Dois-je faire payer mes soins ?

se faire payer

J’accompagne plusieurs personnes dans la création de leur activité, et la définition du projet professionnel qui a du sens à leur yeux. Souvent, ce sont des personnes qui souhaitent se mettre à leur compte. Et il arrive régulièrement que ce soit pour une activité de soin thérapeutique. Et là, une question revient à chaque fois : Dois-je me faire payer ? Et combien ?

La valeur que je me donne

Se faire payer est d’abord essentiel pour constater que le service que l’on apporte à l’autre a de la valeur. Quelle valeur suis-je prêt à me donner ? Est-ce que la formation que j’ai suivit, l’entrainement à ma technique, l’expérience que j’ai accumulé, le matériel et le temps que j’investis pour aider l’autre ont une valeur ?

Comment recevoir mes retours sur investissement si je ne me fais pas payer ?

Je me donne les moyens de travailler bien, qualité

En acceptant de me faire payer pour mes services, je contribue à mon épanouissement et à celui de mon activité.

Est-ce que je crois en ma technique ? Est-ce que je penses que cela bénéficierai à beaucoup e monde d’y avoir accès ?

Alors cela vaut le coup de me faire rémunérer. Car ainsi, je vais pouvoir faire de nouveaux investissements pour améliorer ou développer cette activité. J’ai besoin de moyens pour financer mon matériel, mes formations, ma communication et me faire connaître.

La confiance en soi

La contribution financière est également un moyen de développer sa confiance en soi. Se sentir en confiance est nécessaire pour un soin efficace. Quel travail réaliserai un chirurgien manquant de confiance en lui et non rémunéré ? On a besoin de personnes sûres d’elles pour guider les autres.

L’engagement du client dans son soin

L’argent est une énergie, et elle doit circuler. C’est un nombre que l’on utilise pour signifier un taux d’engagement. Combien d’heures cela me prend-il pour gagner 300 euros ? Dans combien de paires de chaussures suis-je prête à investir cet argent ?

Est-ce que une heure de soin avec cet expert valent mes 3 heures de secrétariat ? De combien d’heures de mon travail suis-je prête à investir pour résoudre ce problème ?

C’est très simple, plus un client s’investit et plus il va récolter de bénéfices de son soin. De la même façon que toi, plus tu investis de temps et d’énergie dans une formation, plus tu en récoltes les fruits. La mécanique est simple.

Nous sommes au passage entre deux mondes

passage

L’économie intuitive est un concept encore à définir. Il représente la nouvelle économie naissance, ce nouveau modèle sociétal émergeant. C’est en partant du constat que notre monde est en pleine transformation, que j’ai ressentit le besoin de mieux comprendre et définir ce virage. J’ai assisté à des conférences sur la transformation digitale des entreprises, l’histoire économique, les nouveaux modèles de management, la physique quantique, les soins énergétiques, le développement de l’intuition, les relations interpersonnelle, … C’est en faisant le lien entre toutes ces disciplines que l’on arrive à une évidence : de nouveaux paradigmes émergent.

C’est ce que beaucoup appellent la cinquième dimension. C’est ce que moi je vais appeler l’économie intuitive en opposition avec l’ancienne économie, celle du mammouth qui est resté dans la troisième dimension.

Mais où sommes nous au juste ?

Nous sommes entre les deux. Entre la 3D et la 5D. Nous sommes sur un pont qui sépare encore ces deux mondes. Ces deux économies cohabitent pour l’instant, elles sont assez proches. Nous pouvons facilement sauter de l’une à l’autre. Certains sont déjà passé sur la rive de l’économie intuitive, d’autres s’accrochent encore à leurs acquis sociaux, aux traditions, aux habitudes, à ce qu’ils connaissent. C’est bien normal. L’humain, et moi la première, est par nature réfractaire au changement. L’inconnu nous fait peur et nous avons tendance à préférer rester dans notre zone de confort, dans ce que l’on connait déjà.

Plus le temps passe et plus les deux rives s’éloignent.

