Mon profil Arc En Ciel et la méthode DISC

méthode disc

Bonjour à toi. J’ai récemment eu l’occasion de passer une demie journée avec une coach avec qui on a étudié mon profil ARC EN CIEL. C’est un questionnaire de personnalité basé sur la méthode DISC.

La méthode DISC prend son nom pour les mots : Dominant, Influent, Stable, Conforme.

méthode DISC

Mon but aujourd’hui n’est bien sûr pas de te former à cette méthode mais simplement de te dire qu’elle existe et qu’elle est très intéressante. Elle apporte des éléments de compréhension sur qui nous sommes et comment nous interagissons avec notre environnement. Mieux se connaître nous aide à nous aimer nous même t à mieux comprendre l’autre. C’est en ça que les tests de personnalité

La méthode DISC

C’est un graphique qui divise quatre type d’énergie dans notre comportement. Quelle est notre relation à notre environnement ? Est-ce que je vois mon environnement comme favorable ou défavorable ? Est-ce que je me sens plus fort que lui ou plus faible ?

Chacune des couleurs est associée à un type de comportement. J’explique tout ce que j’ai retenu dans cette vidéo.

Le questionnaire ARC EN CIEL

C’est une façon d’analyser les résultats après avoir passé un questionnaire avec un coach agrégé. On va en tirer un profil naturel et un profil en fonction d’une certaine situation. Il faut savoir qu’au fur et à mesure de la journée, l’intensité de nos énergies va varier. C’est également le cas quand on change d’activité professionnelle ou que l’on grandit. Un profil ARC EN CIEL n’est donc pas figé, il faut le voir comme dynamique.

méthode disc

 

La méthode DISC se rapproche pas mal des grandes lignes du MBTI. On retrouve diverses dimensions comme l’introversion / extraversion, l’intuition, l’organisation …

J’aime bien aussi cette approche du DISC autours des quatre éléments. C’est un rapprochement qui en dit long sur chaque type d’énergie et qui pourrait se rapprocher des profils Ayurvédiques.

 

Le bonheur au travail a-t-il un lien avec la motivation des salariés ?

le bonheur au travail

On rêve tous de bonheur au travail. Mais est-ce possible ou un simple utopie ? Depuis la publication du documentaire d’ARTE sur le sujet, en janvier 2015, les dirigeants ne parlent plus que de ça avec leurs consultants. C’est le nouveau sujet à la mode dans le milieu du management. Et on le comprend, qui ne serait pas séduit pas un tel concept ?

Comment appliquer le bonheur au travail ?

Beaucoup d’entreprises tentent de le mettre en place dans leur organisation. Rares sont celles qui y arrivent rapidement et complètement. Le modèle est passionnant et de plus en plus de témoignages apparaissent heureusement sur le net pour nous aider à franchir le cap.

Un cap qui n’est pas si facile à passer pour un dirigeant qui doit jouer franc jeux et adhérer à la philosophie à 300%. Il va devoir ester extrêmement constant dans son comportement afin d’arriver à finalement appliquer le bonheur au travail dans son organisation.

Au début, ses collaborateurs ne comprendront pas ce nouveau comportement et auront besoin de tester les limites pour comprendre les nouvelles règles du jeux. Finalement au bout de quelques années, ces nouvelles règles pleines de bon sens seront vues comme normales. Mais qu’est-ce vraiment ce bonheur au travail ?

Quelques exemples d’entreprises libérées en France

  • A la MAIF, les pointeuses ont disparût pour laisser place à un système plus accès sur l’épanouissement des salariés.
  • Innov-On publie régulièrement des vidéos pour partager leur façon de faire
  • Favi a publié un livre et son ancien directeur Jean-François Zobrist se déplace régulièrement pour donner des conférences
  • La biscuiterie Poult publie ouvertement sa culture d’entreprise sur son site.
  • MOM21 est un mouvement pour l’organisation et le management du 21iem siècle.

Le bonheur au travail est illégal

C’est édifiant mais c’est vrai, aujourd’hui les lois françaises interdisent le bonheur au travail. Il me semble évident que nous arrivons aujourd’hui à la limite de ce système. Nous avons besoin de sortir de ce modèle basé sur la concurrence du marché et la démocratie. Cet ancien modèle empêche la naissance du prochain modèle, basé sur le bonheur au travail comme partout, la bienveillance et la confiance.

