Comment le digital change les modèles d’entreprise ?

modèles d'entreprise

Le numérique est maintenant bien présent au sein de l’entreprise.  Il transforme les modèles d’entreprise d’une façon extrêmement rapide. Nous pouvons parfois nous sentir un peu désorienté par la vitesse de cette évolution. Pour commencer, nous verrons en quoi les stratégies évoluent. Nous continuerons avec l’étude des organisations. Et pour finir, nous verrons comment le digital transforme le management des entreprises.

Questions que posent les nouveaux modèles d’entreprise

Faut-il encore enseigner l’écriture manuscrite à l’école ? Que signifient les nouveaux titres professionnels ? Chief Happiness Officer et Digital Evangelist envahissent les nouveaux organigrammes.

Dans mon ancien job, le titre écrit sur ma carte de visite était « Customer Lover ». Enfin, plus précisément « Customer ❤ » … avec un coeur. Je fais donc peut-être partie de cette nouvelle entreprise naissante, basée sur une culture de la Silicon Valley. Cette culture où l’on n’a plus besoin d’un titre de noblesse dans le titre de son emploi pour montrer qu’on l’a plus grande que le voisin.

Finie l’époque des directeurs, cadres, senior 2, et autres responsables. On ne se concentre plus sur le grade mais sur la fonction du travailleur, sur sa valeur ajoutée.

Dans le podcast ci-dessous, on évoque l’idée de ne plus enseigner l’écriture manuscrite à l’école comme c’est le cas en Finlande depuis 2016. Je vous avoue que moi aussi, j’ai eu un premier étant de rébellion en moi, une résistance au changement automatique.

Mais soyons objectifs, qui sait encore faire des divisions à la main de nos jours ? Qui sait encore faire de la calligraphie à l’encre et la plume ? Demain, l’enfant qui ne saura pas écrire en code Htlm n’aura aucun avenir professionnel. Déléguer des calculs à la machine, la calculatrice par exemple, nous a permis d’aller plus loin que nos grands-parents au même âge.

De plus, la technologie nous fait gagner du temps, et nous permet d’approfondir un sujet. Nous découvrons et intégrons en quelques heures un théorème, une formule mathématique qui a demandé une vie entière de travail à son inventeur.

En outre, l’automatisation pose beaucoup de questions sur les savoirs de bases. Quels sont les connaissances qui sont réellement importantes pour la structure de la société ? Devons nous encore apprendre à conduire des voitures, autobus, camions, train ? Est-ce vraiment utile d’apprendre les langues étrangères à l’ère du Google Translate ?

Le digital change les stratégies des entreprises

Avec l’arrivée des startups sur le marché, on observe une réelle accélération de la croissance des entreprises. Avec l’explosion du web, la spéculation est très importante sur les idées innovantes, en particulier celles liées aux réseaux sociaux.

On observe également une porosité des marchés. Dans le podcast Elisabeth cite IBM qui a gagné un appel d’offre à Malte sur la distribution d’eau, alors que ce n’est pas du tout son coeur de métier. Là ce qui est important c’est de mettre une technologie existante à disposition d’un nouveau marché, pour un nouvel usage.

Il n’y a pas d’innovation technologique mais l’entrée d’un géant des logiciels sur le marché de l’eau est bien une innovation permettant de réduire les coûts de 5 fois. Apple recrute dans la mode. Uber qui ne connaissait rien aux taxis révolutionne le marché du transport individuel. Airbnb fait trembler les grandes chaines de l’hôtellerie sans posséder un seul établissement.

En conclusion, les frontières entre les domaines d’activités s’amenuisent, sûrement grâce à la montée en compétence des multipotentialistes. Le nombre des potentiels concurrents se multiplie et s’étends à des nouveaux entrants. La barrière d’entrée commence à s’élever. On attend d’une startup qu’elle investisse les deux premières années sans obtenir de revenus, elle construit sa communauté.

On connait bien maintenant les modèles freemium qui permettent à une application de se faire connaître avant de récupérer un bénéfice. Le modèle économique des entreprises est remis en question par le web. A l’heure du gratuit sur internet, les entreprises doivent se reposer la question de leur valeur monétisable.