Pour les premiers le plus difficile a été de construire le pont mais ils ont eu l’avantage d’avoir le temps pour le faire. Maintenant la voie est tracée, le pont est construit il ne nous reste plus qu’à suivre. Chaque jour les rives s’éloignent et il devient de plus en plus risqué d’attendre pour franchir ce pas. L’avantage des derniers à passer le pont, c’est qu’ils n’ont qu’à suivre l’exemple des premiers. Ainsi on observe que les personnes qui s’éveillent depuis 15 ans ont aujourd’hui les mêmes connaissances qu’une personne qui s’éveille depuis 3 ans. Pourquoi ? Parce que tout s’accélère et que les énergies sont différentes aujourd’hui. L’inconscient collectif est nourrit du passage des premiers. Les derniers ont beaucoup moins de questions à se poser.

le passage dans la 5D

Le sablier

Je vois ce passage comme un sablier, en trois étapes.

1) Le haut du sablier

Le haut du sablier représente l’ancienne économie, l’ancien temps. C’est une société basée sur d’anciens paradigmes et règles sociales. Notre économies était basée sur la voie du plus fort et du plus riche, celle du capital. Nous avons exploré les dimensions de l’individualisme et touché ses limites. Le temps était vu comme quelque chose de linéaire et nous étions très lié à la matérialité. Les grandes institutions basées sur une hiérarchie solide renforcée par des règlements complexes assuraient la cohésion sociale et l’ordre établit. Les énergies masculines restaient dominante, dans le foyer, au travail, au niveau du vocabulaire …

2 )Le passage par la 4D.

La quatrième dimension est celle du passage. Ce n’est pas un endroit où nous sommes sensés rester. On l’associe au chakra du coeur, à la bienveillance, à l’amour, à l’altruisme. Lorsque l’on touche les limites de la 3D, on a envie de changer le monde (ou changer de monde ?). On voudrait remettre en question l’ordre en place, établir de nouvelles règles. On cherche un sens à sa vie.

C’est là que commence un travail personnel sur nos propres peurs, nos blessures, nos mémoires, notre histoire personnelle, familiale, karmique, … On lâche prise, on laisse certaines mémoires limitantes nous quitter. Avec elles s’associe souvent un vide au niveau matériel. On se débarrasse de vieux cartons, meubles, vêtements. On se coupe les cheveux. Nos relations amicales évoluent. On se libère du superflus et retourne à l’essentiel. Et on apprend ainsi à se centrer dans le coeur, à vivre dans l’instant présent. C’est là qu’on commence à s’ouvrir à la vie, l’intuition, les mondes invisibles. On fait attention à nous et apprend à s’aimer.
Chaque grain de sable qui a construit les châteaux de sable de l’économie du mammouth va devoir passer un par un dans ce tube étroit de l’entonnoir. Lorsqu’un certain nombre de grains seront passés, pas la majorité, juste une masse critique, alors les châteaux de la 3D s’effondreront n’ayant autre choix que de passer dans l’entonnoir.

3) La construction de l’économie intuitive.

C’est l’idéal, on arrive sur un nouveau terrain de jeux, tout est à construire. On peut faire du neuf avec du vieux, à condition qu’il soit passé par l’école du coeur. Maintenant que chaque grain de sable connait les avantages et les inconvénients de l’économie du mammouth. Maintenant qu’ils ont individuellement fait un travail de nettoyage et qu’ils savent interagir avec leur coeur. Tout ce sable est disponible pour construire de nouveaux châteaux et commencer un nouveau cycle.

Qu’allons nous explorer dans le bas de ce sablier ?

Et bien voici quelques premiers symptômes. Nous avons l’économie collaborative, qui est basée sur une intention de bienveillance et de partage. Les pyramides hiérarchiques disparaissent pour laisser place à des organisations plates. Les travailleurs ne cherchent plus la protection d’un supérieur, mais se regroupent autour de projets dont ils partagent une vision commune. On parle d’économie circulaire. De nouveaux systèmes monétaires se mettent en place. Le développement durable, les énergies renouvelables, les actions sociales, l’entre-aide et la responsabilité sociale se mettent en place petit à petit.
Les nouvelles technologies qui éliminent les barrières sociales, et spatio temporelles.

Tout est à inventer.

Il y a de la place pour tout le monde. Nous avons besoin de la créativité de chacun. C’est en utilisant nos indignations dans le passé que nous trouvons la force de construire de nouvelles règles. C’est pour cela qu’il est très important maintenant d’oser parler, exprimer qui nous sommes. En étant nous même nous autorisons les autres à en faire de même. Et en agissant pour construire du mieux là où nous voyons des choses qui nous indignent, c’est comme cela que nous construisons un monde qui nous ressemble plus.

Alors, vous sentez-vous prêt à emprunter ce passage vers l’économie intuitive ?