3 types de salariés

Isaac Getz, le pape de l’entreprise libérée explique que pour lui il existe trois type de collaborateurs. Ceux qui font avancer la barque, ceux qui font semblant de la faire avancer, et ceux qui la tire en arrière.

  • 9% des salariés se sentent engagés dans leur société
  • 61% des salariés sont désengagés, ils viennent le matin pour attendre l’heure de la sortie
  • 28% des salariés sont ACTIVEMENT désengagés, et démotivent les salariés engagés.

La philosophie de l’entreprise libérée

Ce mouvement philosophique est basé sur trois croyances communes à toutes les entreprises qui se disent libérées.

  1. Les êtres humains sont dignes de confiance
  2. Certaines personnes ont des dons
  3. Chaque être humain aime être libre de ses actes

L’entreprise libérée n’est pas un modèle et ne suit pas de règles précises. Chaque organisation est unique et adapte à sa façon ces principes. La seule façon de se faire une idée du fonctionnement d’une entreprise libérée est de consulter des témoignages

 

Matthieu Ricard, le moine qui prêche l’altruisme

matthieu ricard altruisme

Matthieu Ricard est un scientifique français qui depuis plus de 50 ans s’est convertit au bouddhisme et porte actuellement la robe safran. Il est né en Savoie d’une peintre et d’un philosophe. Après être devenu docteur en génétique cellulaire, il part dans l’Himalaya. Il devient moine et interprète du Dalaï Lama. C’est sûrement cette sensibilité à la science qui l’a attiré vers cette expérience rapprochant les neurosciences et la méditation.

Neurosciences et méditation

La méditation peut être pratiquée de façon athée, sans dimension religieuse. Il serait dommage de se priver des bénéfices de la méditation simplement parce que l’on est pas croyant.

Matthieu Ricard s’est porté volontaire pour être observé lors de recherches en neurosciences sur des méditants expérimentés. Ces expériences ont prouvé que la pratique régulière de la méditation permet d’augmenter la résistance au stress, à l’anxiété et à la douleur. Cette pratique améliore également le fonctionnement du système immunitaire.

matthieu ricard

Altruisme d’après Matthieu Ricard

Matthieu Ricard n’est pas qu’un scientifique méditant. Il est également l’auteur de nombreux livres, conférencier et photographe.

Il parle souvent de sujets comme le bonheur, la compassion, l’empathie et l’altruisme. Matthieu Ricard est le porteur du concept du Zoocide qu’il dénonce notamment dans son livre « Plaidoyer pour les animaux ».  Ce moine est particulièrement sensible à la cause animale et souhaites nous accompagner vers plus de responsabilité et de conscience envers les autres formes de vies.

Moi j’apprécie particulièrement Matthieu Ricard pour son rire léger. Un bon sage est un sage qui ne se prend pas au sérieux, et pour moi il incarne complètement cette injonction. Le deuxième élément que j’admire en lui est la façon qu’il a de parler de l’altruisme et de nous expliquer comme elle est essentielle à notre bonheur.

Regarder sa conférence TED Les habitudes du bonheur pour trouver la sérénité et l’épanouissement personnel.

Quel avenir pour les managers ?

managers

Les managers ont-ils encore un avenir dans le monde de l’entreprise ? A en croire les nouveaux gourous du management comme Isaac Getz et Frédéric Laloux, on a du mal à voir la place qu’ils vont pouvoir adopter.

Bullshit jobs

C’est une nouvelle façon de décrire les métiers de cadre intermédiaires. On les décrit comme des Bullshit Job parce que l’on commence à se rendre compte que faire des tableaux de reportings hebdo que personne ne regarde est finalement inutile. Nous sommes capable d’automatiser la collecte de données, mais alors à quoi serviront ces responsables d’équipe ? Peut-être pourront-ils exercer leur métier ?

A l’origine les managers étaient là pour aider les salariés à mieux travailler, pour faire le pont entre différents départements et faire circuler l’information pour prendre de meilleures décisions. Aujourd’hui on constate qu’ils sont plutôt des freins à la communication et à la collaboration. Bien sûr pas dans 100% des cas, mais c’est hélas un schéma bien trop répandu. La société le paie cher. Oui, ce sont des hauts salaires qui sont payés pour freiner la productivité des petits salaires. Et c’est le client, l’environnement ou le bonheur au travail qui en paie les frais.

