au changement

La peur nous empêche de construire, elle nous paralyse. Les attentats récents et l’état d’urgence sont des obstacles à cette transformation et viennent nous éviter d’agir. Dans un climat de peur, nous sommes frileux et ne donnons pas le meilleur de nous. Nous arrêtons les investissements et donc nous congelons l’économie. Afin de construire la nouvelle économie, nous avons besoin de nous placer dans un climat de confiance. 

La croissance n’est plus possible

Pierre Rabhi, le père de l’agroécologie, explique que la croissance continu est impossible. On ne peut pas prétendre de croître de façon infinie sur une planète dont les ressources sont limitées. Mathieu Ricard aime parler d’harmonie durable, et non plus de développement durable. Dans développement durable, on a toujours cette notion de croissance continue, or on sait bien qu’il n’est plus possible de croître sans limites étant donné les limites matérielles de la planète. L’harmonie durable est un concept intéressant qui n’implique pas de prendre le dessus sur la nature et l’environnement. L’homme doit apprendre à vivre avec la nature. Comme en parle Pierre Rabhi, nous devons coopérer avec la nature. Elle peut travailler pour nous, avec nous, si nous en prenons soin.

Agir dès maintenant

On peut commencer à construire un système parallèle dès aujourd’hui. Ainsi en cas de rupture de la normalité, cette nouvelle économie aura déjà les bases. Pour cela restons confiant et positif, basons nous sur les belles initiatives qui sont en train de se mettre en place.

Une transformation basée sur de nouvelles alternatives

Des alternatives sont déjà envisagées pour remédier à une telle crise financière. Des systèmes parallèles se mettent en place pour continuer à faire fonctionner l’activité en cas d’interruption de la normalité. Si une telle crise financière arrivaient, il y aurait une période de crise à laquelle il vaut mieux être préparé. Après cette période de transition qui peut durer quelques jours ou semaines, de nouvelles habitudes se mettraient en place. C’est une nouvelle économie qui naîtra de ses cendres.

Pour commencer à se préparer, voici quelques pistes de réflexion :

  • Les monnaies alternatives pourraient fonctionner en cas d’effondrement de l’euro : Bitcoin, 37 monnaies locales en France.
  • Des applications d’échanges et de troc sont déjà en marche et d’autres vont arriver sur le marché. Comme par exemple l’application Indigo qui devrait bientôt sortir pour nous permettre d’échanger des biens et des coups de mains sans aucun échange monétaire.
  • Les astuces de survivalistes se diffusent sur le web. Ces mamas prévoyantes conseillent de faire quelques réserves de conserves au cas où.
  • Une distribution alternative des denrées avec le réseau AMAP, La ruche qui dit Oui est déjà en place.
  • Toutes les applications de l’économie collaborative sont là pour poser les fondations du système naissant. Par exemple, les mises en relations pour des trocs de garde d’enfant gratuits.

Alors pour bien préparer cette transition de la façon la plus douce possible, commençons à nous informer dès aujourd’hui. Nous pouvons commencer à utiliser ces outils, ces réseaux de distribution pour nous familiariser avec eux. Si vous avez d’autres idées et suggestions, partagez-les nous en commentaires. Toutes les bonnes idées sont bonnes à prendre. Merci !

En quête de sens – Le film

licorne

C’est l’histoire de deux copains qui se retrouvent dans la vie professionnelle à New York. Après un accident qui le cloue au lit et l’oblige à regarder plein de documentaires alarmistes, ils décident de tourner un documentaire ensemble. Ils commencent par l’Inde, rentrent en France. Puis repartent au Mexique, en Amérique du sud et aux Etats-Unis en quête de sens.

Leur chemin part de la vie professionnelle hyper active ancrée dans un marketing de luxe. Il démarrent par la rencontre avec ces agriculteurs indiens qui se sont fixé pour mission de conserver les graines non modifiées génétiquement pour assurer un avenir agricole à l’Inde.

“Hapiness is when you know you have enough” Le bonheur c’est quand on sait qu’on a assez et qu’on s’en satisfait.

C’est en partant en quête de sens que l’on ouvre les yeux sur des réalités frappantes. On réalise que jusque là nous pensions qu’une bonne carrière professionnelle, une belle maison et un mariage comme il faut nous apporteraient le bonheur. Finalement un petit paysan indien qui n’a rien de tout cela nous dit que le bonheur n’est pas dans la quête de l’impossible mais dans la satisfaction du moment présent. C’est une croyance qui s’effondre.