Pour vous aider à visualiser cette économie, j’interviewe 50 femmes inspirantes qui à mon avis ont déjà fait ce switch. Si elles l’ont fait, pourquoi pas vous ?

L’économie du mammouth et de la licorne

économie du mammouth

Je démarre une nouvelle série de vidéos sur l’économie en transition de la 3D à la 5D. Mais qu’est-ce que c’est ? Je vais t’expliquer plus en détail ce que j’appelle l’économie du mammouth et celle de la licorne.

L’économie du mammouth

C’est une façon de parler de l’ancienne économie, celle qui est en voie de disparition. Même si aujourd’hui on voit encore principalement les restes de l’économie du mammouth, en fait elle est en déclin. C’est la société dans laquelle on basait l’activité économique sur la compétitivité, la concurrence, la compétition et la force. Une société principalement gouvernée par des hommes car c’est l’énergie masculine qui était dominante. L’apport de capital est un élément principal de la création d’une activité et de richesse.

Quelques exemples d’institutions du temps des mammouths c’est les grandes entreprises multinationales comme Nike, McDo, Microsoft, la SNCF, l’église, ect … Ce sont des organisations qui gèrent des millions de personnes grâce à des règles et des rôles bien définis. On connait tous aujourd’hui les travers ce ces rôles.

Crise individuelle

On arrive aujourd’hui à une crise de sens. Les salariés, les travailleurs ont besoin de donner un sens à leur vie. On cherche à exprimer notre créativité. De plus en plus de personnes se mettent à leur compter car c’est la seule façon qu’ils ont trouvé pour exprimer qui ils sont, sans les limites d’un patron.

Nouvelle économie

Dans ma série d’interview sur les 50 femmes inspirantes, je cherche justement à montrer qu’une autre économie est possible. Ces femmes sont dans la collaboration, la bienveillance. Elles osent exprimer leurs émotions, leur spiritualité, leur intimité. Ces entrepreneures font des choix avec le coeur et non pas dans la peur. Elles osent exprimer qui elles sont et utilisent tous les jours leur intuition.

Pour moi elles sont la preuve qu’il est possible de devenir la même personne au travail que dans notre vrai vie. Et elles me donnent le courage de faire ce que je fais.

Pierre Rabhi à l’origine du mouvement Colibris

pierre rabhi

Vous avez forcément entendu parlé du grand Pierre Rabhi. Cet agriculteur philosophe auteur de nombreux livres est à l’origine de la définition de l’agroécologie. Cet art de vivre en harmonie avec notre Terre mère sans l’exploiter.

L’histoire de Pierre Rabhi

Né dans le Sahara d’une famille musulmane, il a été adopté à l’age de 4 ans par une famille française catholique qui l’a éduqué. Il est arrivé finalement dans le milieu ouvrier parisien. C’est là qu’il a rencontré sa femme et qu’ils ont décidé ensemble de partir à la campagne pour se rapprocher de la nature.

Consulter ici sa biographie et filmographie, car la liste est bien longue.

« Avec l’agroécologie, on peut résoudre la faim dans le monde. »

Agroécologie

Pierre Rabhi refuse d’utiliser des pesticides et des produits chimiques pour produire des aliments. Il prône l’agriculture naturelle dans le respect de la Terre. Pour lui nous devons lui apporter tout notre respect et gratitude envers l’abondance de nourriture qu’elle nous apporte gratuitement.

« Il est temps que nous prenions conscience de notre inconscience pour percevoir l’ampleur de l’horreur ».

 

Le Mouvement des colibris

L’objectif du mouvement est de permettre aux gens de se mobiliser. Le nom vient d’une légende amérindienne qui parle d’un incendie de forêt pendant lequel le colibri tente d’éteindre le feu en prenant une goutte dans son bec. Le colibri fait sa part.

L’objectif du Mouvement des Colibris est de permettre à chacun de donner les moyens de faire leur part. Que chacun reprenne le pouvoir qu’il a et participe activement au changement de l’humanité.

Les colibris, mouvement pour la terre et l’humanisme. Voilà le joli nom de ce mouvement qui se donne pour mission d’inspirer, de relier et de soutenir les citoyens engagés vers un nouveau mode de vie.

Alors vous aussi seriez vous un colibri ? Quel changement voulez-vous voir dans notre société ?