Les modèles d’entreprise et leurs organisations

On ne pense plus en terme de boîte, de tour de marbre dans laquelle on protège l’information. Maintenant, l’entreprise est plutôt un rassemblement d’acteurs autour d’un projet. Les plateformes de mise en relation sont peut-être les nouveaux modèles d’entreprise. Nous ne sommes plus dans une usine qui réceptionne de la matière première, la transforme et la distribue au client.

Les nouveaux modèles d’entreprise sont maintenant plutôt des sites de mise en relation où le fournisseur devient client. Par exemple chez Hopwork, on chouchoutte les freelances qui s’inscrivent pour proposer leurs services et on les accompagne pour bien remplir leur profil. Il n’est plus sous-traitant, mais partenaire stratégique.

D’où l’importance de mettre la gestion d’une communauté dans les priorités de la création d’entreprise. La plateforme dépend entièrement de la communauté qui l’utilise. Plus il y a d’utilisateurs qui se servent de Blablacar pour trouver un covoiturage, et plus y il aura d’offres. Plus il y a d’autres et plus le service et performant.

C’est ainsi que la plateforme obtient un quasi-monopole. Sa présence sur le marché dépend entièrement de l’implication de sa communauté. Ainsi, on ne raisonne plus en fonction des biens possédés, mais on se concentre sur la qualité et la fréquence des relations avec l’écosystème.

Le digital transforme le management

Les partenaires d’une plateforme deviennent des acteurs primordiaux pour le bon fonctionnement de l’entreprise. Les chauffeurs d’Uber et les propriétaires d’Airbnb ont intérêt à être heureux de travailler avec la plateforme, pour la pérennité de celle ci. Même si la relation salariale disparaît, la plateforme pourrait avoir envie de traiter les chauffeurs comme tels.

A mon avis, cette hypothèse n’est pas très pérenne. Dans l’intérêt de tous, la plateforme a tout intérêt à traiter ses partenaires avec bienveillance et respect. C’est ainsi qu’à mon avis on tend vers l’économie intuitive, une économie bienveillante et pleine de sens.

Les algorithmes remplacent le travail de certains humains. Le nombre d’emploi peu qualifié va diminuer progressivement. Les travailleurs vont se recentrer sur leur valeur ajoutée. De plus, les compétences très humaines, empathiques ne sont pas remplaçable par les machines. Et c’est tant mieux !

J’aime l’hypothèse de la journée de 4h. En automatisant ce qui n’a pas de réelle valeur, nous travaillerons moins mais pour des tâches qui ont plus de sens. Le rapport au travail évolue. La recherche de sens dans son métier est une constante qui émerge de la classe moyenne.

Pour résumer les nouveaux modèles d’entreprise

En conclusion, nous nous dirigeons vers une économie plus rapide, où la communauté et la bienveillance sont des piliers fondamentaux. La production et la technologie sont out-sourcées. Le rapport au salariat modifié. Les barrières entres les domaines d’activité bougent, voire disparaissent. C’est le plus malin, le plus rapide et le plus respectueux qui obtiendra la première place. Et finalement, arriver en premier lui garantit une énorme part du marché.

 

Pour terminer, vous trouverez ci-joint le passionnant podcast de Elisabeth Grosdhomme-Lulin, experte en prospective et innovation. Elle expose les conséquences possibles de la révolution numérique sur l’organisation des entreprises, leur stratégie et l’évolution des ressources humaines.

La pensée du nouveau monde d’après Audrey Cansot

la pensée du nouveau monde

Nos habitudes et nos croyances évoluent tous les jours. Les comportements de la société sont en pleine mutation. Nous voyons bien que nous prenons un grand virage. Nous ne savons simplement pas comment définir et nommer ce grand changement. Plusieurs penseurs sont à l’oeuvre pour tenter de modéliser cette pensée du nouveau monde. Ce qui est absolument extraordinaire, c’est de constater que cette tendance est présente dans un nombre de domaine extrêmement varié. On en parle dans la technologie, la science, l’économie, le développement personnel, la spiritualité, l’écologie, la consommation, le travail …

Pour commencer, les récentes découvertes en matière de physique quantique remettent en questions les paradigmes sur lesquels nous nous sommes construit. Jusqu’à présent nous avions opposé la pensée religieuse de la pensée scientifique. Et si finalement elle se rejoignaient pour expliquer la même réalité ? La pensée du nouveau monde est révolutionnaire car elle remet en question toutes les histoires sur lesquelles sont fondées nos civilisations. Les légendes sont à réécrire.