“Le plaisir tu peux l’acheter sur le marché. Le bonheur tu ne peux pas l’acheter sur le marché, tu dois regarder en toi. Profondément en toi”

C’est là que démarre le travail sur soi. Le développement personnel. On travaille sur nous même, puis sur notre relation à l’autre et finalement on s’interroge sur notre relation à Dieu, à l’Univers. Ils vont faire une retraite de Yoga, expérimenter la yourte de sudation au mexique et travailler un peu leur méditation. Ils interviewent Pierre Radhi, Frédéric Lenoir, Docteur Navaro, Trinh_Xuan_Thuan, Vandana Shiva et plein d’autres acteurs influents dans l’écologie, l’éveil des consciences, l’astrologie, la physique quantique et le développement personnel.

Voir le documentaire En Quête de Sens.

En quête de sens

Les étapes du chemin en quête de sens

L’éveil des consciences démarre souvent par un ras-le-bol du quotidien, de la société actuelle. Cela peut se présenter comme un accident, un burnout, un brownout, une crise existentielle ou une simple dépression. On se réveille comme dans un sursaut. On se rend compte que l’on s’est laissé guidé dans une situation qui ne nous convient pas.

C’est là que démarrent les recherches. On s’informe sur notre alimentation, la production des médicaments, l’impact de nos achats sur l’environnement. On cherche beaucoup d’information jusqu’à se sentir abattu par notre situation. On constate l’ampleur des dégâts, tout le mal qu’on a fait à notre planète et à ses habitants. On réalise qu’il y a beaucoup de boulot pour réparer tout ça.

Finalement on décide de démarrer par notre petit coin de terre, par nous même. C’est là que l’on commence à travailler sur soi. On apprend à se connaître soi même, on se libère de certaines mémoires, on travaille nos blocages, nos peurs. Après un certain nettoyage, on va se sentir capable d’affronter la relation à l’autre. On commence à faire le ménage dans nos relation, puis on cherche à rendre celles qui restent plus saines et constructives. Finalement au travers de tout ce travail, c’est notre relation à l’Univers, à la vie, à Dieu qui se transforme. C’est là, et après toutes ces étapes que l’on pourra trouver un sens à notre existence.

 

Comment le digital change les modèles d’entreprise ?

modèles d'entreprise

Le numérique est maintenant bien présent au sein de l’entreprise.  Il transforme les modèles d’entreprise d’une façon extrêmement rapide. Nous pouvons parfois nous sentir un peu désorienté par la vitesse de cette évolution. Pour commencer, nous verrons en quoi les stratégies évoluent. Nous continuerons avec l’étude des organisations. Et pour finir, nous verrons comment le digital transforme le management des entreprises.

Questions que posent les nouveaux modèles d’entreprise

Faut-il encore enseigner l’écriture manuscrite à l’école ? Que signifient les nouveaux titres professionnels ? Chief Happiness Officer et Digital Evangelist envahissent les nouveaux organigrammes.

Dans mon ancien job, le titre écrit sur ma carte de visite était “Customer Lover”. Enfin, plus précisément “Customer ❤” … avec un coeur. Je fais donc peut-être partie de cette nouvelle entreprise naissante, basée sur une culture de la Silicon Valley. Cette culture où l’on n’a plus besoin d’un titre de noblesse dans le titre de son emploi pour montrer qu’on l’a plus grande que le voisin.

Finie l’époque des directeurs, cadres, senior 2, et autres responsables. On ne se concentre plus sur le grade mais sur la fonction du travailleur, sur sa valeur ajoutée.

Dans le podcast ci-dessous, on évoque l’idée de ne plus enseigner l’écriture manuscrite à l’école comme c’est le cas en Finlande depuis 2016. Je vous avoue que moi aussi, j’ai eu un premier étant de rébellion en moi, une résistance au changement automatique.

Mais soyons objectifs, qui sait encore faire des divisions à la main de nos jours ? Qui sait encore faire de la calligraphie à l’encre et la plume ? Demain, l’enfant qui ne saura pas écrire en code Htlm n’aura aucun avenir professionnel. Déléguer des calculs à la machine, la calculatrice par exemple, nous a permis d’aller plus loin que nos grands-parents au même âge.

De plus, la technologie nous fait gagner du temps, et nous permet d’approfondir un sujet. Nous découvrons et intégrons en quelques heures un théorème, une formule mathématique qui a demandé une vie entière de travail à son inventeur.

En outre, l’automatisation pose beaucoup de questions sur les savoirs de bases. Quels sont les connaissances qui sont réellement importantes pour la structure de la société ? Devons nous encore apprendre à conduire des voitures, autobus, camions, train ? Est-ce vraiment utile d’apprendre les langues étrangères à l’ère du Google Translate ?