Peut-on allier altruisme et business ?

altruisme

L’altruisme est-il compatible avec le monde de l’entreprise ? De plus en plus de publications témoignent de cette tendance de fond. Les managers transforment leur démarche pour devenir plus humanistes. Moins de chiffres et d’objectif, plus de motivation et d’encouragements. C’est la transformation du manager qui fouette en leader qui guide.

« Nous avons intérêt au succès de nos voisins, des générations suivantes, de nos clients » Jacques Attali

La nouvelle entreprise

Avant on déléguait aux ONG et grandes organisations le changement social, maintenant on a pris conscience que les choix des entreprises et des personnes qui travaillent dans leur équipe sont un facteur d’évolution de la société.

La nouvelle entreprise a pris conscience qu’en restant dans un esprit compétitif et individualiste, elle n’irai pas bien loin. Nous sommes obligé de nous intéresser au bonheur de l’autre, car c’est par lui qui passe le sentiment de complétude de notre propre bonheur. La vie ne peut-être que par l’altruisme.

On observe ces graines d’altruisme dans le commerce équitable, l’agriculture biologique, l’entreprise libérée, l’économie collaborative, le lean management et tous ces mouvements émergents.

L’entreprise altruiste.

Vous l’avez compris, nous n’avons plus le choix, nous devons faire évoluer le modèle économique dans lequel nous travaillons. L’altruisme n’est plus un choix, c’est une obligation. De la même façon que nous avions fait une révolution pour instaurer les droits de l’homme, nous allons maintenant construire une société où l’homme prend ces responsabilités envers les autres.

Pour mon bien être, j’ai tout intérêt à ce que les personnes autour de moi soient heureuses. Bien que les religions aient tentées de nous instruire comme vivre les uns avec les autres, dans la bienveillance et l’empathie, nous avions besoin de l’expérimenter par nous même. Nous avons expérimenté la liberté individuelle, ses conséquences et ses limites. Nous décidons aujourd’hui de mettre le bonheur, individuel et altruiste, au coeur de nos préoccupations.
Laisser la place à l’expression, à l’authenticité, à l’erreur.

« J’espère que vous trouverez plus votre bonheur dans l’altruisme que dans la solitude » Jacques Attali

Quel avenir pour les managers ?

managers

Les managers ont-ils encore un avenir dans le monde de l’entreprise ? A en croire les nouveaux gourous du management comme Isaac Getz et Frédéric Laloux, on a du mal à voir la place qu’ils vont pouvoir adopter.

Bullshit jobs

C’est une nouvelle façon de décrire les métiers de cadre intermédiaires. On les décrit comme des Bullshit Job parce que l’on commence à se rendre compte que faire des tableaux de reportings hebdo que personne ne regarde est finalement inutile. Nous sommes capable d’automatiser la collecte de données, mais alors à quoi serviront ces responsables d’équipe ? Peut-être pourront-ils exercer leur métier ?

A l’origine les managers étaient là pour aider les salariés à mieux travailler, pour faire le pont entre différents départements et faire circuler l’information pour prendre de meilleures décisions. Aujourd’hui on constate qu’ils sont plutôt des freins à la communication et à la collaboration. Bien sûr pas dans 100% des cas, mais c’est hélas un schéma bien trop répandu. La société le paie cher. Oui, ce sont des hauts salaires qui sont payés pour freiner la productivité des petits salaires. Et c’est le client, l’environnement ou le bonheur au travail qui en paie les frais.

Les types de managers

Il existe plusieurs types de manager dans l’entreprise. Du super héro au tyranique, on les connait bien.  La liste est longue :

  • L’expert
  • Le super-héro
  • Le micro-manager
  • Le pervers-narcissique
  • Le harceleur
  • Le tyranique
  • L’incompétent
  • L’abscent
  • L’hystérique
  • Le fou
  • Le vaux-visionnaire

Et vous ? Quel est votre manager ? Quelle est votre relation ? Seriez-vous plus heureux sans lui ? Seriez-vous plus efficace sans lui ? Pourriez-vous vous passer de lui ?

L’avenir du manager

Le métier de manager est amené à évoluer. Il y en aura moins mais de meilleure qualité. Cette fonction, un peut comme celle de scribe et de community-manager est amenée à intégrer toutes les fonctions de l’entreprise. Qui envisagerait de postuler dans un poste sans savoir écrire ou avoir un profil sur les réseaux sociaux ? Dans quelques années, il sera normal d’avoir des compétences de management pour un poste à responsabilité.

