Apprendre à prendre sa place après ma dépression

Apprendre à prendre sa place

La volonté de prendre sa place n’est pas quelque chose de linéaire à mon avis. tout au long de notre vie, en fonction de la confiance en nous que nous avons et de notre moral, on va avoir plus ou oins envie de prendre notre place dans ce monde.

Deux vidéos Youtube

Il y a un an je publiais mes deux première vidéos sur Youtube : Je vis sans frigo et je rallume mon étincelle. La première as eu un succès fulgurant, alors que je l’utilisais comme un prétexte pour faire un premier essaie. La seconde parlais déjà plus de choses personnelles comme ma dépression et les actions que j’ai mise en place pour en sortir.

Les symptômes de la dépression

Il y a deux ans, j’étais en plein coeur de ma dépression. C’est là que les symptômes étaient le plus fort. Elle a duré plus d’un an en tout. Je suis passée par plusieurs phase :

  • Ce que je fais n’a pas de sens
  • Je pleure tous les vendredi au travail
  • A quoi bon travailler si l’on n’a pas de temps à passer avec ses amis
  • J’ai tout ce qu’il faut pour être heureuse, mais je me sens coupable de ne pas être heureuse
  • C’est honteux de se plaindre dans ma situation, je ne peux demander d’aide à personne
  • Je me sens comme un vieux vélo rouillé inutile. Je prends trop de place. Je ne sais pas où me ranger en attendant … en attendant quoi ?
  • Je n’ai pas envie de mourir, mais vivre c’est trop difficile.
  • Mais qu’elle idée de venir m’incarner sur cette foutue Terre. Hé ho, envoyez moi de l’aide là-haut !
  • Je ne suis pas digne d’être aidée.
  • Je suis de mauvaise compagnie pour les autres.

Etcetera … oui ce n’est pas beau à voir ce qui se passe dans la tête d’une personne en dépression. Dans mon cas, ça s’assimile aussi beaucoup à ce qu’on appelle la nuit noire de l’âme. Mais bon, aujourd’hui, la question n’est pas là.

Comme on peut le voir, pendant ma dépression, j’avais le sentiment de prendre trop de place. Je ne voulais pas déranger, ni être aidé ou une source de problème pour les autres. Je voulais me faire toute petite pour avoir le moins d’impact possible sur mon entourage. Je voulais disparaître ou devenir invisible.

Et je suis arrivée à Naples, la ville pour apprendre à prendre sa place

C’est dans ce contexte là que j’ai déménagé à Naples. Pas très joyeux les premiers mois. Aujourd’hui, deux ans après, je m’apprête à quitter cette ville dans une toute nouvelle démarche. J’ai besoin de respirer, d’avoir plus de place !

Aujourd’hui j’ai le sentiment d’être dans une boîte pas assez grande pour moi. j’ai besoin de changer d’endroit car ici je n’ai plus la place de rayonner toute ma lumière. Je n’arrive pas à m’exprimer totalement et partager qui je suis en toute authenticité.

Alors, qu’est-ce qui a changé pour me donner envie de trouver ma place ?

Tout d’abord, le contexte. Naples à mon avis est une excellente université pour ceux qui n’osent pas prendre leur place. Si tu ne t’imposes pas, personne ne va te laisser passer.

  • Tu dois jouer des coupes pour arriver au comptoir et obtenir un café
  • Tu dois regarder méchamment le conducteur de la voiture pour qu’il s’arrête et te laisse passer au passage piéton
  • Tu dois faire des appels de phare sur l’autoroute pour que la voiture devant toi se rabatte et te laisse doubler
  • Tu dois parler fort si tu veux acheter un ticket.
  • Tu dois te coller à la personne devant toi dans la file si tu veux pas te faire doubler par la mamie qui va acheter ses tomates.
  • Tu dois klaxoner pour passer.
  • Tu dois payer pour obtenir un mètre carré à toi sur la plage.

J’exagère à peine. Naples m’a vraiment appris à parler plus fort, à m’imposer et à ne plus me laisser marcher sur les pieds. Des valeurs assez contradictoires avec ma façon de faire très adaptative.

J’avais l’habitude de m’adapter à la situation pour que tout se passe bien. J’ai appris à imposer mon point de vue dès le début pour ne plus péter les plombs sur le long terme.