Le digital change les stratégies des entreprises

Avec l’arrivée des startups sur le marché, on observe une réelle accélération de la croissance des entreprises. Avec l’explosion du web, la spéculation est très importante sur les idées innovantes, en particulier celles liées aux réseaux sociaux.

On observe également une porosité des marchés. Dans le podcast Elisabeth cite IBM qui a gagné un appel d’offre à Malte sur la distribution d’eau, alors que ce n’est pas du tout son coeur de métier. Là ce qui est important c’est de mettre une technologie existante à disposition d’un nouveau marché, pour un nouvel usage.

Il n’y a pas d’innovation technologique mais l’entrée d’un géant des logiciels sur le marché de l’eau est bien une innovation permettant de réduire les coûts de 5 fois. Apple recrute dans la mode. Uber qui ne connaissait rien aux taxis révolutionne le marché du transport individuel. Airbnb fait trembler les grandes chaines de l’hôtellerie sans posséder un seul établissement.

En conclusion, les frontières entre les domaines d’activités s’amenuisent, sûrement grâce à la montée en compétence des multipotentialistes. Le nombre des potentiels concurrents se multiplie et s’étends à des nouveaux entrants. La barrière d’entrée commence à s’élever. On attend d’une startup qu’elle investisse les deux premières années sans obtenir de revenus, elle construit sa communauté.

On connait bien maintenant les modèles freemium qui permettent à une application de se faire connaître avant de récupérer un bénéfice. Le modèle économique des entreprises est remis en question par le web. A l’heure du gratuit sur internet, les entreprises doivent se reposer la question de leur valeur monétisable.

Les modèles d’entreprise et leurs organisations

On ne pense plus en terme de boîte, de tour de marbre dans laquelle on protège l’information. Maintenant, l’entreprise est plutôt un rassemblement d’acteurs autour d’un projet. Les plateformes de mise en relation sont peut-être les nouveaux modèles d’entreprise. Nous ne sommes plus dans une usine qui réceptionne de la matière première, la transforme et la distribue au client.

Les nouveaux modèles d’entreprise sont maintenant plutôt des sites de mise en relation où le fournisseur devient client. Par exemple chez Hopwork, on chouchoutte les freelances qui s’inscrivent pour proposer leurs services et on les accompagne pour bien remplir leur profil. Il n’est plus sous-traitant, mais partenaire stratégique.

D’où l’importance de mettre la gestion d’une communauté dans les priorités de la création d’entreprise. La plateforme dépend entièrement de la communauté qui l’utilise. Plus il y a d’utilisateurs qui se servent de Blablacar pour trouver un covoiturage, et plus y il aura d’offres. Plus il y a d’autres et plus le service et performant.

C’est ainsi que la plateforme obtient un quasi-monopole. Sa présence sur le marché dépend entièrement de l’implication de sa communauté. Ainsi, on ne raisonne plus en fonction des biens possédés, mais on se concentre sur la qualité et la fréquence des relations avec l’écosystème.

Le digital transforme le management

Les partenaires d’une plateforme deviennent des acteurs primordiaux pour le bon fonctionnement de l’entreprise. Les chauffeurs d’Uber et les propriétaires d’Airbnb ont intérêt à être heureux de travailler avec la plateforme, pour la pérennité de celle ci. Même si la relation salariale disparaît, la plateforme pourrait avoir envie de traiter les chauffeurs comme tels.

A mon avis, cette hypothèse n’est pas très pérenne. Dans l’intérêt de tous, la plateforme a tout intérêt à traiter ses partenaires avec bienveillance et respect. C’est ainsi qu’à mon avis on tend vers l’économie intuitive, une économie bienveillante et pleine de sens.

Les algorithmes remplacent le travail de certains humains. Le nombre d’emploi peu qualifié va diminuer progressivement. Les travailleurs vont se recentrer sur leur valeur ajoutée. De plus, les compétences très humaines, empathiques ne sont pas remplaçable par les machines. Et c’est tant mieux !

J’aime l’hypothèse de la journée de 4h. En automatisant ce qui n’a pas de réelle valeur, nous travaillerons moins mais pour des tâches qui ont plus de sens. Le rapport au travail évolue. La recherche de sens dans son métier est une constante qui émerge de la classe moyenne.

Pour résumer les nouveaux modèles d’entreprise

En conclusion, nous nous dirigeons vers une économie plus rapide, où la communauté et la bienveillance sont des piliers fondamentaux. La production et la technologie sont out-sourcées. Le rapport au salariat modifié. Les barrières entres les domaines d’activité bougent, voire disparaissent. C’est le plus malin, le plus rapide et le plus respectueux qui obtiendra la première place. Et finalement, arriver en premier lui garantit une énorme part du marché.