Le poste du manager est en train de se transformer en lider. Le lider est une personne inspirante qui ne cherche pas à pousser les autres à travailler ni à les contrôler. C’est un passionné qui avance coûte que coûte et qui dit « Qui m’aime me suive ».

L’entreprise libérée

C’est un nouveau modèle d’organisation qui s’est libérée du management. L’entreprise libérée est une philosophie modélisée par Isaac Getz notamment dans son livre Liberté & Co. On part du principe que le salarié qui est sur le terrain a de meilleures idées pour optimiser le processus que le cadre qui n’est pas en situation. Et le but est de donner à ceux qui ont les bonnes idées la possibilité de les mettre en pratique.

L’entreprise libérée se base également sur la formation des salariés et la transparence des chiffres en interne. On supprime les intermédiaire et les décideurs, car ce sont des tâches qui devraient être réalisable par tous, pour tous. On parle de co-décision et de responsabilité individuelle. Chaque individu monte dans le bateau car il partage la vision du capitaine, à lui d’adapter sa façon de participer en fonction de ses envies et idées.

Deux vidéos inspirantes pour aller plus loin

L’agriculture biologique n’est plus un choix, c’est une obligation

agriculture biologique

La semaine dernière je participais à un évènement autours de l’agriculture biologique et locale dans ma ville. Une petit marché de producteurs du coin qui produisent de bons produits et les vendes aux particuliers à l’occasion d’un brunch animé. Je me suis approchée du stand d’une association dont le but est d’aider les agriculteurs à faire la transition vers le bio et le biodynamique. L’agriculteur qui me parlait en dialecte était ferme

« Nous (l’humain) n’avons plus le choix. Aujourd’hui nous devons produire en bio si nous voulons manger dans les prochaines années ».

La biodiversité, la permaculture, l’agriculture biologique et biodynamique en harmonie avec les cycles lunaires, les complémentarités des plantes et des animaux et même l’agriculture quantique sont les clés d’une agriculture pérenne. Les monocultures automatisés et bombardées d’agents chimiques appauvrissent considérablement les sols.

L’agriculture familiale

Dans ce documentaire réalisé par des étudiants en ingénierie agronome, on comprend bien la différence fondamentale entre les deux types d’agricultures.

80% de l’alimentation mondiale est produite par l’agriculture familiale.

Ce sont des petites structures, souvent diversifiés qui s’adaptent facilement aux demandes du marché et vivent de façon plus pérenne si elles vendent localement.

L’agriculture capitaliste

Loin de moi l’idée de démonter le mot capitaliste à chaque article. Simplement ici on explique que l’agriculture capitalistique est basée sur l’apport de capital de départ.

Aujourd’hui, dans notre société occidentale, la réussite d’un nouvel agriculteur qui se lance ne dépend plus de son terrain ou de la qualité de ses produits mais de son coût. Plus il arrivera à baisser ses coûts, plus il pourra vendre, donc survivre sur le marché. Pour baisser les coûts de production, il faut utiliser une méthode que l’on appelle les économies d’échelle, c’est-à-dire produire en énorme quantité. Et pour produire en grande quantité, il faut une grande infrastructure, donc un apport en capital très important dès la première année. C’est ainsi que l’on observe une hausse de la barrière à l’entrée du marché agricole.

Les dégâts de l’agriculture automatisée

Je vous laisse aller vous renseigner sur les grandes sociétés commercialisant les graines comme Montsanto. En France, actuellement il est interdit de commercialiser ou d’échanger des graines ne figurant pas au catalogue officiel. Etrangement la plus part des graines du catalogue officiel sont stériles, c’est à dire que l’on ne peut pas les replanter d’une année sur l’autre. Ainsi nous sommes obligés de racheter des graines et les pesticides qui vont avec à notre fournisseur tous les ans.

Plus une agriculture est intensive et en monoculture, plus elle est menacée d’être dévastée par des épidémies. Sans parler des dégâts causés par les agents chimiques, ces étendues de plantes stériles sont d’immenses déserts de biodiversité et menacent l’écosystème (insectes, plantes sauvages et animaux locaux).

La richesse de l’agriculture biologique

L’agriculture biologique enrichie le sol et utilise des semences héritées de nos ancêtres. Ces graines sont gardées en parties d’une récolte sur l’autre pour être capable de semer l’année suivante. On maintient ainsi un patrimoine et les agriculteurs gardent une certaine autonomie tout en baissant leurs coûts de production (ici d’achat de matière première).