Par instinct de survie, j’ai dût apprendre à m’exprimer pour ne pas mourir écraser. Un super exercice pour m’obliger à extérioriser qui je suis, même si j’ai été très maladroite au début.

Trouver ma mission de vie

En parallèle, j’ai travaillé sur ma mission de vie et mon Pourquoi-Quoi-Comment :

J’ai mis en place des actions concrètes pour me sentir mieux dans ma vie :

  • Quitter mon job
  • Créer mon entreprise
  • Changer d’appartement
  • Inviter des amis
  • Développer ma créativité
  • Faire taire mes monstres intérieurs
  • Contacter des personnes inspirantes
  • Couper des liens avec certaines personnes

Chaque petit pas m’a conduit vers une phase d’expansion. J’ai de plus en plus besoin de partager ce qu’il y a en moi. Ca grouille d’idées et d’inspiration. Il est normal dans mon cas d’avoir besoin de changer de lieux car quand je suis arrivée, je voulais prendre le moins de place possible, ne pas déranger. Aujourd’hui j’ai besoin de m’exprimer et de me montrer.

C’est le moment de prendre sa place !

Après avoir coupé les liens avec ce qui vous tire vers le bas, on peut travailler sur qui on est. J’ai un programme de 21 jours pour trouver sa mission de vie. J’anime aussi des formations et des coaching pour aider chacun à promouvoir de son projet, prendre la parole sur les réseaux sociaux.

Alors si toi aussi tu as besoin de prendre ta place, contacte moi, ou abonne toi pour être tenu au courant de mes prochains article sur ce sujet.

Jenna Blossoms nous illumine pour trouver notre mission de vie

jenna blossoms mission de vie

Bonjour Jenna et bienvenue sur Economie Intuitive. Peux-tu m’en dire un peu sur toi ? Qui es-tu ?

Je suis Jenna, une enfant indigo, coach de l’âme consciente, spirituelle et intuitive. J’accompagne les personnes à trouver leur chemin de vie, à suivre leur cœur et à révéler leur lumière.

A ton sens, quelle est ta mission ?

Je suis ici pour permettre aux âmes conscientes de se reconnecter avec leur lumière intérieure, avec ce qu’elles sont venues faire sur Terre, avec leur capacités spirituelles.

Quelles sont tes frustrations, indignations dans cette vie ?

Ne pas se sentir à sa place, ne pas voir à quel point nous sommes des âmes lumineuses et belles, et que nous avons tous des choses fabuleuses à faire ici sur cette Terre, pour évoluer vers une conscience nouvelle.

Quel a été ton déclic ? Ce qui t’a poussé à démarrer ?

jenna blossoms
J’ai toujours eu ça en moi (comme tout le monde, nous venons sur Terre avec toutes les réponses !), mais c’est lorsque j’ai véritablement décidé d’accepter qui j’étais pleinement que j’ai compris ma mission de vie, comme une évidence.

Comment s’organise ton quotidien pour réaliser cette mission ?

 Je partage beaucoup, j’accompagne en individuel, et je canalise des messages des guides pour éclairer les personnes qui en ont besoin.

Quelles actions as-tu mise en place pour démarrer ?

J’ai suivi les conseils de mes guides ,et j’ai ouvert un blog ! Il s’est progressivement transformé en vrai site internet, puis je suis devenue autoentrepreneure et j’ai ouvert une chaîne Youtube : Jenna Blossoms

Quelles compétences utiles avais-tu avant de démarrer ?

 Une grande confiance en l’Univers, une joie intérieure, et pas mal de lâcher-prise… Les meilleures compétences selon moi ! 😉

Qu’as-tu appris en démarrant cette aventure ?

Que lorsque que l’on était sur le chemin de sa mission de vie, une joie et un enthousiasme nouveau arrivent.

Quel conseil aimerais-tu donner à une autre femme qui n’ose pas se lancer ?

Être dans sa mission est la chose la plus naturelle qui soit, car cela consiste avant tout à être soi-même. Aimez-vous, pleinement, entièrement, avec bienveillance, et faites-vous confiance. Le reste suivra.

Merci beaucoup Jenna pour ce témoignage.

On peut te retrouver sur ton blog Jenna Blossoms pour réserver une séance de coaching. Et également pour visualiser l’interview que tu as faite de moi.