Les types de managers

Il existe plusieurs types de manager dans l’entreprise. Du super héro au tyranique, on les connait bien.  La liste est longue :

  • L’expert
  • Le super-héro
  • Le micro-manager
  • Le pervers-narcissique
  • Le harceleur
  • Le tyranique
  • L’incompétent
  • L’abscent
  • L’hystérique
  • Le fou
  • Le vaux-visionnaire

Et vous ? Quel est votre manager ? Quelle est votre relation ? Seriez-vous plus heureux sans lui ? Seriez-vous plus efficace sans lui ? Pourriez-vous vous passer de lui ?

L’avenir du manager

Le métier de manager est amené à évoluer. Il y en aura moins mais de meilleure qualité. Cette fonction, un peut comme celle de scribe et de community-manager est amenée à intégrer toutes les fonctions de l’entreprise. Qui envisagerait de postuler dans un poste sans savoir écrire ou avoir un profil sur les réseaux sociaux ? Dans quelques années, il sera normal d’avoir des compétences de management pour un poste à responsabilité.

Le poste du manager est en train de se transformer en lider. Le lider est une personne inspirante qui ne cherche pas à pousser les autres à travailler ni à les contrôler. C’est un passionné qui avance coûte que coûte et qui dit « Qui m’aime me suive ».

L’entreprise libérée

C’est un nouveau modèle d’organisation qui s’est libérée du management. L’entreprise libérée est une philosophie modélisée par Isaac Getz notamment dans son livre Liberté & Co. On part du principe que le salarié qui est sur le terrain a de meilleures idées pour optimiser le processus que le cadre qui n’est pas en situation. Et le but est de donner à ceux qui ont les bonnes idées la possibilité de les mettre en pratique.

L’entreprise libérée se base également sur la formation des salariés et la transparence des chiffres en interne. On supprime les intermédiaire et les décideurs, car ce sont des tâches qui devraient être réalisable par tous, pour tous. On parle de co-décision et de responsabilité individuelle. Chaque individu monte dans le bateau car il partage la vision du capitaine, à lui d’adapter sa façon de participer en fonction de ses envies et idées.

Deux vidéos inspirantes pour aller plus loin

Entrepreneur social, c’est quoi exactement ?

entrepreneur social

Entrepreneur social. On entend de plus en plus souvent ce terme depuis une petite dizaine d’années. Mais qu’est-ce que l’entrepreneuriat social ?

Entrepreneur social

Et bien c’est un type d’entrepreneur qui place les profits économique générés par son activité au profit d’une cause sociale. Tout simplement.

C’est une solution complémentaire à celle des ONG, vous savez les organisations non gouvernementales mais qui dépendent bien souvent des subventions distribuées par les grandes institutions, dont les gouvernements.

L’entrepreneur social est souvent inspiré par les travaux du Prix Nobel de la Paix, Mohammad Yunus, et créateur du microcrédit. C’est cet homme qui nous motive à utiliser la richesse de l’entreprise pour la mettre au service de l’humain. Et non l’inverse, qui hélas est trop courant.

Entrepreneur et intrapreneur du changement

Que l’on souhaites faire changer les choses en interne dans un grand groupe ou en créant une nouvelle structure, l’important est le résultat. Ici les deux types de profils tentent d’entreprendre un changement pour donner plus de sens et avoir un impact social à grande échelle.

Plus le modèle économique sera viable, plus l’impact sera conséquent. C’est ce que l’on appelle le social business. Une entreprise qui regarde les questions sociales et propose des solutions prenant en compte l’impact de la fabrication et de la vente de ses produits. On se rapproche là des idéaux du développement durable, avec l’avantage de les mettre en pratique concrètement dans le processus de l’entreprise.

Il est tout aussi important d’entreprendre en créant des startup, des associations et des entreprises responsables que dans les structures existantes. On sous estime souvent l’impact que pourrait avoir un salarié engagé et expérimenté dans un grand groupe. La difficulté du salarié expérimenté dans un grand groupe, c’est qu’il s’est souvent épuisé et qu’il n’est plus assez motivé pour faire bouger les choses. Mais s’il en trouvait la force, alors il se passerait de grandes choses.

Pour aller plus loin

Le 17 Avril 2017 démarre le MOOC lancé par Ticket For Change et HEC. Un programme pour découvrir l’intra ou entrepreneur social qui est en nous et monter notre propre projet. Inscrivez-vous avant ! Le contenu est super !

L’express en parle. 