Audrey Cansot est une auteur, scénariste bloggeuse. Elle publie des tutoriels du nouveau monde. Cette chercheuse étudie les tendances émergentes et met en forme des modes d’emploi pour démocratiser ce changement. Elle modélise cette pensée du nouveau monde sur son blog. Ici elle est interviewé par la Télé du Grand Changement. Pour elle il est l’heure d’allier les moyens financiers aux idées du nouveau monde. Nous devons passer à l’action aussi dans l’entrepreneuriat pour mettre en forme ces idées, cette pensée du nouveau monde.

Les grandes lignes de la pensée du nouveau monde

  • Un monde basée sur l’énergie d’amour et de bienveillance.
  • Les pensées créent notre réalité. L’attention est créatrice.
  • L’intuition nous guide. Nous collaborons avec l’invisible. La connaissance est en nous.
  • Nous lâchons des mémoires et nous libérons de mécanismes, d’habitudes.
  • L’authenticité devient une évidence, on s’aligne avec soi même. On éprouve même des difficultés à jouer un rôle.
  • Nous sommes bien plus que ce qui est visible.
  • Je fais le ménage en moi, et la réalité autours de moi se remet en harmonie. Travailler sur moi même a un impact sur mon monde.
  • Le niveau énergétique de la planète est en ascension. Et cela a un impact sur la conscience globale.

 

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7 conseils pour éviter le brown out

éviter le brown out

De plus en plus de travailleurs ont l’impression que leur métier est inutile. Ils tombent dans cette fameuse crise de sens qu’est le brown out. Alors voici 5 conseils pour vous éviter le brown out et vivre une vie épanouie au travail.

1- Faites une pause

Prenez le temps de vous arrêter de temps en temps. Sans téléphone, sans musique, sans notification, sans livre même. Prenez le temps de fermer les yeux et d’écouter ce qui se passe en vous. Autorisez-vous à exister, au moins pour vous même.

2- Développer son intuition

Ecouter plus souvent son intuition nous aide à suivre une voie qui est bonne pour nous. En écoutant nos pressentiments on évite de se mettre dans une situation qui nous causera du tort. L’intuition nous guide vers un chemin qui nous aide à exprimer notre meilleur potentiel. C’est la voie de la bienveillance.

3- Surfer sur la vague

Il suffit de se laisser guider par les signes que nous envoie notre intuition. Ce sens interne qui nous permet de sentir en nous si une décision va nous porter de beaux fruits. La vague c’est ce flux d’énergie qui nous porte. En fait c’est comme un courant d’eau qui ne demande qu’à nous transporter vers notre destination. Nous n’avons qu’à nous laisser faire. Les signes indiquent la direction à suivre … le sens de la vie.

4- S’armer de courage

Prendre le courage de suivre les signes. Ce n’est pas tout d’avoir une bonne lecture de notre intuition. Encore faut-il passer à l’action et mettre en place ce qui nous est conseillé par notre guide intérieur.

5- Lâcher prise

Parfois on se fatigue à vouloir changer des choses sur lesquelles nous n’avons aucun pouvoir. Evitons de lutter contre la terre entière sur des aspects qui nous dépassent et sur lesquels nous avons aucune emprise. Concentrons nous sur notre périmètre d’action. Agissons peu mais bien.

6- Aller à l’essentiel

S’entrainer à voir le positif, en particulier les aspects sur lesquels nous avons une emprise et qui vont dans la direction de nos valeurs personnelles. Investissons du temps et de l’énergie là où nous avons une valeur.

7- Envisager un switch

S’il est trop tard pour éviter le brown out et que vous vous sentez déjà largement endommagé par ce syndrome. Et si en plus vous ne vous sentez plus capable de remonter la pente dans votre poste actuel. Alors là, vous pourriez envisager de switcher. Oui vous avez bien compris, de changer de métier. Envisagez une reconversion professionnelle.

Posez-vous les questions qui vont bien pour éviter le brown out:

  • Quelle est ma mission de vie ?
  • Quels sont mes talents ?
  • Qu’est-ce qui est le plus important pour  moi dans un travail ?
  • Comment puis-je contribuer à ce monde ?