Ce que mon petit paysan m’expliquait est tout simplement que si nous ne nous mettons pas rapidement à la production d’une agriculture biologique, respectueuse de l’environnement et raisonnées, nos sols vont dépérir jusqu’au point où il ne sera plus possible d’y faire pousser quoi que ce soit. Si nous ne prenons pas soin de nos abeilles et autres insectes polinisateurs, nous ne seront plus en mesure de produire plusieurs variétés de fruits et légumes.

En conclusion, si vous comptez manger quelque chose dans les prochaines décennies, nous n’avez pas le choix, vous devez soutenir aujourd’hui l’agriculture locale,  paysanne, familiale, raisonnée, sans pesticides et variée.

Entrepreneur social, c’est quoi exactement ?

entrepreneur social

Entrepreneur social. On entend de plus en plus souvent ce terme depuis une petite dizaine d’années. Mais qu’est-ce que l’entrepreneuriat social ?

Entrepreneur social

Et bien c’est un type d’entrepreneur qui place les profits économique générés par son activité au profit d’une cause sociale. Tout simplement.

C’est une solution complémentaire à celle des ONG, vous savez les organisations non gouvernementales mais qui dépendent bien souvent des subventions distribuées par les grandes institutions, dont les gouvernements.

L’entrepreneur social est souvent inspiré par les travaux du Prix Nobel de la Paix, Mohammad Yunus, et créateur du microcrédit. C’est cet homme qui nous motive à utiliser la richesse de l’entreprise pour la mettre au service de l’humain. Et non l’inverse, qui hélas est trop courant.

Entrepreneur et intrapreneur du changement

Que l’on souhaites faire changer les choses en interne dans un grand groupe ou en créant une nouvelle structure, l’important est le résultat. Ici les deux types de profils tentent d’entreprendre un changement pour donner plus de sens et avoir un impact social à grande échelle.

Plus le modèle économique sera viable, plus l’impact sera conséquent. C’est ce que l’on appelle le social business. Une entreprise qui regarde les questions sociales et propose des solutions prenant en compte l’impact de la fabrication et de la vente de ses produits. On se rapproche là des idéaux du développement durable, avec l’avantage de les mettre en pratique concrètement dans le processus de l’entreprise.

Il est tout aussi important d’entreprendre en créant des startup, des associations et des entreprises responsables que dans les structures existantes. On sous estime souvent l’impact que pourrait avoir un salarié engagé et expérimenté dans un grand groupe. La difficulté du salarié expérimenté dans un grand groupe, c’est qu’il s’est souvent épuisé et qu’il n’est plus assez motivé pour faire bouger les choses. Mais s’il en trouvait la force, alors il se passerait de grandes choses.

Pour aller plus loin

Le 17 Avril 2017 démarre le MOOC lancé par Ticket For Change et HEC. Un programme pour découvrir l’intra ou entrepreneur social qui est en nous et monter notre propre projet. Inscrivez-vous avant ! Le contenu est super !

L’express en parle. 

Accepter pour transcender, finit la lutte !

accepter pour transcender

Dans l’ancienne configuration du monde, nous avions l’habitude de lutter contre les choses qui ne nous convenaient pas. Dans le nouveau monde qui est en train d’émerger, nous allons devoir prendre de nouvelles habitudes. C’est là qui va être important d’apprendre à accepter pour transcender ce qui ne nous convient pas.

L’exemple de Corinne Gouget

Cette femme a fait un travail remarquable de prise de parole concernant les additifs alimentaires et leurs conséquences désastreuses sur notre santé. Je ne peux plus manger un soupe instantanée sans penser à elle. Corinne a pris des risques et s’est exposée publiquement pour défendre sa cause. Au risque de détruire sa vie personnelle et familiale. Ce qui a finit par arriver. Ce qui m’a le plus marqué en écoutant cette militante en conférence, c’est ce sentiment de lutte. C’est une guerrière. Elle était animée par la colère, la violence intérieure. Une rage certainement justifiée quand on écoute son histoire personnelle et que l’on découvre les dégâts sanitaires de l’industrie agroalimentaire. Mais en la regardant, je ne peux m’empêcher de penser « Est-il nécessaire de porter la rage en nous pour faire bouger les choses ? » .