Quitter les Amishs, comment sortir d’un système ?

sortir d'un systeme

Aujourd’hui nous parlerons de la difficulté de sortir d’un système. Qu’il soit communautaire, économique ou politique il peut être parfois difficile de quitter le monde dans lequel nous avons grandit, pour intégrer un monde inconnu qui nous semble plus aligné avec nos valeurs.

Qui sont les amish ?

Les Amish sont une communauté d’origine Alsacienne aujourd’hui basée en particulier en Amérique du Nord. Ils vivent à l’écart de la la société moderne, des voitures, téléphones, télévision et autres églises. C’est une communauté religieuse basée sur le travail en famille à la ferme. Ils circulent en calèches, vivent en autosuffisance et ont gardé leurs traditions et style vestimentaire depuis 1693. Ils respectent tout un tas de règles et leurs rôles sont biens définis. Chez les amish le crime n’existe pas et tout le monde partage le même avis. La différence n’est pas visible. Ils se tiennent à l’écart de ce qu’ils appellent « Le monde », et qui à leurs yeux est plein de tentation n’honorant pas Jésus.

La première règle amish est :

« Tu ne te conformeras point à ce monde qui t’entoure ».

Sortir d’un système

Cette communauté est un témoignage passionnant d’un mode de vie ancien. C’est également un exemple exceptionnel nous permettant de comprendre les difficultés que peuvent vivre les membres d’un système en quittant celui-ci. Si l’on ne s’identifie plus dans notre communauté, que l’on remet en question ses croyances, nous nous sentons poussé vers la porte de sortie.

Dans ce documentaire, ce jeune couple et ses enfants sont excommuniés car ils préfèrent les croyances de l’église évangélique de la charité au lieu de l’église amish. On observe ce genre ce situation avec une énorme difficulté pour sortir d’un système chez les témoins de Jéhovah ou les Juifs ultra-orthodoxes.

Et si nous aussi nous étions dans un endoctrinement ?

Vous êtes vous déjà posé la question ? A quel point nous avons une liberté de penser, de parler, de rencontrer des personnes différentes de nous ? Sommes nous réellement libres de nos choix de vie ? A quel point l’école, notre entourage influe sur notre façon de penser et de faire des choix ?

Et si nous voulions sortir du système, serions nous excommunié ? Comment réagirait notre entourage ?

Toutes ces questions, je me les pose souvent. Notre système économique ressemble parfois à une prison dorée. Les valeurs laïques, républicaines soit-disant égalitaires semblent souvent en décalage avec notre réalité. Mais si je décidais de pratiquer un mode de vie drastiquement différent de celui de mes proches, serais-je obligée de les quitter définitivement ?

amish sortir d un systeme

Sommes nous prêts à renoncer à nos cartes de crédit, nos téléphones portables, nos télévisions, nos frigos, nos diplômes, nos voitures, nos avions, nos salaires, nos banques, nos cinémas, nos boutiques ? Et si nos croyances entraient en collisions avec celles du monde qui nous a vu naître ? Pourrions nous tout quitter pour sortir du système et vivre dans une nouvelle communauté, loin de notre famille ?

Comment sortir de la matrice ?

sortir de la matrice

Avez-vous vu ce fameux film Matrix ? Ce film nous permet maintenant de comprendre la matrice dans laquelle nous vivons. Nous vivons dans une réalité virtuelle guidée par des règles du jeux.

L’éveil

Ce que l’on appel l’éveil, l’éveil des consciences, la prise de conscience c’est ce moment où l’on comprend que l’on est en train de jouer un rôle dans un jeux vidéo.

Qu’est-ce que la matrice ?

C’est ce système dans lequel nous vivons, nous travaillons, consommons. Nos peurs nous enferment dans la matrice. On a peur si l’on ne travaille plus, si l’on étudie pas assez ou n’achète pas assez de ne plus être accepté ou survivre dans ce monde. Peut-on vivre sans être propriétaire ? Sans avoir un job, des enfants, une voiture, un diplôme, un smartphone ?

Souhaitons nous réellement rester dans cette matrice ?

Comment en sortir ?