Pratiquer le Yoga en entreprise

yoga en entreprise

Le Yoga en entreprise est un bon moyen de réduire les risques psychosociaux comme l’absentéisme, démotivation, maladies ou burnout. C’est la raison qui pousse certaines Direction des Ressources Humaines ou CE à financer des cours pour les salariés. Cette pratique ne remplace pas un bon management mais comme la méditation athée, elle peut améliorer la qualité de vie des salariés. En 2013 plus de 3 millions de français pratiquaient régulièrement le Yoga. La courbe de croissance du nombre de Yogis est exponentielle.

Les trois piliers du Yoga en entreprise ou ailleurs sont :

  • La respiration. Il est important de bien respirer pour bien alimenter le corps et la tête. Le Yoga propose des exercices de respirations en fin de séance ou pendant les postures.
  • Les Asanas, les postures que réalisent les Yogis en bougeant leur corps. Découvrez des enchaînement sur une application mobile de Yoga.
  • La concentration. Elle est nécessaire pour réaliser les postures et fluidifier la respiration durant la pratique. Plus on pratique le Yoga et plus on développe sa concentration au quotidien, et donc en entreprise !

Les principaux bénéfices du Yoga en entreprise :

  • Cela apporte une détente physique qui a des conséquences directes sur le plan mental.
  • Le Yoga permet de se sentir moins stressé. On libère les tentions mentales à travers les asanas. Ca y est, vous commencer à comprendre le jargon zen.
  • Ensuite, cette pratique nous permet de nous sentir plus à l’aise dans notre corps. On gagne en confiance en nous, et c’est toujours bon pour les affaires.
  • Nous recentrons notre attention sur notre respiration. Une bonne respiration permet de garder son calme, et de ne pas se laisser envahir pas le stress, les émotions et les imprévus.
  • S’ajoute à cela, la prise de recul. On devient observateur de notre vie en entreprise, de nos réactions. Nous prenons conscience de la situation dans laquelle nous nous trouvons et nous pouvons ainsi devenir maître de cette situation.
  • Finalement, sur le plan émotionnel, le Yoga permet de relativiser. On a le choix de continuer à vivre une émotion ou de choisir de la transmuter. Par la prise de recul nous observons nos réactions. La nouvelle posture à adopter devient évidente quand on prend le temps de s’observer soir même.

En conclusion, 10 minutes de Yoga en entreprise tous les matins suffirait à en tirer des bénéfices dès les premières semaines. Alors qu’est-ce que vous attendez pour essayer ?

Les 10 symptômes du Brown out

les 10 symptômes du brown out

Le brown out est ce nouveau syndrome qui touche les travailleurs en quête de sens dans leur travail. Quels sont les symptômes du brown out ? Voici 10 signes alarmants pour reconnaître cette crise de mal être :

  1. Pour commencer, vous ne vous sentez plus stimulé par votre travail. Vous travaillez sans relâche sans pour autant en trouver aucun plaisir, ni satisfaction personnelle. Il ne semble plus exister aucun intérêt pour les tâches à réaliser. Et vous vous sentez désengagé vis à vis de votre mission professionnelle.
  2. Ensuite, la liste des tâches à faire ne désemplit pas. La to-do list est toujours remplie comme un flux continue. On se sent emprisonné dans ce mécanisme.
  3. Vous êtes victime de votre carrière. Vous ne maitrisez plus les décisions importantes vous concernant.
  4. Minimum syndical. Vous faites du présentéïsme en réunion, prenez au minimum la parole. Vous évitez de vous faire remarquer car vous voyez ces réunions comme des menaces désormais.
  5. Pour continuer, vous vous organisez pour éviter au maximum les réunions. A quoi ça rime de passer ces journées en réunion ?
  6. Vous consultez vos mails en permanence, dès le réveil et avant de dormir. Vous êtes à la recherche d’un message qui vous rendrait utile, de quelqu’un qui aurai besoin de vous. Et vous procrastinez toutes les tâches qui n’entrent pas dans cette catégorie.
  7. Votre santé en prend un coup. Mauvaise alimentation, sommeil troublé. Vous ne vous souvenez plus de la dernière fois que vous avez fait du sport.
  8. Votre humeur est à couper au couteau. Le sens de l’humour a disparu. Vous êtes limite agressif avec toute personne daignant vous adresser la parole.
  9. La vie perso en prend un coup. Après une horrible journée de boulot vous vous affalez sur le canapé devant la télé. Vous n’avez plus envie de discuter en famille. Vous ne voyez plus vos amis. Pour leur dire quoi ? Que tout va mal ?
  10. Et finalement, le dernier des symptômes du brown out est la relation au patron. La confiance relationnelle a disparût. Aujourd’hui vous avez peur de ses réactions et ne savait jamais à quoi vous en tenir.