La colère

En effet, parfois la colère peut nous aider à passer de l’immobilité, la victimisation à l’action. Parfois elle peut être positive si on l’utilise comme un moteur. Elle permet de faire le démarrage. Mais quels sont les risques de vivre en permanence dans la colère ?
A vivre dans la rage en permanence, on risque tout simplement d’y laisser notre santé. Nos émotions et nos pensées ont un impact direct sur notre corps et les maladies qui s’y installent. Purifier son alimentation, son corps et faire du sport ne suffit plus. Nous avons maintenant besoin de faire également attention à notre alimentation émotionnelle. Pour en savoir plus, téléchargez le Grand Dictionnaire des Maladies de Jacques Martel. Ce guide répertorie chaque maladie et l’associe à une origine émotionnelle. C’est frappant tellement c’est juste !

Accepter pour transcender

Il existe parfois des choses, des situations, des réalités que l’on n’accepte pas. Alors on se met en colère et on commence à luter contre elle pour l’empêcher d’exister.
En démarrant cette lutte, on met toute notre attention sur cette chose que l’on souhaite voir disparaître. En donnant de l’attention à une chose, on la nourrit. On lui permet d’exister et de se développer.

Accepter

Alors comment faire disparaître une injustice, une abomination ? Tout simplement en l’acceptant, en l’embrassant. Comme Martin Luther King nous en a montré la voie. Ce pasteur encourageait ses fidèles à aimer leur ennemi, et se laisser frapper. Ils acceptaient une réalité et luttaient d’une façon indirecte, passive. C’est une nouvelle façon d’obtenir un changement. Et c’est peut-être la méthode la plus adaptée à notre époque. Nous n’avons plus l’âge de prendre des armes et aller conquérir les territoires des méchants envahisseurs.

Transformer

J’ai personnellement fait le choix de terminer mes études en école de commerce bien que je n’adhérait pas totalement au système que j’étudiais. Je ne supportait pas l’étiquette de capitaliste que l’on nous colle sur le visage quand on étudie l’économie et la finance. Deux matières que je n’appréciais pas plus que ça. Mais j’ai décidé de jouer le jeux, de terminer mes études coûteuses, de rembourser le prêt étudiant et de travailler dans des entreprises. Pour moi accepter le système et en faire partie est le meilleur moyen de le changer. Mon but en travaillant dans l’entreprise est de la transformer vers quelque chose de plus éthique, qui parle à mes valeurs humanistes. Il aurait été difficile de faire changer l’entreprise si je n’y avait jamais mis les pieds.

S’accepter pour se transformer soi même

On peut utiliser cette méthode d’acceptation au niveau individuel et très intime. C’est ce que nous encourage à faire Lise Bourbeau avec son guide sur les 5 blessures de l’âme. On découvre l’une de nos blessures à travers les marques de notre masque. On prend conscience de l’origine de notre blessure. On la met en lumière, on l’accepte. Et finalement petit à petit, elle va prendre de moins en moins de place. Tout simplement parce que l’on arrête de lutter contre une partie de nous. Nous apprenons à cajoler cette partie de nous et en prendre soin pour éviter de la faire souffrir.

N’attendez-plus de produire pour vendre

produire pour vendre

Souvent, nous pensons qu’en créant notre entreprise nous allons devoir produire pour vendre des biens ou des services. Et si c’était une perte de temps ? Et si cette croyance nous limitait dans nos actions ? C’est l’expérience que je réalise moi même dans la vente de mes produits et services.

Ne cherchez pas des clients pour vos produits. Cherchez des produits pour vos clients. Seth Godin

Vous me direz, ce n’est pas totalement nouveau comme concept. Et c’est bien vrai. On n’a pas attendu Seth Godin pour nous expliquer la vie. Ce qui est nouveau, c’est de l’appliquer dans de nouveaux secteurs d’activité.

La standardisation du produit simplifie la vie de tout le monde

Dans la restauration par exemple, on a toujours attendu de vendre un steak fritte avant de le mettre sur la braise. C’est l’apparition de MacDonald’s qui a renversé la donne en standardisant le menu. Mais il existe encore trop de secteurs d’activités où l’on reste persuadé que l’on doit montrer notre produit avant de pouvoir en parler, et le vendre.

Quelle est la principale différence entre le marché des smartphones Android et iOs ? L’éventail de choix. Quand on veut un iPhone, on a qu’à se demander le prix que l’on est prêt à y mettre. On sait que la qualité sera adaptée. C’est comme acheter un kilo de pomme de terre. On sait que deux catégories de pommes de terres se valent pour notre gratin dauphinois. Alors que pour le marché des smartphones Android, c’est un réel casse tête de comparer tous les modèles. Il y a tellement de critères de comparaison que même les experts s’y perdent. Je peux vous le dire, je suis moi même en phase de choix et je m’estime heureuse d’avoir des critères éliminant les trois quarts des modèles.