 

Pour terminer, vous trouverez ci-joint le passionnant podcast de Elisabeth Grosdhomme-Lulin, experte en prospective et innovation. Elle expose les conséquences possibles de la révolution numérique sur l’organisation des entreprises, leur stratégie et l’évolution des ressources humaines.

Est-ce la fin du capitalisme ? Signaux, limites et alternatives possibles

fin du capitalisme

On le pressent comme une évidence. La fin du capitalisme semble arrivée à son terme. Après en avoir cultivé les fruits, nous avons découvert ses limites. Aujourd’hui nous sommes à la recherche d’un nouveau modèle, plus en phase avec notre niveau de conscience.

« Les forêts précèdent les hommes, les déserts les suivent. »  Chateaubriand

L’origine du capitalisme

Au départ, les idées fondatrice du capitalismes sont intéressantes. Elles sont basées sur la propriété privé, l’entreprise privé et l’accumulation de richesse. La mise en pratique d’un tel système a permis à notre société de sortir de la féodalité pour acquérir la propriété. Nous sommes entrés dans l’ère de l’individualisme. La personne ne se voit plus comme serviteur féodal, mais comme un individu à par entière capable d’exister sur un plan d’égalité face à d’autres individus. Le capitalisme a réellement transformé notre société, la façon dont nous échangeons, produisons et consommons les biens et services. Nous sommes entrés dans une phrase de grande croissance économique.

Apparition des limites

Lorsque l’on surexploite un domaine, on arrive toujours à en toucher ses limites. Prenez Excel par exemple, c’est un logiciel fantastique qui nous permet de réaliser des merveilles. Mais si l’on met tous les processus de l’entreprise à la sauce Excel, on va bien finir par trouver une limite et ressentir le besoin de passer à un outil plus puissant. C’est la même chose avec le capitalisme.

Là où le capitalisme fait ressortir ses limites, c’est dans les marchés financiers. Deux idées qui étaient initialement bienveillantes comme la création de richesse par la propriété privé et la possibilité de réaliser des prêts financiers. Avec le temps, la morale a quitté la bourse pour aboutir à un système où la propriété des actions est complètement décorrélée du travail produisant la valeur. Le directeur général cherche à fidéliser ses salariés, ses clients et ses fournisseurs en travaillant sur une qualité à long terme. Tandis que les actionnaires ont une visibilité à court terme et on besoin de rentabilité rapide pour revendre les actions avant que le cours ne baisse. Nous avons là deux forces qui travaillent en sens inverse. C’est l’origine des conflits internes et des incohérences du système.

Fort heureusement, seul les très grandes entreprises sont concernées. Malheureusement, c’est l’image de tout le capitalisme qui en paye les conséquences.

En fait, le capitalisme utile est le capitalisme social et familial. C’est le capitalisme enraciné dans le capital du dirigeant de la petite PME. Dans une petite échelle, il reste très intéressant. Ainsi, une surproduction cette année peut être épargnée, stockée sous forme de richesse pour l’utiliser à d’autres fins, ou en prévention.

Quels sont les signes de la fin du capitalisme ?

Par exemple, on parle ici d’un capital que ne s’accumule plus. Un autre exemple est la relation que nous avons à la propriété qui évolue avec l’économie collaborative. Nous avons aussi l’automatisation grâce à l’avancée technologique qui va permettre un bouleversement social sur le marché du travail. Et finalement l’opensource et les imprimantes 3D qui changent complètement la donne sur l’acquisition ses richesse, leur utilisateur, recyclage, et fabrication. En conséquence, tout est en train de se réinventer.

Et après la fin du capitalisme ?

Finalement, nous pouvons nous estimer heureux d’avoir connus cette période de croissance. Elle a été très riche en enseignements. Mais admettons le, la fin du capitalisme est bien là. Les écologistes et philosophes nous avertissent sur les limites du système.

« Celui qui croit qu’une croissance infinie peut continuer indéfiniment dans un monde fini est un fou ou un économiste. » Kenneth Boulding

Aujourd’hui, nous sommes à la recherche d’un nouveau modèle sur lequel construire notre économie. Un modèle plus éthique, plus agile, plus adapté à notre niveau de conscience actuel, qui fort heureusement à évolué ces derniers siècles. En conclusion, c’est pour toutes ces raisons que nous parlerons ici d’économie intuitive : une interprétation personnelle de ce grand changement économique.