En conclusion les solutions

Donc si vous vous retrouvez dans ce profil, ne vous inquiétez pas. Il existe des solutions et vous n’êtes pas le seul dans ce cas là. Vous êtes maintenant prêt à vous demander quel est le sens de votre vie, et partir en quête de votre mission de vie. Finalement, il existe aussi une école pour apprendre à donner un sens à son travail.

Brown out : La recherche de sens dans son métier

brown out

Le brown out. En terme d’épanouissement au travail, c’est le mot qui aura marqué l’année 2016. Le brown out est ce syndrome psychologique présent en particulier chez les cadres moyens. Des métiers de plus en plus associés à des bullshit job. Les victimes de ce syndrome sentent que leur travail n’a pas de sens, qu’il n’est plus aligné avec leurs valeurs. Pris dans un étaux de pression entre une direction qui resserre les budgets et une production qui doit être de plus en plus efficiente. Ils ne savent plus où se mettre. Ils ne savent plus quel rôle jouer dans l’entreprise pour aider l’entreprise. Et ils se voient même faire des choses qui sont contraires à leur éthique, car « ils n’ont pas vraiment le choix ».

L’absurdité du travail

Il arrive un moment où le salarié se demande à quoi bon en permanence. Il commence par se demander « A quoi bon préparer ce dossier si personne ne le liera ? », puis il se dit « A quoi bon aller à cette réunion, si personne ne s’écoute » et finalement un jour il finira par se demander « A quoi bon travailler, pour payer des factures que je n’ai pas le temps d’apprécier ? ».

Tout autours de lui semble absurde. Le salarié se sent inutile et impuissant. Il a l’impression de lutter en vain contre une structure plus grande que lui et bien trop lourde. Finalement, il arrive à l’épuisement professionnel. Le brown out peut ainsi mener à un burn out. Dans les deux cas, ce travailleur n’est pas dans les conditions psychologiques adaptées pour produire un travail de qualité et faire avancer son entreprise.

Le bonheur au travail

On penses souvent à Google et à ces autres entreprises ludiques avec un babyfoot et une séance de massage par semaine pour chaque salarié. Oui cela peut aider à déstresser dans une certaine mesure. Mais ces techniques ne seraient-elles pas utilisée pour faire oublier leur malêtre aux salariés sans pour autant leur donne l’opportunité de se pencher sur le fond de la question ?

Qu’est-ce qui nous rend plus heureux ? Travailler dans des bureaux ludiques et colorés ? Sentir que l’on est utile pour une cause qui nous est chère ? Le cadre de la Défense est-il plus heureux que l’éboueur ?

Et si le manager devenait intuitif ?

managers intuitif

L’intuition toque à la porte de l’entreprise, elle souhaite entrer. Ouvrez-lui !
Elle vient aider le manager intuitif à prendre les bonnes décisions dans le monde de l’entreprise chaotique.

L’intuition nous invite d’abord à regarder les choses sous un autre angle en prenant de la distance. Les dirigeants se partagent discrètement ce secret, mais entre eux il savent bien que l’intuition aide à piloter le navire à travers la marrée de décision à prendre pour bien diriger. La méthode intuitive fonctionne mieux que les méthodes rationnelles dans des domaines comme les études de marché.

Astuces pour devenir un manager intuitif

Suite à un entretien d’embauche, un rendez-vous important, on peut se connecter à notre intuition pour savoir si c’est une bonne décision de suivre cette collaboration. Pour savoir si on sens cette collaboration, on se met à l’écoute de notre ressentit. Ce n’est pas exactement une émotion comme la joie et la colère.

Pour Isabelle Fontaine, auteur du livre « Développer votre intuition pour prendre de meilleures décisions » : L’intuition est la capacité de capter une information de façon non conventionnelle (qui passe par les 5 sens). Aussi, l’intuition passe par nos sens intérieurs, une image intérieur, ou un ressentit physique intérieur.

En fait ce qui est compliqué aujourd’hui en entreprise c’est que nous sommes bombardés d’information extérieure, on a du mal à faire le silence. Nous avons besoin de silence en nous et autour de nous pour pouvoir être à l’écoute de notre intuition. Le manager intuitif prend le temps de faire des pauses, de sortir prendre l’air quelques minutes sans son téléphone portable.