  1. Sortir des grandes villes et s’émanciper mentalement de votre ville de référence. Ne vous identifiez plus aux valeurs de votre ville.
  2. Accepter l’idée que le travail n’est pas une obligation. Nous sommes capables de vivre sans travailler. Nous pouvons trouver de quoi manger sans faire partie du marché du travail. Cette étape a été assez difficile à accepter pour moi, mais c’est un grand pas que j’ai réalisé il y a 11 mois.
  3. Être soi même et authentique. Oui parce qu’en fait quand on vit dans la matrice, on nous bombarde de peurs qui nous empêchent d’être nous même. On est convaincu que si l’on est nous même, on ne sera pas aimé ni accepté.
  4. Suis ta mission. Si tu réalises réellement ta mission de vie, la matrice n’aura plus d’ascendant sur toi car tu n’agis plus en fonction d’elle mais de tes envies internes.
  5. Être bien conscient de nos actes et de leurs conséquences. Pratiquer la pleine conscience et éviter les substances qui nous déconnectent (alcool, drogues, café, addictions, tabac, jeux vidéos, mal bouffe …)
  6. Rester concentrer sur ce qui se passe à l’intérieur, dans notre corps. Porter notre attention sur ce qui nous fait du bien et résonne en nous.

 

Qu’est-ce qu’une startup licorne ?

licorne

Dans le milieu des entreprises, on appelle licorne ces startup à très grand succès. Prennons par exemple Airbnb, Snapchat, Xiaomi, Uber, Pinterest, Blablacar, Dropbox … Ce sont des microentreprises du web qui sont parties de rien et ont construit un empire intergalactique en quelques années.

 

Précisons avant la définition d’une startup

Une startup est une entreprise innovante, souvent basée sur le web, qui acquiert une croissance très rapide dans ces premières années. En cette période de soit-disant crise, le milieu des startups ne connais pas de régression. L’innovation et le digital sont deux secteurs très porteurs et occupent une place de marché de plus en plus importante. En fait, je ne sais même pas si on peut parler de secteur de l‘innovation et du digital. Je penses qu’il serait plus approprié de dire que tous les secteurs sont maintenant contraints de basculer vers l’innovation digitale pour avoir une chance de survivre. Ce n’est plus une partie du marché, mais le marché entier qui est porteur de l’innovation et du numérique.

Et la licorne dans tout ça ?

La licorne est une startup particulièrement douée. C’est un animal rare et magique. Elle perce avec sa corne les plafonds de verre établis par les marchés et ouvre de nouvelles possiblités.
Cette expression inventée par Aileen Lee en 2013 caractérise principalement les startup de la Silicon Valley valorisées à plus d’un milliard de dollars. Elle choisit ce mot « Licorne », en anglais Unicorn car il renvoit à la rareté, au miracle et à la fantésie souvent présente dans le milieu des geeks qui peuplent les startups.

Une particularité de ces licornes, est le succès et l’adoption massive de la part du public. Prennons par exemple Whatsapp, Snapchat ou Instagram. Ces sociétés ont été vendues une petite fortune quelques années après leur création, et avant même d’avoir généré aucun profit. L’investisseur mise simplement sur le potentiel de la communauté d’utilisateurs.

Les principales caractéristiques d’une licorne

    • C’est une startup : Elle connait une croissance violente
    • C’est une entreprise dans le secteur de l’innovation digitale
    • Elle est valorisée plus d’un milliard de dollars
    • Elle représente un object de spéculation de la part de ces investisseurs, sans corrélation directe avec les profits qu’elle génère réellement

 

 

La barrière entre amateur et professionnel disparaît

amateur professionnel

Une autre des grandes transformations de notre siècle est la démocratisation de l’amateur. On sort de l’époque où l’expert-professionnel-qualifié était roi. Avec l’horizontalisation des pyramides hiérarchiques, dans l’entreprise et ailleurs, les experts redescendent également de leur pied d’estale. Les modèles d’entreprise se transforment.

On décomplexe

Pourquoi continue-t-on à aller à l’école et passer des diplômes coûteux alors que l’on sait parfaitement qu’ils sont inutiles ? Par inertie. On fait les choses pour faire plaisir à nos parents, parce que la société est comme ça. Parfois même parce que l’on ne sait pas qu’il est possible de trouver un emploi intéressant sans diplôme. Dans son livre « Tout le monde n’a pas eu la chance de rater ses études » Olivier Roland, un grand blogueur-entrepreneur français, explique pourquoi à son avis le système éducatif devient obsolète. Les blogueurs comme Antoine BM, Aurélien Amacker et Jean Rivière nous prouvent tous les jours qu’il est possible de gagner sa vie sur internet sans formation. Et pour pousser la provocation encore un peu plus loin, ces webentrepreneurs vivent des formations qu’ils vendent !