Les usages sont prioritaires sur les outils

les usages

Depuis cinq ans je travaille dans la transformation digitale des entreprises. On me voit comme une experte en nouvelles technologies alors que je n’ai aucune connaissances techniques. N’est-ce pas fantastique ? Je ne sais pas écrire une ligne de code et je n’ai pas le dernier gadget à la mode. Mon secret ? Mon centre d’intérêt principal : les usages des clients. J’aime comprendre pourquoi mon interlocuteur utilise ses outils tous les jours. Sait-il qu’il en existe d’autres ?

La transformation digitale passe par les usages

Je vais pas vois refaire un dessin ici de la rapidité avec laquelle les nouvelles technologies évoluent. On le sait. Il y a de nouvelles techniques tous les jours. La question n’est plus de les découvrir ou les inventer. Il s’agit maintenant de les utiliser. C’est là que les usages entrent en jeux. Nous avons besoin à présent de connecter les inventeurs de solutions avec les personnes en ressentant le besoin. Mais avec la masse d’information, nous baignons tous dans l’ignorance.

Quand un client me demande s’il existe une solution pour résoudre leur problème, je répond toujours oui. La question n’est plus de savoir si elle existe, mais plutôt : comment s’appelle cette solution et à quel prix ? Il existe toujours une entreprise qui a expérimenté ce besoin là avant vous, et qui a développé une solution pour y répondre. A vous de vous approprier l’application existante et de l’adapter à votre usage.

Openinnovation

C’est là que l’open innovation vient jouer un rôle crucial dans notre développement. Elle fait le lien entre les technologies existantes et les usages dans les utilisateurs dans le besoin. Par exemple, Innocentive est une plateforme d’innovation qui met en contact les scientifiques et les entreprises en recherche d’une solution innovante. Cela fluidifie le marché de l’innovation. La valeur actuellement n’est plus dans la technologie, mais dans les usages que l’on en fait.

les usages du bullet journalles usages semaine bujo

Le Bullet Journal, les usages matérialisés

Pour vous donner un exemple de l’importance des usages, prenons le Bullet Journal. C’est une méthode d’organisation papier très en vogue en ce moment. Revenir au papier est un peu provocateur de la part d’une transformatrice digitale. Mais pourquoi dénigrer un outil s’il répond exactement à nos usages ?

Le Bullet Journal, c’est de la lowtech. Un simple cahier papier avec un stylo. On numérote les pages et on reporte le numéro des pages dans l’index en début de cahier. L’outil est tellement simple, qu’il permet de développer une grande créativité pour trouver l’usage qui correspond le mieux à la situation. Chaque utilisateur va adapter son cahier pour jouer le rôle d’agenda, de planificateur, liste de tâches et notes de rendez-vous. Chaque page répond au besoin d’un usage. Et l’avantage de cet outil est sa flexibilité. Chaque page blanche peut se transformer en tableur, en mindmapping, en to-do liste ou en calendrier hebdomadaire.

bullet journal

Quand on se passionne pour les usages des utilisateurs, il est fascinant de parcourir le web à la recherche de photos de bullet journal. Chaque utilisateur réinvente la page en fonction de son besoin. Dans ce cas il n’a pas besoin de passer par la main experte d’un développeur pour adapter une application web. Imaginez le bond technologique que nous vivrons quand tout le monde saura écrire le code. Chaque personne pourra adapter ses outils à son usage, et nous auront des outils hightech 100% sur mesure.

les usages du bullet journal

En conclusion, il n’est pas tant question d’outil que d’usage. L’important ce n’est pas d’avoir la meilleur application du marché, ou la moins chère. Si elle ne répond pas à notre besoin, c’est du temps et de l’argent de perdu pour tout le monde. Se poser la question de nos usages devient nécessaire dans un monde rempli d’outils à disposition.

Bon choix !

Entreprise libérée transforme le circuit de décision

entreprise libérée

Et si on parlait un peu d’entreprise libérée ? Avoir de bonnes conditions de travail, c’est important. Mais cela ne fait pas tout. Une fois que nous avons mis nos collaborateurs dans de bonnes conditions physiques de travail, il est probable que certaines idées commencent à émerger. La transformation a démarré. Nous avons besoin maintenant d’un processus de validation performant pour ne pas bloquer les idées et leur permettre de voir le jour.