Finalement, un manager intuitif est une personne à l’écoute de lui même, et de ses collaborateurs. Il prend des décisions avec bienveillance et sans se connecter à ses émotions telles que la peur ou la colère. Pour faire un bon choix finalement il ne faut pas travailler plus dur que le voisin. Il suffit simplement de prendre le temps d’être à l’écoute de son intuition et d’avoir le courage de la suivre.

« Trop d’information tue l’intuition »

Qu’est-ce que l’intuition ?

l'intuition feminine

L’intuition est le sixième sens. C’est un moyen de recevoir de l’information instantanément. Etymologiquement, le mot vient du latin intuitio qui signifie « acte de voir d’un seul coup d’œil ». Il y a une notion d’instantanéité. Comme c’est un sens c’est également un moyen que nous avons pour recevoir des informations. C’est un récepteur qui n’est pas associé aux 5 sens car il n’a pas vraiment d’organe dédié comme l’oreille pour l’ouïe.

Mais si on devait associer un organe physique à ce sixième sens, je propose que ce soit le coeur et non pas la tête. Car même si l’intuition prend la forme d’idées, c’est en ouvrant son coeur (au sens figuré bien sûr) que l’on reçoit les messages.

On parle d’intuition féminine car les femmes sont réputées pour être plus sensible et sûrement plus à l’écoute des signes. Elles savent également donner toute sa place à un ressentit physique et l’interpréter. C’est de là que vient leur sagesse que l’on appelle l’intuition féminine. Peut-être est-ce parce que la société les autorises plus que les hommes à se connecter à leur sensibilité, ou hypersensibilité émotionnelle ?

Combien de fois avez-vous entendu une femme dire « Non je ne le sens pas ce truc » et puis le projet s’est finalement avéré désastreux ?

albert einstein intuition mental

Pour Isabelle Fontaine, l’intuition est le plus court chemin vers le bonheur. Et je veux bien la croire. Notre intuition nous livre des messages nous donnant des instructions assez incongrues. Si l’on prend le courage de suivre ces directives, on se retrouve avec de belles surprises. Comme cette fois où j’ai eu l’idée de faire un détour de 10 min en rentrant à pied après le travail et j’ai trouvé un tabouret abandonné, exactement ce dont j’avais besoin !

Pour Albert Einstein, comme pour Steve Jobs le mental intuitif est un don qui nous relie au sacré, à une conscience élevée. Alors que le mental rationnel, celui qui nous permet d’analyser et de peser le pour et le contre devrait être utilisé comme un outil pour nous servir. Hélas nous avons parfois tendance à laisser trop de place à la raison et nous en devenons esclave.

 

l'intuition

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Comment fonctionne l’intuition ?

Le mental rationnel construit une démonstration à partir d’informations passées qu’il a collecté grâce aux cinq ou six sens qu’il utilise (l’ouïe, l’odorat, le goût, le toucher, la vue et l’intuition).

Une décision prise par le mental rationnel est basée sur le passé mais ne prend pas en compte les changements invisibles qui ont eu lien entre temps. La capacité de calcul de notre mental a des limites et nous ne pouvons pas contrôler les choix des autres.

Alors que l’intuition est un sens qui se connecte au présent et reçoit les informations sans avoir besoin de calculer. C’est pour cela que les informations peuvent surprendre parfois. Elles surprennent par leur contenu et par leur véracité. Comme tous les sens elle se travaille, s’affine et s’aiguise.

Alors j’ai une question pour vous aujourd’hui. Combien de fois avez-vous entendu votre intuition cette semaine ? Combien de fois l’avez-vous écouté et pris le courage de suivre ses conseils ? Quels en ont été les résultats ?

L’intuition et le cerveau droit

Il semblerai que les personnes hypersensibles disposant d’un cerveau droit plus développé que la moyenne soient très intuitives. Ces personnes apprennent par l’émotion qu’elles ressentent. Et elles vont visualiser des images liées à leur ressentit pour aller stocker le tout dans leur mémoire.

Le cerveau droit fonctionne par association d’idées en arborescences et non de façon linéaire. C’est ce qui rend assez incompréhensible le lien de cause à effet entre deux informations. Mais l’intuition ainsi reçue par l’inconscient est bien fiable. Vous n’avez qu’à vérifier par votre expérience.