Les exemples d’amateurs ayant réussis se font de plus en plus courants. Prenons par exemple Alex, de la chaîne Youtube The French Guy Cooking. Après avoir travaillé dans une agence digitale, il a compris qu’il y avait quelque chose à faire sur le web. Il a donc décidé de lancer une chaîne Youtube de cuisine alors qu’il était complètement amateur. Il n’a fait aucune école de cuisine. Le fait de publier chaque semaine des vidéos autours de la cuisine française, en anglais avec son accent à couper au couteau, lui permet de montrer son expertise naissante. Son accent frenchy à croquer, c’est sa personnalité. Et le fait de partir de zéro en cuisine, d’être un amateur, au même titre que l’internaute le rend plus accessible. Aujourd’hui il vit de sa chaîne Youtube qui compte 151 700 abonnés.

J’apprécie aussi particulièrement le travail de Jamie Oliver, ce cuisinier anglais surnommé The Naked Chef (le chef nu), car il ne porte pas de toque. Jamie a l’art de décomplexer la cuisine. Il prouve en permanence que l’on peut faire de l’excellente cuisine sans être un chef, sans avoir de technique, ni de matériel et sans se prendre la tête. Il rend la cuisine accessible aux amateurs.

En outres, aujourd’hui l’information et la formation sont présents partout. On peut se former grâce à Youtube, une petite recherche Google ou un MOOC en ligne. Par exemple, c’est le cas de Julius Yégo, ce champion du monde kényan de Javelot qui s’est formé en autodidacte grâce à Youtube.

Quelques exemples d’applications démocratisant l’amateur

Commençons par Wikipedia, cette plateforme collaborative a complètement écrasé l’encyclopédie Encarta. Le logiciel d’experts de Microsoft est détrôné par un service en ligne mis à jour par des amateurs, les lecteurs-internautes. Comment rivaliser face à un service gratuit plus performant ? Impossible.

Une multitude d’autres plateformes alimentées par une armée de bras amateurs vient concurrencer des réseaux d’experts déjà en place. Citons par exemple dans les secteurs du service et des transports : Airbnb, Blablacar, Uber, Foodora, … On peut comprendre que l’ubérisation fasse râler les professionnels en place. Pour acquérir ce statut social ils ont dût investir, généralement dans une licence, un établissement, une marque ou un diplôme.

« Nos grands-parents sont pour la plupart des experts de la cuisine et des recettes traditionnelles. Nous souhaitions offrir la possibilité à ces cuisiniers amateurs de vendre leurs plats faits-maison aux étudiants et aux actifs qui n’avaient ni le temps, ni l’envie de cuisiner. » MyCookr

Le consommateur attend un produit de qualité, rapidement et à prix bas. Les plateformes en lignes permettent de déployer un réseau énorme en quelques mois sans gros investissements. En fait, elles s’appuient sur l’infrastructure existante chez chacun. Airbnb se développe en profitant des appartements déjà meublés et occasionnellement vides pour proposer des chambres à la nuit. Foodora se construit sur la population existante d’étudiants possédant un smartphone et un vélo. Pas besoin de recruter des salariés, de leur fournir un véhicule et un terminal de communication. Le réseau est là, déjà présent, attendant d’être utilisé. Ainsi, ce sont de gros investissements économisés, et qui se ressentent sur le prix de la prestation. D’où le succès fulgurant de ces applications.

Besoin d’identification Peer-to-peer

Pour terminer, le consommateur n’est pas con. Il ne veut plus avoir à faire a des grandes marques qui déboursent des tonnes de budget en marketing pour créer un besoin. On veut avoir à faire à une personne comme nous, qui sont déjà passées par là et qui peuvent nous donner un conseil. Ainsi, on donne plus de crédit aujourd’hui aux 5 étoiles publiées par un autre consommateur qu’à une assemblée obscure d’experts. Peut-être a-t-on peur de la corruption ou des conflits d’intérêts ?