Avant l’entreprise libérée : l’exaspération

Hélas aujourd’hui trop d’entreprises fonctionnent avec un système complexe de validation. Un opérateur a une idée, s’il ose la faire remonter à son supérieur, il faudra attendre la prochaine réunion avec le grand chef pour obtenir une autorisation. L’idée n’est pas défendue par la personne qui en est à l’initiative, et le projet tombe à l’eau. On peut réaliser l’opération quelques fois, ensuite le travailleur va se fatiguer de ces échecs et évitera soigneusement de proposer ses prochaines idées. Non pas pour faire du tord à l’entreprise, mais pour éviter d’être déçu à nouveau, il se protège.

Qu’est-ce que l’entreprise libérée ?

 

On parle d’entreprise libérée pour dire qu’elle est libérée de son management. C’est un sujet qu’a étudié Isaac Getz et qu’il promeut largement au sein du management français. On parle d’horizontaliser la hiérarchie, de libérer les prises de décisions et de se laisser guider par le bon sens et une vision commune.

D’après Alexandre Gérard, chez Chronoflex dans le documentaire d’Arte “Bonheur au travail”, les trois différences entre une entreprise classique et une entreprise libérée sont :

  1. L’information est détenue par les personnes créant de la valeur, et non plus par le pouvoir. C’est la démocratisation de l’information qui délivre une liberté d’action.
  2. Puisque la richesse est faite par les équipes opérationnelles, la prise de décision se fait par les personnes qui créaient de la valeur.
  3. La voix de toutes les personnes qui créaient de la richesse est supérieure à celle du propriétaire de l’entreprise.

Attention, il est très facile de croire que nous sommes dans une entreprise libéré. Sur le papier, plusieurs dirigeants vous dirons “chez nous on fonctionne déjà comme ça”. Mais en vrai, il est assez rare de réussir à réunir tous les éléments pour que la parole se délie, pour que les actes et choix soient vraiment libres. Je préfère penser que tant qu’il ne se passe pas de miracle dans l’entreprise, elle n’est pas encore totalement libérée. Ce que j’appelle un miracle, ce sont des initiatives prises par les salariés sans demander la permission, spontanément, pour le bien de l’entreprise et du client.

Le fonctionnement des entreprises libérée fait rêver bien des entrepreneurs. Pourtant la transition est longue et fastidieuse. Elle doit se faire dans la discrétion et la douceur. Heureusement plusieurs entreprise étant déjà passées par là partagent leur expérience pour faciliter le passage des prochaines. Chaque modèle est unique et dépend entièrement de la culture d’entreprise.

Les 3 populations touchées par la transformation

L’équipe de direction est celle qui prend la décision de cette transition. Après une phase d’information discrète, et de rencontres passionnantes, elle souhaite effectuer le virage. Elle sait que la période de transition sera longue et va demander un effort constant pour créer de nouveaux repères. Mais au fond d’elle, la direction espère avec soulagement ne plus être utile à l’entreprise et pouvoir la laisser vivre en autonomie.

Les managers sont ceux qui ont du mal à trouver leur place dans le nouveau système. Ils vont devoir passé du statut de privilégiés à celui de jardinier. Ils ne doivent plus demander des comptes en permanence à leurs équipes. Le manager se met maintenant au service de son équipe, comme un jardinier arrose une belle plante. Un tout autre mécanisme.

Les travailleurs se voient obtenir la confiance de leur direction. Ils étaient au bas de l’échelle, et prennent à présent une place centrale dans le circuit de la prise de décision. Certains ne le vivront pas bien, mais la grande majorité se sentira honorée de cette confiance.

 

Comment le digital change les modèles d’entreprise ?

modèles d'entreprise

Le numérique est maintenant bien présent au sein de l’entreprise.  Il transforme les modèles d’entreprise d’une façon extrêmement rapide. Nous pouvons parfois nous sentir un peu désorienté par la vitesse de cette évolution. Pour commencer, nous verrons en quoi les stratégies évoluent. Nous continuerons avec l’étude des organisations. Et pour finir, nous verrons comment le digital transforme le management des entreprises.

Questions que posent les nouveaux modèles d’entreprise

Faut-il encore enseigner l’écriture manuscrite à l’école ? Que signifient les nouveaux titres professionnels ? Chief Happiness Officer et Digital Evangelist envahissent les nouveaux organigrammes.