 

Pour aller plus loin avec l’intuition dans ta vie professionnelle

 

« Le coeur a ses raisons que la raison ignore »

 

 

guide de l'économie intuitive

Est-ce la fin du capitalisme ? Signaux, limites et alternatives possibles

fin du capitalisme

On le pressent comme une évidence. La fin du capitalisme semble arrivée à son terme. Après en avoir cultivé les fruits, nous avons découvert ses limites. Aujourd’hui nous sommes à la recherche d’un nouveau modèle, plus en phase avec notre niveau de conscience.

« Les forêts précèdent les hommes, les déserts les suivent. »  Chateaubriand

L’origine du capitalisme

Au départ, les idées fondatrice du capitalismes sont intéressantes. Elles sont basées sur la propriété privé, l’entreprise privé et l’accumulation de richesse. La mise en pratique d’un tel système a permis à notre société de sortir de la féodalité pour acquérir la propriété. Nous sommes entrés dans l’ère de l’individualisme. La personne ne se voit plus comme serviteur féodal, mais comme un individu à par entière capable d’exister sur un plan d’égalité face à d’autres individus. Le capitalisme a réellement transformé notre société, la façon dont nous échangeons, produisons et consommons les biens et services. Nous sommes entrés dans une phrase de grande croissance économique.

Apparition des limites

Lorsque l’on surexploite un domaine, on arrive toujours à en toucher ses limites. Prenez Excel par exemple, c’est un logiciel fantastique qui nous permet de réaliser des merveilles. Mais si l’on met tous les processus de l’entreprise à la sauce Excel, on va bien finir par trouver une limite et ressentir le besoin de passer à un outil plus puissant. C’est la même chose avec le capitalisme.

Là où le capitalisme fait ressortir ses limites, c’est dans les marchés financiers. Deux idées qui étaient initialement bienveillantes comme la création de richesse par la propriété privé et la possibilité de réaliser des prêts financiers. Avec le temps, la morale a quitté la bourse pour aboutir à un système où la propriété des actions est complètement décorrélée du travail produisant la valeur. Le directeur général cherche à fidéliser ses salariés, ses clients et ses fournisseurs en travaillant sur une qualité à long terme. Tandis que les actionnaires ont une visibilité à court terme et on besoin de rentabilité rapide pour revendre les actions avant que le cours ne baisse. Nous avons là deux forces qui travaillent en sens inverse. C’est l’origine des conflits internes et des incohérences du système.

Fort heureusement, seul les très grandes entreprises sont concernées. Malheureusement, c’est l’image de tout le capitalisme qui en paye les conséquences.

En fait, le capitalisme utile est le capitalisme social et familial. C’est le capitalisme enraciné dans le capital du dirigeant de la petite PME. Dans une petite échelle, il reste très intéressant. Ainsi, une surproduction cette année peut être épargnée, stockée sous forme de richesse pour l’utiliser à d’autres fins, ou en prévention.

Quels sont les signes de la fin du capitalisme ?

Par exemple, on parle ici d’un capital que ne s’accumule plus. Un autre exemple est la relation que nous avons à la propriété qui évolue avec l’économie collaborative. Nous avons aussi l’automatisation grâce à l’avancée technologique qui va permettre un bouleversement social sur le marché du travail. Et finalement l’opensource et les imprimantes 3D qui changent complètement la donne sur l’acquisition ses richesse, leur utilisateur, recyclage, et fabrication. En conséquence, tout est en train de se réinventer.

Et après la fin du capitalisme ?

Finalement, nous pouvons nous estimer heureux d’avoir connus cette période de croissance. Elle a été très riche en enseignements. Mais admettons le, la fin du capitalisme est bien là. Les écologistes et philosophes nous avertissent sur les limites du système.

« Celui qui croit qu’une croissance infinie peut continuer indéfiniment dans un monde fini est un fou ou un économiste. » Kenneth Boulding

Aujourd’hui, nous sommes à la recherche d’un nouveau modèle sur lequel construire notre économie. Un modèle plus éthique, plus agile, plus adapté à notre niveau de conscience actuel, qui fort heureusement à évolué ces derniers siècles. En conclusion, c’est pour toutes ces raisons que nous parlerons ici d’économie intuitive : une interprétation personnelle de ce grand changement économique.