En conclusion, l’économie est en pleine effervescence. Nous sommes dans une période de transformation sur tous les plans. La transformation est sociale, entrepreneuriale, économique et juridique. Elle se situe également au niveau de la formation, de l’éducation, de la certification, de la consommation. Nous entrons dans l’ère du tout est possible. Et une vague violente est en train de s’abattre sur toute institution ou profession tentant de l’en empêcher. Donc mon conseil est simple :

Surfez sur la vague au lieu de vous fatiguer à nager à contre courant.

La spiritualité est-elle en train de quitter le monde de la religion ?

la spiritualité

La spiritualité est-elle forcément liée à la religion ? Quelle différence fais-tu entre religion et spiritualité ? Une question que l’on me pose régulièrement sur les réseaux sociaux.

On observe une tendance dans le monde des religions des pays occidentaux depuis quelques dizaines d’années. L’homme a toujours besoin de faire une quête spirituelle mais elle n’est plus forcément encadrée par la religion. D’où vient ce changement ? Du fait que des personnes sont maintenant née dans des familles, dans des cultures non organisées autour de la religion comme c’était le cas précédemment.

Le besoin fondamental de comprendre les monde invisibles et les lois de la vie reste le même. C’est le moyen par lequel le chercheur en quête de sens va avancer qui évolue.

Grâce à la littérature qui se démocratise, avec tous les moyens de communication peer-to-peer, le chercheur peut accéder à des ouvrages rédigés par d’autres courants de pensées. Au par avant, seules les grandes institutions avaient la possibilité de réaliser des publications. Aujourd’hui tout le commun des mortels, les laïques, sont en mesure de publier un livre sur leurs expériences intimes.

La spiritualité aujourd’hui n’est plus nécessairement associée à une grande religion. Elle existe partout, en chaque être humain. C’est vers la spiritualité que l’on se tourne quand on est en quête de sens. Et c’est parfois en dehors d’une institution paradoxale que l’on trouve des réponses qui font sens.

La spiritualité quitte la vie catholique

Entre 1990 et 2015 le nombre de fidèle et de prêtes a été divisé par deux. Les églises sont désertées, mais on n’a jamais autant parlé de spiritualité. Le message est clair, la spiritualité a bien quitté l’enceinte de l’église.

crise spirituelle catholique

Il est clair que l’on assiste à un réel schisme entre religion et spiritualité. L’homme n’a plus besoin d’être encadré par une institution pour gérer son économie ou sa politique. Il ne désire plus appartenir à une institution religieuse pour pouvoir pratiquer sa spiritualité.

Finalement, la disparition progressive du pouvoir de la religion pose néanmoins des questions. Comment pratiquer des cultes communs quand on a pas de dogme commun ? Où se retrouver et à quelle régularité ? Autours de quoi organiser des rencontres pour alimenter la foi ? Certains besoins sont toujours là et la structure ne demande qu’à être réinventée.

Coming out spirituel

Cette semaine justement, Abdennour Bidar vient de publier une pétition sur Change.org pour encourager les chercheurs à faire leur coming out spirituel. Une drôle d’initiative relayée par le Huffington Post. Une communauté Facebook a même été créée pour soutenir le mouvement.

Qu’est-ce qu’un coming out spirituel ? C’est simplement oser dire à son entourage que l’on a une spiritualité. Vous me direz, c’est pas nouveau, tout le monde en a plus ou moins une. Mais quand on a des croyances un peu différentes de ce qu’enseignent l’école et l’église, on a parfois du mal à l’exprimer. Le coming out spirituel vient comme consolider une phase de recherche personnelle dans l’intimité pour passer sur le plan de la transmission. Et à l’époque de la religion qui se marginalise et de la spiritualité tabou, ce n’est finalement pas si évident.

coming out spirituel et la spiritualité

Si on ajoute à cela le vainqueur du Festival de San Remo, en Italie la semaine dernière, désigné par les votes des téléspectateurs, le besoin de faire son coming out spirituel se fait de plus en plus évident. Oser chanter une chanson qui s’appelle Occidental’s Karma dans le pays qui héberge le Vatican encore incroyablement puissant, c’est culotté ! On sent cette volonté chez les jeunes italiens d’exprimer une spiritualité en marge, mais bien présente. Parler de Karma, Buddha, Mantra et Namasté devient un acte de rébellion !