Dans mon ancien job, le titre écrit sur ma carte de visite était « Customer Lover ». Enfin, plus précisément « Customer ❤ » avec un coeur. Je fais donc peut-être partie de cette nouvelle entreprise naissante, basée sur une culture de la Silicon Valley. Cette culture où l’on n’a plus besoin d’un titre de noblesse dans le titre de son emploi pour montrer qu’on l’a plus grande que le voisin.

Finie l’époque des directeurs, cadres, senior 2, et autres responsables. On ne se concentre plus sur le grade mais sur la fonction du travailleur, sur sa valeur ajoutée.

Dans le podcast ci-dessous, on évoque l’idée de ne plus enseigner l’écriture manuscrite à l’école comme c’est le cas en Finlande depuis 2016. Je vous avoue que moi aussi, j’ai eu un premier étant de rébellion en moi, une résistance au changement automatique.

Mais soyons objectifs, qui sait encore faire des divisions à la main de nos jours ? Qui sait encore faire de la calligraphie à l’encre et la plume ? Demain, l’enfant qui ne saura pas écrire en code Htlm n’aura aucun avenir professionnel. Déléguer des calculs à la machine, la calculatrice par exemple, nous a permis d’aller plus loin que nos grands-parents au même âge.

De plus, la technologie nous fait gagner du temps, et nous permet d’approfondir un sujet. Nous découvrons et intégrons en quelques heures un théorème, une formule mathématique qui a demandé une vie entière de travail à son inventeur.

En outre, l’automatisation pose beaucoup de questions sur les savoirs de bases. Quels sont les connaissances qui sont réellement importantes pour la structure de la société ? Devons nous encore apprendre à conduire des voitures, autobus, camions, train ? Est-ce vraiment utile d’apprendre les langues étrangères à l’ère du Google Translate ?

Le digital change les stratégies des entreprises

Avec l’arrivée des startups sur le marché, on observe une réelle accélération de la croissance des entreprises. Avec l’explosion du web, la spéculation est très importante sur les idées innovantes, en particulier celles liées aux réseaux sociaux.

On observe également une porosité des marchés. Dans le podcast Elisabeth cite IBM qui a gagné un appel d’offre à Malte sur la distribution d’eau, alors que ce n’est pas du tout son coeur de métier. Là ce qui est important c’est de mettre une technologie existante à disposition d’un nouveau marché, pour un nouvel usage.

Il n’y a pas d’innovation technologique mais l’entrée d’un géant des logiciels sur le marché de l’eau est bien une innovation permettant de réduire les coûts de 5 fois. Apple recrute dans la mode. Uber qui ne connaissait rien aux taxis révolutionne le marché du transport individuel. Airbnb fait trembler les grandes chaines de l’hôtellerie sans posséder un seul établissement.

En conclusion, les frontières entre les domaines d’activités s’amenuisent, sûrement grâce à la montée en compétence des multipotentialistes. Le nombre des potentiels concurrents se multiplie et s’étends à des nouveaux entrants. La barrière d’entrée commence à s’élever. On attend d’une startup qu’elle investisse les deux premières années sans obtenir de revenus, elle construit sa communauté.

On connait bien maintenant les modèles freemium qui permettent à une application de se faire connaître avant de récupérer un bénéfice. Le modèle économique des entreprises est remis en question par le web. A l’heure du gratuit sur internet, les entreprises doivent se reposer la question de leur valeur monétisable.

Les modèles d’entreprise et leurs organisations

On ne pense plus en terme de boîte, de tour de marbre dans laquelle on protège l’information. Maintenant, l’entreprise est plutôt un rassemblement d’acteurs autour d’un projet. Les plateformes de mise en relation sont peut-être les nouveaux modèles d’entreprise. Nous ne sommes plus dans une usine qui réceptionne de la matière première, la transforme et la distribue au client.

Les nouveaux modèles d’entreprise sont maintenant plutôt des sites de mise en relation où le fournisseur devient client. Par exemple chez Hopwork, on chouchoutte les freelances qui s’inscrivent pour proposer leurs services et on les accompagne pour bien remplir leur profil. Il n’est plus sous-traitant, mais partenaire stratégique.

D’où l’importance de mettre la gestion d’une communauté dans les priorités de la création d’entreprise. La plateforme dépend entièrement de la communauté qui l’utilise. Plus il y a d’utilisateurs qui se servent de Blablacar pour trouver un covoiturage, et plus y il aura d’offres. Plus il y a d’autres et plus le service et performant.