Trop de choix, tue le choix

On a besoin d’un produit parfait, avec les meilleurs paramètres, les caractéristiques idéales. Nous souhaitons faire confiance à son constructeur, s’il choisit un matériel ou un design, c’est qu’il y a réfléchit. Après tout, c’est lui le professionnel, pas nous. Nous sommes tellement submergés par la quantité d’information et de choix à faire que souvent nous préférons ne pas faire de choix que d’aller de l’avant. Alors pour la vente de produit, simplifions la vie de nos clients. Proposons un produit, un seul, mais un produit qui convient exactement au besoin de notre prospect. Il n’a plus qu’à dire oui ou non. C’est une décision simple.

3 techniques pour vendre avant de produire

C’est ainsi que l’on commence à voir apparaître sur le marché français les lancements orchestrés. Cette technique de vente très utilisée de nos amis américains permet de vendre en grande quantité sur une période de temps très courte. On utilise le sentiment d’urgence et de rareté pour augmenter le tarif de la prestation. Ce n’est qu’après la clôture du lancement orchestré que l’entreprise commence à produire. Les financements en poche, il est bien plus facile de produire un service de qualité que si l’on est là à se poser la question de notre viabilité financière tous les quatre matins.

Vous connaissez sûrement le crowdfunding ? C’est à peu près le même principe que pour les lancements orchestrés. Là encore il n’est pas question de produire pour vendre, mais de vendre pour produire. Cette technique là s’adresse plus à un public BtoC. On réunit une communauté de fans prêts à financer le projet. Ils payent ainsi avant la réalisation du projet. On peut voir ce type de vente pour la production d’un film, la fabrication d’un appareil photo 360°, ou le lancement d’un cahier d’exercices.

Pour vous partager d’autres techniques permettant de vendre pour produire on a également les pages de vente en ligne et les webinaires de pré-vente. Dans les deux cas, nous avons un web-entrepreneur qui conçoit un offre. Mais il arrête son travail après la rédaction d’une première page de vente. S’il obtient assez d’inscrits payants à la date fixée, alors il démarre la phase de production du contenu. Sinon, il rembourse simplement les participants car ils ne sont pas en assez grand nombre.

Evolution du modèle de production

Avant, on avait besoin de construire un atelier pour lancer l’expérimentation et la fabrication d’un produit. Une fois un stock de produits acquis, nous pouvions les déposés dans les rayons d’un magasin et attendre que les clients viennent se servir. Ou alors, on avait besoin de trouver un commercial et une cible de clients adapté au produit fabriqué. C’est seulement ensuite que venaient les phases de vente des produits. On s’affairait alors à convaincre que le produit est adapté au client. Un modèle viable certes, mais qui représente de grands risques financiers.

Avec la vision partagée par Seth Godin, nous n’avons plus besoin de produire pour vendre. Nous pouvons commencer par créer une communauté autours d’un influencer qui partage du contenu en ligne. On capitalise une liste de followers sur un blog, une chaîne Youtube, un compte Twitter, Linkedin, ou une liste de mails …Ensuite, on analyse la cible, ses caractéristiques démographiques. On fait un sondage pour comprendre les besoins de nos clients. Puis on cherche simplement des solutions pour répondre aux frustrations qu’ils ont verbalisés par le sondage. Ainsi on crée un produit qui répond à ce besoin, puis on vend le produit en le diffusant naturellement à notre réseau.

Avec cette technique, le réseau est informé de la préparation d’une offre et se sent partie prenante de sa naissance. En les impliquant dès le départ, on s’assure de leur adhésion et de leur besoin. Et cela évite l’insécurité financière que représente la production avant la vente.

produire pour vendre

En conclusion, nous avions un modèle de pensée dans lequel la fabrication physique d’un produit devait être préalable à la vente. Avec l’apparition d’internet et la fluidification des échanges nous pouvons d’ors et déjà vendre un produit avant sa conception.
Et vous ? A quel métier appliquerez-vous cette astuce ? Serez-vous le créateur d’une innovation de rupture ? Oserez-vous inverser votre habitude de produire pour vendre ?