C’est ainsi que la plateforme obtient un quasi-monopole. Sa présence sur le marché dépend entièrement de l’implication de sa communauté. Ainsi, on ne raisonne plus en fonction des biens possédés, mais on se concentre sur la qualité et la fréquence des relations avec l’écosystème.

Le digital transforme le management

Les partenaires d’une plateforme deviennent des acteurs primordiaux pour le bon fonctionnement de l’entreprise. Les chauffeurs d’Uber et les propriétaires d’Airbnb ont intérêt à être heureux de travailler avec la plateforme, pour la pérennité de celle ci. Même si la relation salariale disparaît, la plateforme pourrait avoir envie de traiter les chauffeurs comme tels.

A mon avis, cette hypothèse n’est pas très pérenne. Dans l’intérêt de tous, la plateforme a tout intérêt à traiter ses partenaires avec bienveillance et respect. C’est ainsi qu’à mon avis on tend vers l’économie intuitive, une économie bienveillante et pleine de sens.

Les algorithmes remplacent le travail de certains humains. Le nombre d’emploi peu qualifié va diminuer progressivement. Les travailleurs vont se recentrer sur leur valeur ajoutée. De plus, les compétences très humaines, empathiques ne sont pas remplaçable par les machines. Et c’est tant mieux !

J’aime l’hypothèse de la journée de 4h. En automatisant ce qui n’a pas de réelle valeur, nous travaillerons moins mais pour des tâches qui ont plus de sens. Le rapport au travail évolue. La recherche de sens dans son métier est une constante qui émerge de la classe moyenne.

Pour résumer les nouveaux modèles d’entreprise

En conclusion, nous nous dirigeons vers une économie plus rapide, où la communauté et la bienveillance sont des piliers fondamentaux. La production et la technologie sont out-sourcées. Le rapport au salariat modifié. Les barrières entres les domaines d’activité bougent, voire disparaissent. C’est le plus malin, le plus rapide et le plus respectueux qui obtiendra la première place. Et finalement, arriver en premier lui garantit une énorme part du marché.

 

Pour terminer, vous trouverez ci-joint le passionnant podcast de Elisabeth Grosdhomme-Lulin, experte en prospective et innovation. Elle expose les conséquences possibles de la révolution numérique sur l’organisation des entreprises, leur stratégie et l’évolution des ressources humaines.

Et si le manager devenait intuitif ?

managers intuitif

L’intuition toque à la porte de l’entreprise, elle souhaite entrer. Ouvrez-lui !
Elle vient aider le manager intuitif à prendre les bonnes décisions dans le monde de l’entreprise chaotique.

L’intuition nous invite d’abord à regarder les choses sous un autre angle en prenant de la distance. Les dirigeants se partagent discrètement ce secret, mais entre eux il savent bien que l’intuition aide à piloter le navire à travers la marrée de décision à prendre pour bien diriger. La méthode intuitive fonctionne mieux que les méthodes rationnelles dans des domaines comme les études de marché.

Astuces pour devenir un manager intuitif

Suite à un entretien d’embauche, un rendez-vous important, on peut se connecter à notre intuition pour savoir si c’est une bonne décision de suivre cette collaboration. Pour savoir si on sens cette collaboration, on se met à l’écoute de notre ressentit. Ce n’est pas exactement une émotion comme la joie et la colère.

Pour Isabelle Fontaine, auteur du livre « Développer votre intuition pour prendre de meilleures décisions » : L’intuition est la capacité de capter une information de façon non conventionnelle (qui passe par les 5 sens). Aussi, l’intuition passe par nos sens intérieurs, une image intérieur, ou un ressentit physique intérieur.

En fait ce qui est compliqué aujourd’hui en entreprise c’est que nous sommes bombardés d’information extérieure, on a du mal à faire le silence. Nous avons besoin de silence en nous et autour de nous pour pouvoir être à l’écoute de notre intuition. Le manager intuitif prend le temps de faire des pauses, de sortir prendre l’air quelques minutes sans son téléphone portable.

Finalement, un manager intuitif est une personne à l’écoute de lui même, et de ses collaborateurs. Il prend des décisions avec bienveillance et sans se connecter à ses émotions telles que la peur ou la colère. Pour faire un bon choix finalement il ne faut pas travailler plus dur que le voisin. Il suffit simplement de prendre le temps d’être à l’écoute de son intuition et d’avoir le courage de la suivre.

« Trop d’information tue l’intuition »